
👉 STOP INTERVIEWING HER
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Avez-vous déjà été en situation, tout se passe bien, puis vous commencez à vous ennuyer et à partir prématurément, pensant que ça ne menait nulle part ? Ce n'est pas ce qui s'est passé, et je l'ai vu en direct ce week-end à Chicago avec Christian, un ancien élève ingénieur électricien de New York.
Christian était dans une dernière "set". Extérieurement, il semblait calme et sûr de lui. Pourtant, la conversation flottait, sans direction. Après quelques minutes, Christian a commencé à poser des questions, suivies de silences. Il m'a ensuite dit qu'il s'était ennuyé et avait préféré partir. C'est son schéma : il s'ennuie et il se retire.
En réalité, Christian ne menait pas la conversation ; il était un passager. Sans direction, on tombe dans le "mode interview", posant des questions ennuyeuses comme "Depuis combien de temps vivez-vous ici ?" ou "Que faites-vous ?". Ce n'est pas une conversation, mais une collecte de données qui s'épuise, car on ne crée rien, on ne fait qu'extraire. Christian était dans "sa nuit" au lieu de l'attirer dans la sienne.
Il y a deux façons d'aborder une rencontre : soit vous entrez dans son monde et son énergie, soit vous l'attirez dans le vôtre avec votre propre énergie, vos histoires et votre flirt. Les hommes qui ne mènent pas restent bloqués dans son monde, qui est par défaut une discussion légère, sûre, la version d'elle-même qu'elle donne à n'importe quel étranger. C'est le petit bavardage qui vous ennuie en premier, pas elle. Elle peut rester dans ce mode toute la nuit ; c'est vous qui ne le supportez pas.
Les hommes qui créent de l'attraction disent : "Viens dans ma nuit". Cela implique d'escalader, de taquiner, de l'emmener quelque part, de la présenter à des amis, prouvant que vous avez une "nuit" en cours et qu'elle peut en faire partie.
Pour Christian, ce n'est pas nouveau. Il peut initier une interaction, mais il est toujours réactif au lieu de prendre les choses en main. Il attend le bon moment pour escalader au lieu de le créer. Il reste dans sa tête, attendant qu'elle propose quelque chose. Quand rien n'arrive, c'est lui qui ressent l'ennui, pas elle. Il ne se donne jamais de raison de ressentir quoi que ce soit, ne crée aucun élan. L'ennui est le sentiment de l'attente. Il s'éjecte, c'est sa sortie habituelle.
Comme l'a dit Nathaniel Brandon, "l'estime de soi est la réputation que nous acquérons auprès de nous-mêmes." Le problème de Christian n'était pas un manque de choses à dire, mais un manque de confiance en lui pour diriger. Il attendait la permission au lieu d'exprimer ce qu'il voulait. Les hommes qui ont confiance en eux ne cherchent pas le moment parfait, ils le créent.
Ce problème était aussi le mien. Je me suis rendu compte que je suis entièrement responsable de mes propres sentiments. L'ennui est ma faute. J'ai commencé à me surprendre en allant dans de nouveaux endroits, en faisant des choses différentes. Quand on est mal à l'aise, on ne peut pas s'ennuyer ;