
Marchés : un fort mouvement en Octobre ?
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Bonjour à tous et bienvenue pour cette émission du mercredi 30 septembre 2026, à seulement 24 heures de la clôture mensuelle. Les marchés sont actuellement en quête de direction, avec un taux à 10 ans aux États-Unis autour de 5,2 %, un niveau que nous n'avons pas atteint depuis 2007. Le pétrole, avec un Brent à 103 dollars et le WTI à 90 dollars, reste le deuxième grand risque macroéconomique.
Aujourd'hui, le planning inclut la publication de l'ADP, des chiffres de l'emploi aux États-Unis, et de l'inflation PCE vers 14h30. Nous clôturons également les révisions du PIB et les flux de fin de trimestre, car un nouveau trimestre commence demain, le dernier de l'année, qui nous mènera aux midterms américains en novembre. Après la clôture des marchés, Micron publiera ses résultats aux États-Unis. Demain, nous aurons les chiffres du chômage et l'ISM manufacturier aux États-Unis, et vendredi, l'inflation de la zone euro et surtout le NFP (chômage et salaires) américain à 14h30. Ces 72 prochaines heures pourraient faire bouger les lignes, car même des chiffres de chômage trop positifs dans un environnement inflationniste peuvent rapidement faire décaler les marchés. Mais surtout, l'attention se porte sur le marché obligataire.
Observons le CAC 40 qui, en échelle de temps mensuelle, est en déroute depuis deux mois. Une première zone d'intérêt se situe autour de 7009, suivie par la moyenne mobile à 50 mois à 7600 points pour un support long terme potentiel autour de 7003. La France est particulièrement malmenée en Europe par la situation des taux, notamment le taux à 10 ans. J'ai ajouté une section "obligations" pour suivre les taux au Japon, aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne et en France, ce qui offre une perspective intéressante pour les Européens. Au-delà des secteurs comme le luxe, qui ont souffert ces derniers trimestres, la question de l'avenir de l'Europe se pose, car les taux augmentent considérablement en Allemagne, en Angleterre, et jusqu'en Italie. Toute l'Europe est touchée.
Le S&P 500 devrait clôturer le mois plus ou moins à l'équilibre, en léger positif s'il n'y a pas de grands changements d'ici vendredi. Nous sommes relativement éloignés des moyennes mobiles long terme, la moyenne mobile à 50 mois se situant aujourd'hui à 5500 points. Historiquement, le S&P 500 a souvent touché cette moyenne en cas de *bear market*. Un retour à ce niveau représenterait une baisse de 27 % par rapport au cours actuel. Si vous investissez aujourd'hui dans le S&P 500, vous devez être prêt à encaisser une baisse d'environ 25 à 30 %.
Le dollar américain pourrait valider la reprise de la zone des 101 points, avec une médiane de *range* autour de 103. Le dollar ne faiblit pas. Les indices mondiaux, comme le CW8, semblent légèrement mieux positionnés pour la clôture mensuelle que le S&P 500, mais ils ont également moins progressé.
Le NASDAQ, quant à lui, clôturera le mois très proche de son ATH à 30339. Si un décrochage se produisait pour revenir au support majeur et à la moyenne mobile 50 mois, cela représenterait une baisse d'environ 35 % pour le secteur technologique. Le NASDAQ offre un *premium* en termes de volatilité positive et surperforme le S&P 500 sur le long terme, mais la baisse est également plus importante. Le secteur technologique porte l'économie mondiale depuis plusieurs trimestres.
L'indice des semi-conducteurs (Sox) s'est plutôt bien comporté ces deux derniers mois. La question est de savoir s'il s'agit d'un *dead cat bounce* ou si le *bull run* va se poursuivre. En hebdomadaire, nous avons eu de belles contractions. Un retour à la moyenne mobile 50 ou au support représenterait une baisse de 50 à 55 % par rapport au cours actuel, ce qui serait un retour aux moyennes après le long *bull run* du secteur.
Concernant les taux, nous observons des reculs au Japon et aux États-Unis. Le 30 ans américain est en *breakout* autour de 5,55 %, ce qui est très préoccupant. Le 20 ans est à 5,6 %, brisant une zone non vue depuis les années 2000. Pour l'Europe, certains taux sont à des niveaux inédits depuis les années 80. Le 30 ans français est à 5,39 %, un niveau que nous n'avons pas vu depuis 2001. Depuis les années 80-90, la tendance des obligations a été résolument baissière, malgré quelques accidents de parcours. Le Covid a cassé cette dynamique, les taux étant tombés trop bas, avec le 30 ans à 0,71 % et les termes plus courts proches de zéro, voire négatifs.
Aujourd'hui, l'inflation persiste, qu'elle soit énergétique ou qu'elle touche les biens et services du quotidien. Cela crée une défiance globale envers l'Europe, la France, l'Allemagne (bien que l'Allemagne semble un peu mieux lotie), les États-Unis et le Japon. On prend en considération que l'inflation pourrait rester plus élevée qu'avant 2020. C'est un effet ricochet de l'impression monétaire massive injectée dans un système déjà bien alimenté et aujourd'hui suralimenté. C'est pourquoi les gérants de fonds et les spéculateurs recherchent des rendements de plus en plus importants. L'argent coûte plus cher, donc il faut des rendements élevés, et il n'y a pas beaucoup d'endroits où se réfugier, si ce n'est le *cash* qui ne rapporte pas énormément.
