
How To Make Your Creativity Beat The Algorithm - Dylan Gossett (Live Performance)
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L'épisode commence par une promotion des spectacles live de Chris Williamson au Royaume-Uni et en Irlande en octobre, avec des billets limités encore disponibles, sauf à Dublin où c'est complet. L'émission est le fruit d'un an de travail.
La discussion principale est un entretien avec Dylan Gossett, un artiste musical, qui interprète sa chanson "Austin" au début de l'épisode. Il explique que cette chanson est née d'une période difficile de sa vie à Austin, au Texas, où il travaillait au Circuit of the Americas. Il se sentait bloqué, ne sachant pas où sa vie le menait, malgré un bonheur personnel avec sa femme et son chien. Il décrit cette période comme une "saison difficile", probablement influencée par les exigences de la saison de Formule 1, avec des journées de 20 heures. Il insiste sur le fait qu'il n'était pas au pire de sa vie, mais qu'il traversait des luttes quotidiennes.
Dylan raconte l'histoire de la création de sa chanson à succès "Cole". Il l'a écrite très rapidement, en environ 25 minutes, sur le chenil de son chien dans son appartement. Au début, personne ne savait qu'il chantait. Sa femme Julia a été très enthousiaste et a partagé des extraits sur Snapchat, révélant son talent à ses amis. Cependant, il n'a rien fait de cette chanson pendant un an ou deux. L'impulsion est venue lors d'un voyage de camping avec un ami, Kaden, qui a un "oreille incroyable". Kaden a insisté pour qu'il fasse quelque chose avec "Cole", et sa femme l'a encouragé à la poster sur TikTok, bien qu'il ne se considère pas comme un "Tik Toker" et n'apprécie pas la plateforme.
"Cole" est devenu un phénomène viral, avec un demi-milliard de streams. Dylan souligne que sans les expériences de vie difficiles qu'il a traversées, y compris son travail et ses relations personnelles post-université, il n'aurait pas pu gérer l'industrie musicale ou écrire des chansons avec une référence réelle. Il compare l'industrie musicale à une entreprise, se sentant parfois plus comme un gestionnaire d'entreprise que comme un artiste.
Chris Williamson fait référence au livre "The E-Myth Revisited" de Michael Gerber, qui raconte l'histoire d'une femme passionnée par la pâtisserie qui ouvre une boulangerie. À mesure que l'entreprise grandit, elle passe de moins en moins de temps à faire des gâteaux, se retrouvant finalement à ne plus en faire du tout. Cette analogie illustre comment les artistes peuvent se retrouver éloignés de leur passion première en raison des exigences commerciales et de la croissance de leur carrière. Dylan confirme ce sentiment, expliquant qu'en écrivant "Cole", il le faisait par passion, sans aucune intention commerciale. Aujourd'hui, il ne sortirait jamais une chanson comme la démo originale de "Cole", enregistrée sur son ordinateur portable, car ses attentes ont changé. Il se souvient des imperfections de l'enregistrement original de "Cole", qui a dû être remasterisé.
Il exprime sa gratitude pour sa carrière, soulignant que même les défis actuels étaient des choses qu'il aurait souhaité il y a quatre ans. Il mentionne le phénomène d'"habituation" et de "tapis roulant hédonique", où les objectifs atteints deviennent rapidement la nouvelle norme, et de nouveaux problèmes surgissent. Les problèmes d'aujourd'hui étaient les rêves d'hier.
Dylan parle de l'importance de l'authenticité dans la musique et de la difficulté de la maintenir à l'ère des réseaux sociaux et du marketing algorithmique. Il déteste la promotion musicale sur TikTok, où des clips de 15 secondes avec des paroles minimales sont privilégiés. Il a délibérément choisi de ne pas suivre ces règles avec "Cole", misant sur la force de l'écriture de la chanson, même si cela signifiait un clip plus long. Il a posté "Cole" seulement 7 à 10 fois au total, alors que les "experts" recommanderaient 50 fois.
Il observe une tendance à la "sur-authenticité" ou à la "fausse authenticité" dans l'industrie, où les artistes "performent" l'authenticité. Il note que les extrêmes (très produits ou très bruts) semblent réussir, tandis que le milieu est difficile. Il mentionne également le changement dans l'industrie musicale, avec le rap en baisse et la musique country en forte croissance, bien que la définition de la musique country évolue.
La discussion aborde les défis du marketing musical à l'ère numérique. Dylan explique comment les équipes marketing utilisent des "truck edits" (vidéos de camions avec des paroles) pour promouvoir des chansons. Il constate que même avec ces efforts, une chanson ne percera pas si elle n'est pas intrinsèquement bonne. Il met en lumière la difficulté croissante de se démarquer alors que tout le monde utilise des stratégies marketing sophistiquées.
