
Élections, crash, IA : faut-il vraiment avoir peur ?
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Bonjour à tous, Paul Finance aborde aujourd'hui deux peurs massives sur les marchés : les élections de mi-mandat et l'intelligence artificielle. Concernant les élections de mi-mandat, la panique généralisée prédit un grand crash, mais l'analyse des données objectives révèle une réalité différente. Historiquement, les marchés ont tendance à bien performer après ces élections.
Depuis 1942, sur 21 cycles électoraux, le S&P 500 a terminé en positif 15 fois un mois après les élections, 19 fois après trois mois (soit 90% du temps), et a enregistré une moyenne de +15,74% après neuf mois. Cela suggère qu'une poussée haussière est probable dans les prochains mois, contrairement aux prévisions alarmistes. Sur le très court terme, un jour après les élections, le marché a été plus haut 15 fois sur 21. Cependant, après 14 ou 21 jours, les chances sont de 50/50, indiquant une imprévisibilité à court terme. Il est donc déconseillé de prendre des décisions financières basées sur des événements politiques, souvent source de manipulation et de confusion.
L'exemple de Bitcoin, qui a corrigé de 87 000 $ à 77 000 $, ou de Google, en baisse de 30% depuis ses sommets malgré des revenus croissants grâce à l'IA, montre que les corrections peuvent être des opportunités exceptionnelles de recharger des positions. Il est fréquent que les investisseurs souhaitent acheter moins cher, mais hésitent quand les prix baissent en raison des mauvaises nouvelles et de la peur ambiante. L'histoire des marchés financiers est jalonnée d'événements de peur extrêmes tous les 3 à 6 mois, mais le S&P 500 n'a cessé de monter depuis le crash de 2008. Il est crucial de comprendre que les marchés montent toujours "le mur des inquiétudes".
Les médias et les gouvernements utilisent souvent la peur pour manipuler l'opinion publique, créant des scénarios catastrophes auxquels les gens lient leur identité. Cette identification à une opinion empêche de voir la réalité objective et pousse à vouloir prouver qu'on a raison, même face à l'évidence.
La deuxième grande peur concerne l'intelligence artificielle (IA), souvent présentée comme une menace apocalyptique pour l'humanité et les marchés. Cependant, une analyse plus approfondie montre que les défis actuels de l'IA ne sont pas liés à sa capacité destructrice, mais à des problèmes d'ordre financier et de levier.
Le premier problème est l'endettement excessif des entreprises qui financent les infrastructures d'IA, comme les centres de données. Beaucoup de petits acteurs ont contracté des dettes importantes, et les banques commencent à ralentir les prêts ou à appliquer des taux d'intérêt très élevés (10-15%), non viables pour ces petites entreprises. Cela pourrait mener à une crise de la dette à court terme, provoquant une correction. Cependant, les grandes entreprises rachèteraient probablement ces acteurs plus petits, et les gouvernements interviendraient en imprimant de l'argent, comme lors de la crise du Covid, menant à une explosion haussière à long terme.
Le deuxième problème est l'utilisation excessive de leviers par les investisseurs, surtout au sommet du marché, ce qui entraîne des liquidations massives lors des corrections. Bien que le niveau de levier n'ait jamais été aussi élevé, en raison du nombre croissant de participants, un "deleveraging" est inévitable à un moment donné (peut-être dans 2-4 ans). Cela pourrait entraîner une correction rapide, mais les gouvernements interviendraient, potentiellement en utilisant le narratif d'une cyberattaque due à l'IA pour justifier une réglementation rapide et consolider le monopole des grandes entreprises.
Malgré ces défis, l'IA est adoptée à une vitesse sans précédent, et nous ne sommes qu'au début de cette courbe d'adoption. Moins de 3% de la population mondiale a un abonnement payant à un logiciel d'IA. Les grandes entreprises comme Google, Meta, Microsoft et Amazon ont déjà dépensé toutes leurs réserves de liquidités pour investir dans l'IA et doivent maintenant recourir à l'endettement. Cependant, les revenus futurs de l'IA devraient compenser cette dette.
La peur autour de l'IA est donc temporaire. Les développements en IA s'accélèrent de manière exponentielle. Les nouveaux modèles d'IA, qui prenaient des mois à être créés, sont désormais publiés tous les 12 à 20 jours. L'idée de ralentir le développement de l'IA, avancée par certains grands acteurs comme OpenAI et Anthropic, est une stratégie pour protéger leur avance et favoriser la régulation, ce qui rendrait impossible l'émergence de nouveaux concurrents. Le pays qui dominera l'IA dominera le monde, d'où l'impossibilité d'arrêter cette course.
L'IA est le nouveau "pétrole" et son développement est inarrêtable. Les investissements massifs dans les centres de données et les GPU continuent. Cette "pornographie de la peur" autour de l'IA est une stratégie de manipulation de masse pour créer un problème et justifier une régulation.
Si une correction continue, elle offrira des opportunités incroyables dans les secteurs d'avenir liés à l'IA, comme la robotique (ex: Boston Dynamics), les médicaments, l'informatique quantique et les technologies spatiales. Les avancées permises par l'IA, notamment la simulation de développements complexes, accéléreront tout de manière exponentielle.
Nous entrons dans un monde de science-fiction. Il n'est pas temps d'avoir peur, mais plutôt de se positionner financièrement et mentalement pour les changements à venir. L'avenir est plein d'opportunités et de découvertes qui transformeront notre vie.