
J’AI COMMANDÉ DES ANIMAUX RARES À L’AUTRE BOUT MONDE ( ils sont là ! ) -TOOPET
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Bonjour à tous, je vous présente un résumé de la situation. J'ai récemment acquis des animaux en Allemagne, lors d'un salon, et ils sont arrivés aujourd'hui. Le salon a eu lieu samedi, et les animaux ont été expédiés par avion hier matin. Je devais initialement les récupérer à 18h, mais le transitaire, la personne qui importe les animaux et avec qui je me suis arrangé, m'a appelé pour me dire que le rendez-vous était finalement à 15h. Je suis donc en retard. J'ai deux bacs prêts à la maison pour une espèce, et je vais devoir préparer en catastrophe le bac pour la deuxième espèce. Je ne vous dévoile pas tout de suite de quelles espèces il s'agit, mais ce sont des spécimens incroyables pour la terrariophilie.
En ce moment, je vlogue ma vie car mon équipe est réduite. Alex est toujours en France, Léo aussi, et mes équipes ici sont concentrées sur le "shipping tour", qui a pris de grandes proportions. Je suis donc un peu seul pour gérer tout ça, mais cela semble vous plaire.
Je pars récupérer les animaux. C'était l'introduction la plus longue et la plus ennuyeuse de ma chaîne. Pour récupérer les animaux, je dois d'abord acheter une petite caisse en polystyrène car il fait chaud aujourd'hui. Il est important de comprendre qu'avec la bonne législation et tous les papiers nécessaires, faire voyager des animaux à travers le monde est assez simple. Les animaux que je récupère ne sont pas soumis à la CITES, donc il n'y a pas besoin de permis d'exportation ou d'importation. Cela a facilité les choses : les animaux ont été récupérés en Allemagne, confiés à un exportateur pour un ami ici, et je me suis joint à cette exportation. Le salon était samedi, nous sommes mercredi, et les animaux sont déjà là, ayant probablement été réhydratés et nourris entre-temps.
Je suis un peu stressé car ils ont voyagé loin, mais j'ai déjà fait cela plusieurs fois sans problème. Pour le retour, comme je suis en moto et qu'il fait chaud, je vais mettre les animaux dans la caisse en polystyrène avec une bouteille réfrigérée pour maintenir une température d'environ 25°C. Il y a un risque de rester bloqué dans la circulation sous un soleil intense, ce qui pourrait être dangereux pour les animaux. Le trajet jusqu'à chez moi dure environ 25 minutes.
Je suis arrivé au magasin où l'on trouve toutes sortes de caisses en polystyrène. J'en prends une de taille moyenne, car je n'aurai que quelques lézards. C'est largement suffisant. Je paye 55 bahts, et me voilà équipé.
En chemin vers le point de rendez-vous, je passe devant un magasin d'aquariophilie. Je sais que beaucoup d'entre vous aiment les poissons, surtout ces grands bacs remplis de prédateurs comme les gars alligators ou les arapaimas. C'est impressionnant. Il y a aussi un silure doré, que je n'arrive pas à identifier. L'aquariophilie est moins présente sur ma chaîne en ce moment à cause de mon équipe réduite, mais cela reviendra avec le retour de mes équipes dans quelques semaines. Mon cœur reste toujours dans l'aquariophilie.
Après m'avoir fait venir en avance, on m'annonce que l'avion a du retard. Je ne comprends rien. Je fais confiance au transitaire, avec qui j'ai déjà travaillé. Je me suis dépêché pour rien. En attendant, je vais aller acheter des grillons. Ici, en Thaïlande, les grillons sont principalement destinés à l'alimentation humaine et sont donc très abordables. On les achète par sac ou par carton. Un kilo coûte environ 9-10 euros, ce qui représente une énorme quantité de grillons comparé aux prix en Europe. J'ai plusieurs adresses pour en acheter, dont une grand-mère que j'apprécie, même si elle n'est pas toujours agréable.
Je suis arrivé chez le vendeur de grillons, mais la grand-mère n'est pas là, c'est sa famille qui s'en occupe. Je demande un kilo de grillons de taille moyenne. Ils me montrent des petits, mais je veux des médiums. Je dois aller les chercher moi-même dans des cartons. Après quelques recherches, j'en trouve de la bonne taille. Le vendeur pèse le carton, ajoute un peu plus de grillons pour être sûr d'atteindre le kilo. Je paye 300 bahts (environ 10 euros) pour une quantité impressionnante de grillons. On ne trouve pas ça en Europe. Je vois aussi des larves de cocotiers et des vers de farine.
Les animaux sont récupérés. Ils sont en pleine forme, et leurs couleurs sont magnifiques. Je suis vraiment content. La prochaine mission est de tout caler sur ma moto : les écorces, la boîte avec les lézards, les grillons, et un petit achat de dernière minute, d'autres lézards incroyables. Et tout ça en évitant la pluie qui semble arriver. Mais ça va le faire, tout est stable.
Me voilà de retour avec ces merveilles. Je suis tellement content de vous montrer ça, c'est une folie. La passion est ce qui me rend le plus heureux, et la partager avec vous, ma communauté, est incroyable. Vous n'êtes pas prêts pour ce que vous allez voir.
On va découvrir ensemble ce qu'il y a dans cette boîte. Ça fait dix minutes que vous attendez. J'allume la lumière et on filme avec l'iPhone.