Il évoque la "blue dot fever" qui touche l'industrie des concerts, où de nombreux artistes, même célèbres, peinent à vendre leurs billets ou à remplir les grandes salles. Cela est dû à une combinaison de facteurs, notamment la pertinence perçue des artistes, les prix exorbitants des billets (Ticketmaster, Live Nation, tarification dynamique) et le coût de la vie. Malgré l'optimisme général pour les événements en direct, le pouvoir d'achat des gens diminue. Assister à un concert de stade peut coûter des milliers de dollars, ce qui pousse les gens à choisir des concerts plus petits et moins chers. Les agents ont de plus en plus de mal à planifier des tournées, car les fans préfèrent découvrir de nouveaux artistes plutôt que de revoir les mêmes.
Le succès "du jour au lendemain" est devenu un objectif, mais Dylan pense que beaucoup d'artistes n'y sont pas prêts. Il se sent chanceux que son succès soit arrivé à un moment "parfait" dans sa vie, après son mariage et son emménagement. Le plus difficile, selon lui, est de maintenir ce succès. Il se sent souvent perdu dans l'industrie et a supprimé de nombreux comptes de réseaux sociaux pour se protéger de la surcharge d'informations et de la pression. Il cherche à séparer sa vie personnelle de son travail, car les réseaux sociaux sont devenus un outil de promotion constant plutôt qu'un moyen de se connecter avec des amis.
Chris souligne que pour que l'art imite la vie, il faut vivre une vie. Il note que les comédiens célèbres finissent par ne parler que d'aéroports et d'hôtels parce que c'est leur vie. De même, les créateurs de contenu peuvent se retrouver à ne consommer que le travail d'autres personnes dans leur domaine, perdant ainsi leur source d'inspiration originale. Dylan partage ce sentiment, se demandant comment il peut rester le type de personne pour qui il écrirait des chansons.
La conversation dérive vers le processus d'écriture de Dylan. Il commence souvent par chanter des charabia pour trouver une mélodie, puis les mots viennent. Il préfère écrire seul sur son canapé la nuit, plutôt que dans des "writers' rooms" structurées, bien qu'il collabore parfois avec son frère. Il est très ouvert à la collaboration et ne s'accroche pas à l'idée que chaque mot doit être le sien.
Ils discutent de l'intégration de l'IA dans la création artistique. Dylan exprime son aversion pour l'utilisation de l'IA dans les aspects artistiques ou sentimentaux, car l'essence de l'art réside dans son imperfection et son origine humaine. Il voit l'IA comme un outil utile pour certaines tâches, mais pas pour la création d'œuvres qui nécessitent une âme. Chris partage une anecdote personnelle sur sa lutte pour écrire un essai, où il a résisté à l'envie d'utiliser ChatGPT, car il voulait que le travail soit entièrement le sien. Il cite Mark Manson : "Fais des choses difficiles non pas parce que c'est amusant, mais parce que la victoire signifie réellement quelque chose. Tu as saigné pour ça. Tu t'es battu pour ça. Tu l'as mérité. Les victoires faciles sont oubliables. Les difficiles te changent. C'est le but."
Ils explorent l'idée que l'imperfection peut donner vie aux enregistrements, citant des anecdotes sur des bruits accidentels dans d'anciens enregistrements d'Elton John. Cependant, ils notent que même cette "imperfection naturelle" peut être artificiellement reproduite à des fins commerciales.
Dylan aborde les émotions les plus difficiles à écrire. Il trouve plus facile d'écrire des chansons tristes ou profondes que des chansons joyeuses. Il peut bien écrire sur l'amour, notamment sur sa femme, mais les chansons "joyeuses et entraînantes" sont un défi. Il pense que la musique country moderne est un exutoire pour les hommes, leur permettant d'exprimer leur vulnérabilité sans être jugés, agissant comme une "séance de thérapie de groupe". Il compare cela aux chansons féminines qui sont souvent plus axées sur l'autonomisation.
Enfin, Dylan interprète une nouvelle chanson de son prochain album, intitulée "Clothesline". Il exprime son désir de revenir à une époque où les albums étaient sortis sans que les fans ne connaissent tous les titres à l'avance, comme Turnpike Troubadours l'a fait avec "Price of Admission". Il reconnaît la tension entre l'authenticité artistique et les exigences commerciales de l'industrie musicale. L'album de Dylan Gossett sort le 25 septembre.