
Scott Galloway: AI Wasn’t Built For You. The Rich Don’t Need You Anymore!
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L'interlocuteur principal estime que les plus grandes destructions de marque au cours des 18 derniers mois sont la marque américaine à l'étranger et l'IA. Il pense que l'administration Trump sera connue pour la corruption criminelle et l'incompétence. Quant à l'IA, il se considère comme un optimiste, mais il souligne que ces technologies n'ont pas nos meilleurs intérêts à cœur. Il mentionne des citations de PDG de l'IA comme Elon Musk, qui prédit que l'IA et les robots remplaceront tous les emplois, et Sam Altman, qui suggère que la capacité intellectuelle mondiale résidera davantage dans les centres de données que chez les humains d'ici 2028. L'interlocuteur principal considère ces prédictions comme une tentative à peine voilée de justifier des valorisations folles et d'attirer des investissements massifs, plutôt que comme une réalité imminente de destruction d'emplois. Il croit que l'IA créera plus d'emplois qu'elle n'en détruira.
Il met en garde contre la perte de la capacité des jeunes à supporter le rejet, en partie à cause de l'IA et des relations "sans friction" en ligne. Une technologie plus importante en termes de changement mondial et de création de valeur actionnariale n'est pas l'IA, mais les agonistes du récepteur du GLP-1, tels qu'Ozempic.
Il constate que la perception de l'IA est directement corrélée à la richesse : les personnes gagnant plus de 200 000 $ ont une opinion positive de l'IA, la voyant comme un moteur de leurs portefeuilles et une innovation, tandis que la classe moyenne perçoit une augmentation des factures d'électricité sans accès à l'investissement dans ces entreprises. La marque de l'IA est passée de "effrayante mais optimiste" à "très effrayante et créatrice de richesse pour les plus riches".
Concernant la destruction d'emplois, il cite des données : le taux de chômage aux États-Unis est de 4,5 %, et le nombre de nouvelles entreprises par habitant a doublé en 10 ans. Il admet que certains secteurs comme le service client et le droit pourraient connaître des perturbations, mais il est convaincu qu'à moyen et long terme, l'IA créera plus d'emplois. Il donne l'exemple des radiologues : malgré les prédictions, les offres d'emploi pour les radiologues ont augmenté, car si l'IA peut scanner des images, le diagnostic et le plan de traitement restent des tâches humaines cruciales. De même, la demande de codeurs a augmenté de 11 % d'une année sur l'autre. Il serait dans l'erreur si la destruction d'emplois était durable et que les nouveaux emplois ne suivaient pas. Un taux de chômage de 20 % pourrait entraîner des troubles civils.
Il souligne que les PDG de la tech ont tendance à "catastrophiser" pour justifier des investissements massifs et des valorisations élevées. Ces entreprises ont besoin soit d'un trillion de dollars de revenus supplémentaires grâce à l'IA, soit d'une destruction massive du marché du travail pour créer des gains d'efficacité. Il trouve "odieux" que certains fondateurs d'IA "catastrophisent" juste avant de vendre une partie de leurs actions.
Il évoque l'exemple de sa propre entreprise, qui a embauché environ 220 personnes en 24 mois, des emplois bien rémunérés, tout en intégrant l'IA. Il constate que la fluidité en IA devient une compétence essentielle. Il a lui-même mis en pause des embauches de débutants car de nouvelles technologies offrent des solutions alternatives. Il conseille aux individus de se perfectionner avec l'IA, car "l'IA ne prendra pas votre emploi, mais quelqu'un qui comprend l'IA le fera".
Il pense que le marché du travail se transforme rapidement. Le taux de chômage des diplômés non universitaires est maintenant inférieur à celui des diplômés universitaires, en raison de l'essor des emplois professionnels nécessaires pour les centres de données (charpentiers, soudeurs, plombiers). Il estime que la génération actuelle est "gâtée", car à sa sortie d'université en 1992, 60 % des diplômés n'avaient pas d'emploi, contre une forte proportion d'entrepreneurs aujourd'hui, grâce à l'IA et aux levées de fonds rapides. Il est optimiste quant à la productivité accrue, mais reconnaît la nécessité de mieux former les personnes déplacées par l'IA.
Concernant les robots humanoïdes Optimus d'Elon Musk, il pense que les robots seront des compléments plutôt que des remplaçants, permettant aux chirurgiens d'être plus productifs et précis. Il considère Amazon comme son principal choix d'actions technologiques pour 2026, en raison de la convergence de l'IA et des robots industriels. Amazon prévoit de doubler son activité de détail d'ici 2032 sans embauches supplémentaires grâce aux robots. Cependant, il ne croit pas à l'idée de robots domestiques servant le thé. Il est plus préoccupé par les robots industriels armés en tant que guerriers.
Il critique la tendance des PDG à "sur-promettre et sous-livrer" pour attirer des capitaux bon marché, citant les prédictions non réalisées de Tesla sur les taxis autonomes. Il estime que l'attribut clé d'un innovateur est le "storytelling" pour justifier des valorisations extraordinaires. Il loue Starlink comme le meilleur produit technologique des dernières années, mais considère Tesla comme une excellente entreprise automobile surévaluée, qui devrait se négocier à 30 fois les bénéfices plutôt que 150. Il prédit que l'argent des investisseurs sortira de Tesla pour aller vers SpaceX lors de son introduction en bourse.