Première espèce : des Anolis baccorensis. Ils sont magnifiques, avec une allure incroyable. Je vais vite les remettre dans leurs bacs pour éviter de les stresser davantage après leur long voyage. J'adore les Anolis, et cette espèce me faisait rêver. Je pense qu'il deviendra très bleu une fois qu'il sera moins stressé. C'est le mâle, et la petite femelle est en dessous. Nous avons un deuxième couple de la même espèce.
Ensuite, nous avons des Skeloporus minor. Ce n'est pas le Skeloporus malachitus, plus commun en captivité. Le Skeloporus minor est beaucoup plus rare. Voici la femelle, avec une coloration normale. Mais le mâle, même à froid, a déjà des couleurs incroyables. Une fois qu'il sera bien chaud, il sera splendide. C'est pour eux que nous allons préparer le terrarium ensemble, car il n'est pas encore prêt. Ce sont des espèces originaires des forêts mexicaines, nécessitant des points chauds le jour et une bonne baisse de température la nuit. Ils seront installés dans ma chambre pour bénéficier de ces conditions. Les Anolis, eux, seront installés tout de suite dans leurs bacs déjà prêts.
Pour les Anolis baccorensis, j'ai préparé deux petits terrariums de 30x30x45 cm, un pour chaque couple. Ce sont des aménagements simples, façon jungle, adaptés aux Anolis, avec des branches principales pour qu'ils puissent évoluer. Le substrat est un mélange de substrat forestier, de coco et de substrat drainant, ce qui permet de maintenir une bonne humidité. Je vais couvrir une partie des grilles pour éviter un séchage trop rapide. Il y a des plantes vivantes, des petites gamelles d'eau avec de la pierre ponce au fond pour éviter que les grillons ne se noient. Je pulvérise une fois par jour pour maintenir l'humidité.
Chaque terrarium est équipé de deux éclairages : une LED puissante pour l'éclairage jour/nuit, et un tube UV 10.0. La grille filtre une partie des UV, donc je ne suis pas sûr de l'efficacité totale, mais les UV sont placés au fond du bac pour que les lézards puissent s'y exposer s'ils le souhaitent. Il n'y a pas de point chaud spécifique, la température ambiante de la pièce étant entre 26 et 28°C, ce qui est parfait pour cette espèce. Ils peuvent se rapprocher des lampes pour se chauffer un peu plus si besoin.
Avant de les relâcher, je pulvérise les terrariums pour qu'ils arrivent dans un environnement déjà humide et éviter de les stresser en les vaporisant directement. Les bacs sont simples, avec un fond en XIM (tiges de fougère tropicale) qui s'adapte bien aux bacs tropicaux. J'ai comblé les trous du XIM avec de la mousse de sphaigne pour maintenir l'humidité et permettre aux plantes de s'accrocher. C'est un aménagement parfait pour les petites espèces d'Anolis.
Je les relâche délicatement. Le mâle est déjà sur sa branche, la femelle aussi. Je pense que la femelle est pleine, donc on aura peut-être des œufs bientôt. Ils ont l'air très curieux et pas du tout effrayés. Je leur donne des micro-grillons.
Malheureusement, j'ai effacé par erreur tous les rushs du montage du terrarium pour les Skeloporus minor. Au lieu de m'énerver, j'ai décidé de refaire une séquence. Je vous montre l'avancée du terrarium. Les Skeloporus minor sont une espèce magnifique et recherchée en terrariophilie, moins commune que les Skeloporus malachitus. Les miens viennent des forêts montagneuses mexicaines, où il fait chaud le jour et froid la nuit. Je les ai installés dans ma chambre pour pouvoir recréer ces conditions avec la climatisation la nuit (18-19°C).
Le bac fait 90x45x60 cm. Je l'aménage en biotope de forêt sèche, même si une partie de l'année il pleut chez eux. J'ai utilisé de la pierre ponce au sol, des racines, des écorces de chêne (qui coûtent une fortune en Thaïlande, 40 euros le kilo ! J'ai même envisagé d'en importer du Portugal). J'ai aussi mis une agave, en veillant à couper les pointes piquantes des feuilles pour éviter que les animaux ne se blessent. J'ai ajouté des pierres et du bois pour créer un aspect naturel de forêt de montagne.
Pour la première fois, j'ai utilisé un fond artificiel. D'habitude, je n'aime pas ça, mais celui-ci m'avait plu sur internet. J'ai été un peu déçu au déballage, mais il rend bien une fois découpé et installé. C'est de la mousse, facile à découper, mais j'ai eu un peu de mal à obtenir la taille parfaite et j'ai dû enlever les portes du bac.
La technique est simple : un éclairage puissant (qui sera remplacé par un tube plus long demain, j'ai oublié d'acheter les tubes), une ampoule de 75W pour créer un point chaud à 40-45°C, et des UV de 12% d'UVB. Les UV sont essentiels pour la synthèse du calcium chez les lézards et tortues insectivores. Sans UV, ils ne peuvent pas synthétiser le calcium, ce qui entraîne des problèmes de croissance et de santé. Je conseille de laisser tourner les ampoules UV quelques jours sans animaux pour décharger une éventuelle surdose d'UV à la sortie d'usine. J'ai pris un tube néon 12.0, et la grille filtrera une partie des UV. Ils pourront monter sur la paroi s'ils veulent s'exposer davantage.
J'ai effacé tous les rushs, donc je suis désolé pour ce raté. Je vais ajouter