![[CREATION IN MOTION] Abderrahmane Sissako, Kalista Sy, KALISTA Production sur la Main Stage Insp...](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fimg.youtube.com%2Fvi%2FJ1IhP3kaj0g%2Fhqdefault.jpg&w=1080&q=75)
[CREATION IN MOTION] Abderrahmane Sissako, Kalista Sy, KALISTA Production sur la Main Stage Insp...
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Abderrahmane et Kalista, figures emblématiques du cinéma et de la télévision africaine, discutent de l'évolution du storytelling sur le continent. Abderrahmane, vétéran avec 35 ans de carrière, exprime son grand espoir pour l'avenir du cinéma africain. Il souligne le changement majeur où l'Afrique se raconte elle-même, contrairement à il y a 30 ans où les séries étrangères dominaient. Toutefois, il regrette le manque d'engagement des pays africains dans la formation des jeunes, essentielle pour créer une industrie culturelle cinématographique durable. Une industrie a besoin d'humains formés, pas seulement d'argent, et cette formation doit avoir lieu en Afrique.
Kalista, dont la série YouTube "Maîtresse d'un homme marié" a connu un succès phénoménal, illustre comment le digital a permis de surmonter les obstacles de distribution. Elle explique avoir utilisé les téléphones comme salles de cinéma pour raconter des histoires modernes et hybrides, donnant une voix aux femmes africaines. Sa série, tournée en wolof et français, a démocratisé l'audience, touchant des millions de personnes.
Tous deux s'accordent sur la responsabilité de proposer de nouveaux récits pour résister aux images inexactes de l'Afrique. Abderrahmane rappelle que l'Afrique a été peu racontée par elle-même. Il mentionne que la démocratisation des outils cinématographiques permet désormais de se raconter. Il souligne l'importance du soutien étranger passé, notamment de la France, pour la production de films africains, mais insiste sur le fait que la production se fait maintenant en Afrique.
Kalista met en lumière l'impact de ses séries sur la garde-robe des femmes africaines, majoritairement issue de productions locales. Elle affirme que leur rôle est de participer au développement de l'Afrique en racontant des histoires positives d'Africains hybrides, reflétant une identité complexe et moderne.
Abderrahmane est optimiste car les banques et institutions africaines s'ouvrent au financement de l'industrie culturelle. Il s'engage à créer une école de cinéma et un studio en Côte d'Ivoire pour la formation professionnelle. Kalista appelle à faire du digital un levier de puissance économique. Elle plaide pour l'utilisation des infrastructures numériques, comme les wallets, pour permettre au public d'acheter du contenu africain, renforçant ainsi la visibilité et l'audibilité de l'Afrique dans le monde.