La question se pose quant au delta entre l'obligataire et les actions. Les actions sont-elles allées trop vite, trop fort ? En payons-nous déjà les conséquences avec un argent qui coûte toujours plus cher ? Qui dit argent plus cher, dit taux d'actualisation en hausse. C'est un cercle vicieux. La moindre étincelle sur le marché des actions, comme des résultats décevants des "superstars", pourrait créer un effet domino stratosphérique.
Passons aux métaux précieux. L'or continue de corriger, mais nous observons une belle consolidation. Un retour vers la zone médiane du RSI autour de 50 en mensuel pourrait être intéressant. L'or corrige depuis un trimestre et n'a pas fini sa correction, mais le marché a montré une zone tampon entre 3900 et 4400 dollars l'once.
Concernant les cryptos, le *crypto total* est en train de faire un pré-retournement après un trimestre. Si la clôture se maintient d'ici vendredi, nous ne devrions pas repartir complètement à la baisse. Nous avons touché la zone des 2900-3000 milliards, s'arrêtant juste avant les 3000 milliards. L'analyse technique, en hebdomadaire et en mensuel, est plutôt bien alignée pour la suite, avec une belle décélération depuis décembre 2025, où les vendeurs ont perdu la main au profit des acheteurs. Un croisement du MACD au-dessus de la zone neutre est très probable d'ici début 2027. Nous avons travaillé la moyenne mobile à 50 mois, qui correspond à la moyenne mobile 200 semaines en *time frame* inférieur. Si nous clôturons au-dessus de 82-83, cela pourrait nous permettre de viser les 100 000 dollars d'ici la fin de l'année. Le MACD est bien orienté. Nous gardons la possibilité d'un scénario d'épaule-tête-épaule inversée, avec un retour dans la zone des 70 000 plus ou moins 5 000 dollars, un scénario qui a 50 % de chances de se produire. Cependant, nous sommes mieux positionnés pour affirmer que le point bas de ce marché baissier est derrière nous à 80 % des cas. Cela permet de construire des positions plus sereinement sur les replis.
Au moment où le Bitcoin était à 57 000, beaucoup attendaient les 40 000. Mon ciblage avant le *bear market* était entre 70 000 et 50 000, avec une extension possible à 40 000 en cas de déroute type FTX. Progressivement, la régulation, qui est une bonne chose pour les particuliers, protège de plus en plus les fonds, notamment contre les *hacks* qui peuvent atteindre des centaines de millions, voire des milliards. Les plateformes régulées sont désormais suffisamment solides pour absorber ces chocs. C'est pourquoi de nombreux particuliers confient la garde de leurs cryptomonnaies à des plateformes historiques comme Kraken, Coinbase aux États-Unis, ou Bitpanda, SwissBorg en Europe. Détenir ses propres clés privées représente un risque important, surtout avec les *hacks* fréquents liés à l'IA et aux logiciels malveillants. Il est crucial d'avoir une excellente hygiène numérique.
Une autre solution, que j'ai adoptée depuis 12 à 18 mois, est la détention via les ETF directement dans votre banque. BlackRock est votre contrepartie, et même si investir comporte toujours des risques, ils ont les reins suffisamment solides pour racheter la quasi-totalité du marché des cryptomonnaies. L'ETF Highbit BTC sera validé si nous clôturons au-dessus de 46 dollars par part. Les *inflows* restent positifs, malgré une petite sortie sur Bitwise hier, avec 51 millions entrant sur Highbit et 33 sur Arc B.
L'Ethereum a atteint 2822 dollars, un trimestre de retournement. La moyenne mobile 50 mois est à 2450, le support à 2150. On peut déjà parler d'un retournement validé. Pour ceux qui attendaient l'Ether à 1000 dollars, il y a encore un coup à jouer, même si la performance sera différente par rapport au début du cycle. Il est essentiel de faire ses propres recherches, de consulter les dernières actualités de Vitalik Buterin et de l'Ethereum Foundation, et de comprendre l'actif dans lequel vous investissez.
Il est important d'avoir un "circuit *trigger breaker*" pour évaluer le risque de ruine. Si vous avez 80 % de votre portefeuille en Ether, êtes-vous prêt à assumer ce risque ? Le choix peut être délibéré en fonction de l'âge, de la situation familiale et des responsabilités. Dans certains pays, être en cryptomonnaie est une question de survie. Pour les Européens, il faut toujours mettre en balance le gain, le risque et la récompense. Le risque de tout perdre existe, par exemple en cas de rupture de la cryptographie par le calcul quantique, ce qui affecterait non seulement les cryptos mais aussi l'ensemble de notre civilisation.
Le ETHA pourrait clôturer au-dessus de 20 dollars par part. Pour Circle, nous observons une contraction très propre, entre 50-60 dollars en bas et 90-100 dollars en haut. Nous sommes en fin de *bear market*. C'est le tout premier cycle de Circle, ce qui implique un potentiel mais aussi un risque de ruine plus élevé que pour Coinbase par exemple. MicroStrategy a suivi le Bitcoin, et nous aimerions clôturer au-dessus de 150 dollars ce mois-ci, avec une zone de polarité suivante autour de 200 dollars.
Coinbase prend son temps, évoluant dans un *range* depuis février