
3 Years Into My Retirement in Thailand… It’s Not Going to Plan
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Tam et Mimi partagent les évolutions de leur vie en Thaïlande. Tam, un ancien militaire, a travaillé sur sa frustration et sa colère, réalisant que ses attentes d'occidental en Thaïlande étaient souvent irréalistes. Il a appris à mieux gérer les situations en anticipant les imprévus et en acceptant que tout ne se passe pas comme prévu. Mimi confirme ce changement, notant qu'il est devenu plus calme et réfléchi.
Le Mini Mart de Mimi, ouvert il y a un an et demi, est devenu un succès. Après six mois, il était autosuffisant et n'a plus eu besoin de subventions. Plus qu'un simple commerce, il sert de centre communautaire où les enfants font leurs devoirs, apprennent l'anglais avec Mimi, et les habitants se rencontrent et partagent leurs histoires. Mimi gère entièrement l'entreprise, ce qui a permis à Tam de se détendre davantage et de ne plus être constamment à donner des ordres.
Tam admet avoir une addiction au chocolat, qu'il tente de modérer en raison de son âge (62 ans) et des préoccupations concernant le diabète et la longévité. Mimi gère les finances du Mini Mart, qui est rentable, bien que les revenus varient en fonction de la météo et des incitations gouvernementales. Les pluies, notamment, ont un impact sur la fréquentation, les Thaïlandais préférant rester chez eux.
La situation frontalière a évolué; la distance à la frontière est passée de 4 km à 6 km en un an. Des mines restent une préoccupation majeure pour l'armée thaïlandaise, et des tirs rapides sont parfois entendus depuis la ferme. Malgré cela, Tam et Mimi sont très heureux de vivre là et n'envisagent pas de déménager.
Leurs projets pour une ferme pédagogique avec des cochons et des bâtiments traditionnels ont été retardés en raison des évacuations passées. Ils prévoient désormais de construire une maison sur le terrain avec un bunker, devenant ainsi des "préparateurs à temps partiel" pour faire face à d'éventuels incidents. La construction de bunkers est devenue une tendance dans la région, souvent perçue comme une nouveauté amusante par les habitants.
Leur relation s'est renforcée. Tam est surpris par la nature décontractée de Mimi, qui ne se plaint jamais, contrairement aux femmes occidentales qui pourraient utiliser de petits reproches comme des "investissements pour l'avenir". Mimi est fière de voir Tam s'adapter à la vie thaïlandaise, devenir plus "lent" et plus "thaï", ce qui est difficile pour un Européen ayant vécu longtemps en Europe.
Concernant l'actualité et le sentiment anti-Farang, Tam estime que cela concerne principalement les zones touristiques et ne l'affecte pas personnellement dans sa communauté rurale. Il se sent accueilli, voire plus qu'avant, et trouve un grand réconfort auprès des enfants du voisinage qui les ont adoptés comme grands-parents. Mimi est d'accord avec la volonté des Thaïlandais de protéger leur terre et leur culture traditionnelle.
Tam a renouvelé son assurance santé, une décision coûteuse (environ 50 000 bahts par an) mais qui lui apporte la tranquillité d'esprit. Malgré des antécédents médicaux comme la goutte et l'hypertension, il a réussi à obtenir une couverture qui lui garantit un traitement pour des problèmes graves comme les crises cardiaques ou le cancer, même s'ils sont liés à ses conditions préexistantes.
Leur histoire est un exemple positif de vie en Thaïlande, loin des récits négatifs souvent entendus sur YouTube. Mimi est financièrement indépendante et a construit sa propre maison, une situation non conventionnelle où le Farang n'est pas celui qui finance tout.
Leur prochain grand projet est une ferme de permaculture sur un terrain d'environ 1,5 acre, à 3,5 km de leur domicile. Tam y passe environ 4 heures par jour. Il applique les principes de la permaculture : prendre soin de la terre, des gens, et générer des récoltes. Ils mangent des produits de la ferme tous les jours, n'achetant que du porc cru. Ils cultivent des mangues, des avocats, du durian, des agrumes, et du maïs soufflé. Tam élève aussi des serpents rats pour contrôler les rongeurs.
Il a construit des buttes organiques qui agissent comme des éponges, retenant l'eau pendant la saison sèche, ce qui a prouvé son efficacité lors d'une évacuation de 25 jours sans arrosage. Ils envisagent de construire leur maison et des séjours à la ferme directement sur ce terrain.
La vente de terrains dans la région est influencée par les évacuations, ce qui fait baisser les prix. Tam ne paierait pas plus de 100 000 bahts par rai. Ils prévoient d'acquérir plus de terrain à l'arrière pour créer une zone tampon boisée, mais les voisins veulent vendre des parcelles plus grandes.
Tam et Mimi expriment leur plaisir de partager leur histoire positive et leur bonheur en Thaïlande.