
Test your might! • Shaolin Spirit | Shi Heng Yi | TEDxBaiaMare
AI Summary
Le conférencier remercie ses enseignants et soutiens pour l'avoir guidé sur un parcours extraordinaire, se sentant privilégié d'être invité à une conférence TEDx dont le thème est « Le chaînon manquant ». Il s'interroge sur ce que ce chaînon pourrait manquer : une entreprise prospère, une famille harmonieuse, ou autre chose. Pour lui, la réponse est simple : il invite l'audience à un voyage au cœur de sa pensée.
Il souligne que le futur n'a pas d'importance si vous n'y êtes pas. Votre entreprise n'a pas d'importance si vous n'êtes pas là pour observer son succès ou son échec. Vous ne pouvez pas profiter de votre famille si vous n'êtes pas présent. Le point essentiel est qu'il y a quelque chose à propos de "vous". Le véritable point de départ est d'assumer sa vie.
En observant le monde passé et présent, il constate une tendance à externaliser beaucoup de choses à autrui, à des institutions, à des personnes extérieures à soi. Soit nous cherchons quelqu'un pour nous donner quelque chose, soit nous cherchons quelqu'un à accuser si quelque chose tourne mal. Il déplore que l'on ne dise jamais : « J'ai fait cette erreur. C'est à cause de moi. » Il explique que lorsque l'on se réveille le matin et que l'on a l'impression d'avoir une mauvaise journée – attribuant cela aux collègues, au trafic, au travail – ce n'est pas le cas. C'est notre attitude qui est mauvaise.
L'un des chaînons manquants, selon lui, est l'attention. Il faut d'abord savoir ce qu'est l'attention. Si vous n'accordez pas d'attention à une chose, vous ne lui donnez pas de temps, et si vous ne lui accordez pas d'attention, votre vie ne vous intéresse pas. Ne pas faire attention à sa santé mène à la maladie. L'attention est un point de départ, y compris pour la famille et les proches. Cependant, on ne peut faire attention à quelqu'un ou à quelque chose que si l'on connaît le sentiment de "faire attention". On ne peut aimer quelqu'un que si l'on connaît l'amour en soi ; on ne peut donner de la gratitude que si on en possède.
Tout commence donc avec soi-même : ce que l'on veut voir et apporter au monde, ce que l'on pense qu'il manque. Il suggère que peu importe ce que l'on souhaite apporter, il faut d'abord le manifester et en être le représentant. Il prend l'exemple des vidéos de motivation sur YouTube : malgré la qualité du contenu, peu de vies changent réellement après les avoir visionnées. Le problème, selon lui, est que ce qui manque est l'effet réel que ces influences et conférences devraient avoir sur les gens.
Il cite la tradition Shaolin, qui, comme toutes les cultures, sait que la théorie sans la pratique n'est que savoir livresque. Il ne suffit pas de réfléchir et de savoir ; il faut mettre en pratique. Il invite l'audience à observer le type de pratique dont on parle au temple Shaolin, puis explique ce qui se passe après une démonstration de frappe de bâton, où la douleur surgit.
Pour les Shaolin, la question n'est pas la force ou la vitesse de frappe, mais l'état d'esprit. Face à l'inattendu, on a le choix : fuir la souffrance ou y faire face. L'approche Shaolin est de dépasser la souffrance, de la traverser jusqu'à ce que le corps et l'esprit soient si forts qu'elle n'ait plus d'importance, qu'elle soit ressentie différemment.
Il propose de se rendre plus fort, affirmant que la société actuelle est trop faible. La technologie nous évite d'utiliser notre corps. Il compare cela à l'Âge de pierre ou aux Spartiates, qui étaient trop occupés physiquement pour être déprimés. Aujourd'hui, on peut rester assis devant un écran du matin au soir. C'est pourquoi son organisation promeut depuis dix ans l'intégration de plus de physicalité dans la vie des gens.
Il présente ensuite les « trois C de la vie » : Choix, Conséquence, et le troisième C qui n'est pas explicitement nommé mais qui est lié à l'ouverture d'opportunités. Chaque choix entraîne des conséquences qui peuvent ouvrir de nouvelles possibilités. Il donne son propre exemple : il n'est pas un orateur, mais a appris à faire des choses physiques depuis l'âge de quatre ans. C'est à travers l'entraînement physique, la connaissance de son corps, de ses énergies, que la sagesse émane, et non de la lecture de livres. Il conclut en remerciant l'audience pour l'opportunité.