Il identifie les chauffeurs de camion longue distance et le service client comme des emplois menacés par l'IA. Dans son propre secteur, il réduit ses dépenses juridiques en utilisant l'IA pour la révision de contrats. Il met en garde contre la disparition de plusieurs emplois par une seule personne augmentée par l'IA, comme une analyste qui, grâce à l'IA, remplace cinq autres analystes.
Les compétences les plus importantes pour l'avenir, selon lui, sont le "storytelling" (la capacité à créer un récit convaincant à partir de données) et la construction de relations solides. Il insiste sur la capacité à endurer le rejet, qu'il considère comme une compétence sous-estimée que les jeunes, en particulier les hommes, sont en train de perdre à cause des relations "sans friction" en ligne. Il encourage les jeunes hommes à rechercher le "non" pour développer leur résilience.
Il critique également le "nihilisme" de certains milliardaires de la tech, qui ont des "sacs de survie" et des plans d'évasion vers des bunkers en Nouvelle-Zélande en cas de catastrophe. Il estime que ces efforts sont mal alloués et que ces individus devraient plutôt investir dans l'amélioration de la société. Il souligne que le 0,1 % le plus riche n'est plus investi dans la santé de l'Amérique car ils sont isolés des problèmes quotidiens (vols privés, soins de santé de concierge, écoles privées, sécurité privée).
Il partage une anecdote d'un PDG de l'IA qui croit qu'il y a 7 à 10 % de chances que l'IA entraîne la fin du monde, mais qu'il s'en moque, car être la personne qui a "invoqué" cette nouvelle intelligence est plus important. Il pense que les incitations à devenir "très riche" sont si fortes que les gens ignorent les conséquences négatives, comme l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescentes. Il conclut que les PDG de la tech ne sont pas là pour nous "sauver" ; leur travail est d'augmenter les profits, et c'est le rôle des citoyens d'élire des régulateurs pour mettre en place des garde-fous.
Concernant la guerre au Moyen-Orient, il pense que Trump a été convaincu par ses conseillers que sa "mission" était de pacifier la région et de "libérer" le Moyen-Orient, s'enivrant du succès de l'opération au Venezuela. Cependant, il estime que la guerre actuelle est un exemple d'excellence opérationnelle mais d'incompétence stratégique, avec un manque de coordination avec les alliés et une sous-estimation de la "théorie des jeux" de l'ennemi. Il pense que les États-Unis ont potentiellement donné à l'Iran une arme plus puissante que l'arme nucléaire en lui permettant de contrôler le détroit d'Ormuz. Il considère que cette situation a gravement endommagé la marque américaine et que l'Iran gagne la "guerre des mèmes" de l'IA. Il prédit qu'une force multinationale sera probablement nécessaire pour assurer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, en coupant les exportations de pétrole iranien pour les forcer à négocier.
Il critique la gestion de la guerre par Trump, caractérisée par des contradictions constantes et une irritation croissante face aux médias. Il trouve étrange que malgré les menaces géopolitiques, le marché boursier américain ait atteint un niveau record, ce qui, selon lui, reflète une "dissociation" des plus riches par rapport aux réalités économiques de la guerre.
Il met en garde contre la surévaluation des entreprises technologiques de l'IA et prédit une correction massive du marché boursier. Il compare l'IA à des technologies séminales comme le transport aérien, les PC ou les vaccins, qui n'ont pas permis à un petit nombre d'entreprises de capturer une valeur actionnariale massive. Il pense que le grand gagnant de l'IA pourrait être "nous" (les utilisateurs) grâce à des modèles ouverts et gratuits. Il parie que l'écosystème de l'IA sera "short" du point de vue actionnarial, mais "excellent" du point de vue des parties prenantes.
Il pense que la Chine pourrait s'engager dans un "dumping d'IA" en offrant des modèles d'IA open-source bon marché pour "mettre à genoux" l'économie américaine, dont 40 % du S&P est lié à l'IA. Si les dépenses d'investissement en IA ralentissent, les États-Unis pourraient entrer en récession.
Face à une éventuelle récession, il rappelle que sa génération n'y est pas habituée. Il estime qu'une correction des prix des actifs pourrait être "saine" pour les jeunes, car elle créerait des opportunités d'investissement à bas prix, contrairement à la génération de ses parents qui a bénéficié de sauvetages. Son conseil pour les jeunes est d'investir en eux-mêmes, d'acquérir de nouvelles compétences, de diversifier leurs investissements, de commencer à épargner tôt dans des fonds indiciels à faible coût, et de laisser le temps faire son œuvre.
Enfin, il partage sa philosophie de vie : la résilience face à l'échec, l'humilité dans le succès, et l'investissement dans les relations. Il avoue avoir été trop axé sur le travail et l'argent, réalisant plus tard l'importance des relations pour le bonheur et la longévité. Il recommande de devenir père, ce qui lui a donné un "sens" et un "objectif" qu'il n'avait jamais trouvés auparavant, soulignant que l'amour pour ses enfants est un investissement dont on ne peut jamais obtenir un retour positif, mais qui apporte un sens profond. Il insiste sur l'importance d'un partenaire compétent et de s'engager dans les intérêts de ses enfants. Il conclut en disant que le secret de l'amour est le chagrin, et que le chagrin est le signe d'avoir aimé immensément.