
Autrefois SDF, maintenant il est milliardaire
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John Paul DeGioia, l'un des mille hommes les plus riches de la planète et roi des produits cosmétiques aux États-Unis, est constamment au travail, même au petit-déjeuner. Sa fortune est estimée à un milliard de dollars. Sa femme, Héloïse DeGioia, ancienne mannequin, trouve que son mari travaille sans arrêt, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle apprécie les rares moments où il travaille à la maison, lui permettant de le voir davantage.
Héloïse gère le quotidien de leur immense propriété. Ses appartements privés, notamment son boudoir, sont souvent en désordre, ce qu'elle attribue à l'inefficacité de ses trois femmes de chambre. Elle s'inquiète de détails comme le choix de ses lunettes de soleil ou la propreté de sa douche et de ses vêtements, qu'elle trouve souvent non rangés ou non nettoyés. Elle exprime son irritation face au travail de ses employées, menaçant de les remplacer, bien qu'elle admette manquer de temps pour gérer ces problèmes elle-même. Les femmes de chambre, quant à elles, expliquent qu'il leur faut une semaine pour nettoyer toute la maison tant elle est vaste, travaillant pièce par pièce.
Malgré les désagréments domestiques, Héloïse aime déranger son mari pendant son travail, un privilège qu'elle seule possède. John Paul, réputé dur en affaires, est très tendre avec sa femme, prêt à toutes les extravagances pour elle. Une statue monumentale du couple, sculptée en marbre de Carrare, trône à l'entrée de leur propriété, symbolisant leur amour éternel.
L'histoire de John Paul est celle d'un rêve américain. Issu d'une famille modeste du Texas, il a connu la pauvreté dans les années 80, allant jusqu'à dormir dans sa voiture et vivre avec 2,50 euros par jour en récupérant des bouteilles consignées. En 1983, il co-fonde une entreprise de produits capillaires avec 700 dollars. Leur succès est fulgurant, notamment grâce à l'idée novatrice de reprendre les stocks invendus des coiffeurs. Il raconte avoir été plus heureux en payant ses factures à temps qu'en gagnant son premier million.
En 1991, il rencontre Héloïse, alors comédienne et mère célibataire de deux enfants, vivant modestement à Los Angeles. Ce fut un coup de foudre. John Paul lui a fait livrer 1300 roses rouges et l'a demandée en mariage trois mois plus tard. Avant leur mariage en 1992, il lui a donné un million de dollars pour qu'elle devienne elle aussi millionnaire.
Devenue Madame DeGioia, Héloïse découvre un monde de luxe. John Paul possède douze maisons, chacune décorée dans un style unique, avec des antiquités et des œuvres d'art. Leur maison principale présente un sol de 2000 ans provenant d'une église italienne et des décorations murales réalisées par des artistes de renommée mondiale. John Paul a même commandé un vitrail à l'effigie d'Héloïse et des cheminées sculptées à partir de ses seins, ainsi qu'une fresque au plafond la représentant, souhaitant son immortalité.
Héloïse consacre deux heures par jour à sa salle de gymnastique privée, équipée des dernières technologies, pour rester en forme et plaire à son mari. Elle rêve d'être belle à 70 ans et craint de prendre du poids. Son masseur personnel, Soso, lui apporte réconfort et détente, l'aidant à maintenir sa silhouette. L'obsession du culte du corps est très présente à Malibu, où ils vivent.
Lorsqu'elle doit quitter la maison, Héloïse hésite entre ses voitures de luxe : Bentley, Mercedes ou 4x4 Chrysler. Elle choisit souvent sa Mercedes 600 et aime la conduire elle-même, renvoyant le chauffeur. Cet après-midi-là, le couple doit se rendre à Las Vegas pour une grande soirée. Héloïse décide de faire une surprise à John Paul en se teintant les cheveux en rose, un geste "flashy" et amusant pour ses 46 ans.
Le couple prend son jet privé, un Falcon 50 de 10 millions d'euros, pour se rendre à Las Vegas. Cet avion, équipé de trois réacteurs, permet des vols sans escale vers l'Europe ou le Maroc, et offre deux lits, des télévisions et une machine à expresso. John Paul peut l'appeler à tout moment et l'avion vient le chercher où qu'il soit. Sur la route de l'aéroport, Héloïse s'admire sur des écrans publicitaires de la ville, où elle pose pour les produits capillaires de son mari. John Paul est surpris par sa nouvelle coiffure rose.
À Las Vegas, une Bentley avec chauffeur les attend, mais un problème de place pour les bagages oblige John Paul à louer une limousine supplémentaire. Ils ne séjournent pas dans leur douzième maison, située à 20 minutes de là et décorée sur le thème des cow-boys et des Indiens, mais dans une suite princière à 5000 dollars la nuit au César Palace, préférant l'animation de l'hôtel. John Anthony, leur fils, connaît depuis sa naissance les jets privés, les suites de luxe et les piscines de palace. Héloïse culpabilise parfois de cette vie privilégiée mais espère que son fils sera ouvert sur le monde. Elle s'assure qu'il soit poli et qu'il comprenne que la vie ne se résume pas aux biens matériels.
John Paul travaille sans relâche pour organiser une grande soirée à Las Vegas, invitant plus de 2000 personnes, ses distributeurs à travers les États-Unis. Il a loué la plus grande salle du César Palace et réservé 2000 chambres pour ses invités. Il présente sa mère de 85 ans, qui a connu la misère après la mort de son père à 26 ans. Elle témoigne de la générosité de son fils, qui lui donne des milliers de dollars chaque mois et lui offre de magnifiques cadeaux, comme des émeraudes et une montre à 13 000 dollars. La réussite de John Paul, qui a failli faire faillite cinquante fois au début de son entreprise, est une source d'inspiration.