
The Impact of Daycare Should Terrify Us All
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Le problème de la garderie, tel qu'il est présenté, réside dans le fait qu'elle sépare les bébés de leurs figures d'attachement primaires pour les placer dans des environnements institutionnels. Ces environnements se caractérisent par des ratios élevés de soignants par enfant, souvent de 8:1, voire 5:1 au minimum. Des recherches ont montré que les niveaux de cortisol salivaire des bébés augmentent considérablement dans ces milieux, indiquant un état de stress élevé. Les bébés sont séparés de leurs mères et de la personne censée les sécuriser, se retrouvant dans un environnement bruyant, surstimulant, avec d'autres bébés qui pleurent et des soignants changeants, parfois absents ou nouveaux.
Cette situation est décrite comme la pire possible pour un enfant. Il existe de meilleures alternatives si les parents doivent travailler. La meilleure option est que la figure d'attachement primaire, qu'il s'agisse de la mère ou du père, s'occupe de l'enfant. Viennent ensuite les liens familiaux, avec des membres de la famille élargie qui ont un investissement émotionnel plus similaire envers les enfants. L'option suivante est une nounou ou une baby-sitter unique qui deviendra une figure d'attachement alternative pour le bébé, lui offrant un sentiment de sécurité et de soins à domicile. Si ce n'est pas abordable, le partage d'une nounou entre deux ou trois familles est suggéré. Cette solution, courante en Californie, réduit le ratio enfants-soignant et permet à l'enfant d'être gardé à domicile, offrant aux parents un contrôle sur la personne et la manière dont leur enfant est soigné, y compris la possibilité d'installer des caméras.
L'auteur souligne que les bébés placés en garderie entrent dans un état de stress intense, caractérisé par des cris. Il affirme que les parents ignorent souvent ce qui se passe réellement dans ces centres, car ils se « déconnectent » émotionnellement lorsqu'ils déposent leur enfant. Un seul soignant, même le plus dévoué, ne peut pas apaiser simultanément huit bébés en détresse. Certains parents ayant leurs propres troubles de l'attachement pensent qu'il est préférable que quelqu'un d'autre s'occupe de leur enfant, sans considérer comment cette personne gérera plusieurs enfants en détresse. Cela est perçu comme un mécanisme de défense où les parents désactivent leur empathie et ne voient pas la vulnérabilité ou la souffrance de leur bébé.
Les études de John Bowlby, considéré comme le père de la théorie de l'attachement, sont citées comme fondamentales pour comprendre l'importance de l'attachement précoce. Les études de la « situation étrange », répétées depuis les années 1960, montrent les réactions des bébés à la séparation et aux retrouvailles avec leur mère en présence d'un étranger. Ces recherches longitudinales confirment que l'attachement sécurisé à 12 mois est crucial : 72% des bébés non attachés de manière sécurisée à cet âge ne le seront toujours pas 20 ans plus tard. L'attachement insécurisé est lié à la dépression, l'anxiété et le trouble de la personnalité borderline. La neuroscience et l'épigénétique viennent aujourd'hui renforcer ces conclusions.
L'héritabilité du style d'attachement n'est pas génétique au sens strict, mais plutôt une « expression générationnelle » ou une « hérédité des caractéristiques acquises ». La sensibilité peut être héritée génétiquement, mais l'environnement joue un rôle prépondérant. Une mère anxieusement attachée est plus susceptible d'avoir un bébé anxieusement attaché, et de même pour l'attachement évitant ou désorganisé. Cela est décrit comme une expression générationnelle des maladies mentales. La période de 0 à 3 ans est cruciale, car elle façonne la personnalité de l'enfant avant même qu'il ne puisse s'en souvenir consciemment. C'est la période où tout se joue, même si la mémoire préconsciente ne permet pas aux adultes de s'en souvenir directement.
La question de l'inné et de l'acquis est abordée. Les bébés naissent avec une constitution, incluant une certaine agressivité et une dérégulation émotionnelle. Contrairement à la croyance populaire, les bébés ne naissent pas régulés pour être ensuite dérégulés par la négligence. Ils naissent avec des hauts et des bas émotionnels intenses, passant rapidement de la joie aux cris. Le contact peau à peau et le ton de voix apaisant de la figure d'attachement primaire sont essentiels pour aider le bébé à apprendre la régulation émotionnelle. L'image d'un bébé naviguant dans une tempête est utilisée pour décrire son état initial, tandis que l'objectif est de l'amener à naviguer sereinement, comme en mer des Caraïbes par une journée ensoleillée. Cela n'est pas possible si le bébé est placé en garderie et que la figure d'attachement primaire est absente 10 heures par jour. Les enfants qui ne développent pas cette régulation précoce peuvent souffrir de dérégulation émotionnelle à l'école primaire et à l'adolescence, contribuant à la crise actuelle de santé mentale.
John Bowlby est également crédité d'avoir mis fin à la pratique des maternités où les bébés étaient séparés de leurs mères pour permettre à ces dernières de se reposer. Il a insisté sur l'importance du contact mère-enfant dès la naissance, s'appuyant sur l'observation de cultures à travers le monde. Ses travaux sur le « détachement » et la « séparation » soulignent l'universalité de l'importance de l'attachement sécurisé pour la régulation émotionnelle et le conditionnement du bébé.