
Taxi, coiffeur, vendeurs… à la rencontre des travailleurs de Bangkok
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Cette vidéo explore le quartier de Pracanong et ses environs à Bangkok, divisé en une partie très urbaine et une autre plus locale (Prid 2 et Prid 3). Le narrateur et Charles discutent de divers aspects de la vie locale, notamment les taxis motos, les commerces, et les changements sociaux.
Les taxis motos opèrent avec des licences spécifiques à des zones géographiques. Un chauffeur de taxi moto explique qu'il travaille depuis 7-8 ans et que son salaire est suffisant, bien qu'il ne devienne pas riche. Il mentionne que le gouvernement force désormais l'affichage des prix pour éviter les abus, ce qui est une amélioration pour les clients. Les chauffeurs ne peuvent pas prendre de clients en dehors de leur zone attitrée, ce qui est une sorte de "petit gang" où chacun respecte le territoire de l'autre. Le nombre de taxis motos par station dépend de la demande, décision prise par le manager du district. Les trajets longs posent la question du retour à vide, car ils ne sont pas autorisés à prendre un client hors de leur zone.
Une question existentielle abordée est la raison pour laquelle les taxis motos sont souvent impliqués dans les bagarres de rue. La réponse suggère qu'étant constamment dans la rue, ils sont témoins de tout et sont au cœur de l'action urbaine, agissant comme les "Batman de la Thaïlande".
Le quartier de Prid 3 a connu une transformation incroyable en deux ans, devenant un lieu animé avec de nombreux bars, notamment japonais. Cette évolution est attribuée à l'afflux croissant de Japonais qui viennent vivre et travailler dans la région. Après le travail, ces "salarymen" japonais fréquentent les bars et karaokés, dépensant beaucoup, ce qui explique l'appréciation des Thaïlandais à leur égard.
Cependant, filmer dans certaines zones, en particulier celles avec des filles, est devenu très délicat en Thaïlande. L'abus de caméras, notamment avec les lunettes connectées, a créé une psychose, rendant les femmes réticentes à être filmées par crainte que les vidéos ne deviennent virales et ne leur nuisent.
Les bus de Bangkok sont en voie de disparition, remplacés par des bus électriques, marquant la fin d'une époque pour la ville.
Le narrateur se rend chez son coiffeur habituel, un salon ouvert depuis 28 ans. Le coiffeur actuel y travaille depuis trois ans. Une discussion s'engage sur la tradition selon laquelle les salons ne coupent pas les cheveux le mercredi, jour où la famille royale se fait coiffer. Bien que cette tradition soit reconnue, ce salon reste ouvert tous les jours. Les coiffeurs touchent un salaire fixe avec des commissions basées sur le nombre de clients. Le patron décide du partage des revenus. Le narrateur apprécie la rapidité du service (environ 10 minutes pour une coupe) et le fait qu'il n'est pas nécessaire de prendre rendez-vous. Le coût d'une coupe est de 180 bahts, considéré comme abordable pour le centre-ville.
Le coiffeur explique qu'avant, il travaillait dans un bureau mais n'était pas heureux, il a donc suivi sa passion pour la coiffure. La formation dure environ un mois et demi, suivie d'une période de pratique où les étudiants coupent gratuitement les cheveux dans des universités ou écoles. Il s'avère que 30 à 40% des clients sont des étrangers.
Une difficulté rencontrée par les étrangers est la coupe de cheveux "non naturelle" où le coiffeur rase les contours des oreilles et le milieu du crâne. Le narrateur insiste toujours pour une coupe "naturelle". Il est conseillé de montrer une photo de référence pour éviter les malentendus, car la plupart des coiffeurs ne parlent pas anglais et ont tendance à affirmer qu'ils ont compris même si ce n'est pas le cas.
Plus loin dans le quartier, une femme vend des parfums qu'elle mélange elle-même "à l'instinct". Le narrateur découvre également le "Yadong", un whisky thaïlandais local et artisanal. Il y a eu un scandale il y a quelques années où des personnes sont devenues aveugles ou sont décédées après en avoir consommé, car les ingrédients et le processus de fabrication sont parfois incertains. Le Yadong est fait à partir d'herbes médicinales macérées dans de l'alcool pendant plusieurs mois, censé détendre et soulager les courbatures. Le taux d'alcool est élevé (environ 40%), mais beaucoup de sucre est ajouté pour masquer le goût fort.
Le narrateur rencontre ensuite des travailleurs laotiens, dont une femme laotienne de 30 ans avec un enfant de 8 ans, qui sont venus travailler en Thaïlande il y a sept ans. Ils expliquent qu'il y a peu de travail au Laos et les salaires y sont très bas, environ 2000-3000 bahts par mois pour un employé normal, et 5000-6000 bahts pour un diplômé universitaire. Cela explique pourquoi ils viennent en Thaïlande. Les visas sont plus faciles à obtenir pour les Laotiens en raison de la proximité et des relations amicales entre les deux pays. La langue laotienne est similaire au thaïlandais (dialecte Isan), facilitant l'intégration. La femme et son mari envoient environ 10 000 bahts par mois à leur famille au Laos.
Le narrateur et Charles notent que malgré la proximité avec le centre-ville de Bangkok, le quartier reste très local. Ils ont appris beaucoup de choses sur la culture et la vie quotidienne en Thaïlande et au Laos.