
Why the Digitization of Thailand Could Make Everything Worse?
AI Summary
Benjamin Hart, avocat américain et directeur général d'Integrity Legal à Bangkok, exprime de sérieuses préoccupations quant à la numérisation en cours en Thaïlande. Il critique notamment le secteur bancaire, où l'introduction d'un régime biométrique a rendu les opérations plus difficiles, contrairement à la période précédente. Il attribue cette évolution à une influence étrangère indue, citant le Forum Économique Mondial et l'OCDE, dont les politiques, selon lui, ajoutent des obstacles et nuisent à la liquidité et à la vélocité de l'argent, risquant de mener à la stagnation économique.
Hart illustre son propos avec des exemples concrets. Il évoque l'expérience cinématographique, où l'achat de billets est devenu compliqué, et le secteur public, où la gestion des permis de travail et des visas est rendue plus ardue par des intermédiaires privés. Il établit un parallèle avec le concept de partenariats public-privé prôné par le Forum Économique Mondial, citant Mussolini pour qualifier la fusion du pouvoir étatique et corporatif de fascisme. Bien qu'il reconnaisse l'existence de relations public-privé en Thaïlande, il distingue celles qui sont organiquement développées de celles imposées par une influence étrangère néfaste.
Il met en évidence la bureaucratisation croissante, illustrée par une caricature d'une personne âgée confrontée à une borne hors service et à l'instruction de s'inscrire en ligne et d'utiliser un smartphone pour acheter un billet de train. Hart soutient que cette numérisation excessive, loin de simplifier les choses, crée des contraintes inutiles et des emplois "bidon". Il considère que cette tendance, qui trouve ses racines dans les problèmes économiques occidentaux depuis 2008, est une forme d'entropie qui affaiblit la productivité.
Il exhorte la Thaïlande, en particulier avec son nouveau parlement, à réévaluer cette voie. Il ne préconise pas un rejet total du numérique, mais une analyse critique là où la numérisation est contre-productive. Il appelle la Thaïlande à tracer sa propre voie, distincte des modèles occidentaux qui, selon lui, ne favorisent pas la création de valeur ni une économie dynamique et innovante, afin d'éviter de reproduire les écueils du modèle occidental.