
Comment notre abonné le plus fidèle gère son argent
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Max, un ambulancier de 35 ans, travaille 220 heures par mois, incluant de nombreuses heures supplémentaires, pour atteindre un salaire net de 2500 €. S'il arrêtait ces heures supplémentaires, il perdrait 1000 € par mois, ramenant son revenu à 1500 € net. Son objectif est d'épargner au maximum avant que les contraintes physiques de son métier ne l'empêchent de maintenir ce rythme, qu'il estime pouvoir tenir encore une dizaine d'années.
Son patrimoine net s'élève à 109 000 €, avec un patrimoine brut de 162 000 €, incluant un emprunt de 53 000 €. Ce patrimoine est diversifié, comprenant de l'immobilier (probablement sa résidence principale acquise en indivision ou avec sa compagne), des livrets d'épargne avec des liquidités substantielles, des actions, des fonds en euros, de la crypto et d'autres investissements.
Les objectifs de Max sont multiples. Le premier palier d'indépendance financière est fixé à 150 000 € dans 20 ans, afin de ne plus être contraint de travailler autant d'heures pour maintenir son niveau de vie. Un objectif plus ambitieux est d'entrer au capital d'une société d'ambulance, une structure dont la valorisation peut varier entre 600 000 € et 1 million d'euros. Il vise également une retraite sans budget chiffré pour l'instant, mais souhaite être capable de compléter très largement sa future pension.
La stratégie d'investissement de Max est assez fragmentée. Il conserve environ 20 000 € sur ses livrets comme épargne de précaution pour son foyer et une éventuelle participation au capital d'une société d'ambulance. Il investit tout ce qui dépasse cette somme. L'épargne de précaution est judicieusement placée sur des livrets à faible risque, comme le Livret d'Épargne Populaire (LEP) qui offre un bon rendement, complété par le LDDS et le Livret A. Il atteint déjà les plafonds de ces livrets.
Son salaire de 2500 € net, incluant les heures supplémentaires, est sa base de calcul. Les "gros mois" sont considérés comme des primes ponctuelles dont une partie est investie. Il est souligné que les salaires en France n'ont pas beaucoup augmenté, tandis que les coûts de la vie ont fortement progressé. Le coût réel d'un employé pour l'employeur est significativement plus élevé que le salaire net perçu par l'employé, en raison des charges sociales élevées qui financent notamment le système de retraite par répartition et la santé. La France est championne d'Europe en matière de charges salariales, ce qui réduit considérablement le pouvoir d'achat des salariés par rapport à d'autres pays européens.
Max investit dans un stock diversifié via un CTO, un PEA, une assurance-vie, des cryptomonnaies et de l'immobilier participatif. Il privilégie les ETF à réplication physique sur son CTO, exprimant une méfiance envers les ETF synthétiques, potentiellement liée à des débats récents sur leur imposition ou leur suppression. Cependant, cette préférence le pousse à utiliser un CTO plutôt qu'un PEA, ce qui entraîne une imposition plus élevée (40% sur les plus-values) pour le CTO. Sur son PEA, il est exposé à l'Europe et au CAC 40, ce qui le sur-expose à la France et limite sa diversification géographique.
Il investit 50 € par mois dans son assurance-vie Finary Life en gestion pilotée et détient du Bitcoin, financé en partie par un programme de cashback de Trade Republic.
Concernant la cohérence de garder 20 000 € sur des livrets pour un rachat de parts incertain, une analyse de son cash-flow est effectuée. Le couple gagne 5000 € net par mois (2500 € chacun). Le taux d'investissement est de 9%, jugé relativement faible, suggérant une marge pour investir davantage. Ses dépenses sont classiques : logement (crédit immobilier jusqu'en 2040, charges), vie quotidienne (courses, essence), abonnements (sport, internet, mobile, YouTube Premium), assurances et crédit auto. Le logement représente la plus grande part de son budget. Il est noté que 20 000 € d'épargne de précaution est une somme importante, dont la probabilité d'utilisation pour le rachat de parts est incertaine.
Le marché des sociétés d'ambulance est exploré. Il existe environ 5000 sociétés en France, et 22 licences sont actuellement en vente sur un site spécialisé. Ces sociétés ont souvent un agrément sanitaire, créant une barrière à l'entrée. Les prix varient, par exemple, une société à 450 000 € avec 1 million de chiffre d'affaires. Ces entreprises sont souvent des petites structures locales et peuvent être valorisées une fois le chiffre d'affaires ou trois à six fois l'excédent brut d'exploitation. De nombreux propriétaires sont âgés et cherchent à prendre leur retraite, ce qui représente une opportunité de rachat.
Cependant, l'apport de 10 000 € que Max envisage pour le rachat d'une société de 500 000 € semble insuffisant. Les banques financent généralement entre 70% et 80% de l'acquisition, ce qui nécessiterait un apport de 150 000 € à 300 000 € pour une société valorisée à 1 million d'euros. Avec son portefeuille actuel (hors immobilier), il ne dispose pas de cet apport. Il faudrait environ 13 ans d'investissement à son rythme actuel pour accumuler un tel apport en vendant tous ses placements.
La question de l'erreur d'investir sur un CTO plutôt qu'un PEA est relativisée, car les montants sur le CTO (3000 €) sont faibles, et la plus-value actuelle est minime. Cependant, cette approche n'est pas optimale fiscalement et la multiplicité des lignes d'investissement est jugée excessive. La diversification de ses placements est complexe pour un portefeuille relativement modeste.
Pour travailler moins dans 10 ans sans baisse significative de son niveau de vie, Max devrait viser un capital permettant de générer un revenu complémentaire. Si son objectif est de compenser les 1000 € nets perdus en réduisant ses heures supplémentaires, il faudrait un capital conséquent. Avec un rendement de 4% et un capital de 150 000 € dans 10 ans, il pourrait générer environ 600 € bruts de rente mensuelle, soit environ 400 € nets. Cela lui permettrait de réduire ses heures supplémentaires, mais le rythme resterait intense.
La solution la plus prometteuse pour Max semble être l'acquisition de parts dans une société d'ambulance. Cela représente un véritable levier d'enrichissement, bien plus que l'accumulation d'une rente. Il est conseillé de flécher son épargne excédentaire vers ce projet, de rechercher un associé de confiance et de démarcher les banques pour monter un financement.
L'analyse de son patrimoine via Finary Life montre une bonne gestion de son ETF avec une plus-value de 15%. Son objectif d'atteindre 150 000 € est en bonne voie, nécessitant un rendement annuel de 2,74%, largement réalisable malgré l'impact des livrets.
En conclusion, Max est un excellent épargnant et investisseur, très discipliné. Malgré un travail acharné, son salaire est plafonné par son métier. L'opportunité de devenir actionnaire d'une société d'ambulance est la voie la plus prometteuse pour lui permettre de générer des revenus plus importants (dividendes), de développer un capital significatif et de potentiellement réduire son temps de travail à l'avenir. Il est recommandé de concentrer ses efforts sur la recherche d'un associé et d'un financement bancaire pour ce projet.