
L'IA continue sa hausse, mais attention ⚠️ (Les Archives de L'Architecte EP13)
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Bienvenue à l'émission du samedi 11 juillet 2026, épisode 13 des archives de l'architecte. L'économie mondiale est marquée par des dissonances. Les actions américaines progressent grâce à l'IA et aux semi-conducteurs, mais le Dow Jones et les small caps reculent. Le pétrole gagne 4% à 5,5%, tandis que l'or baisse légèrement, le domaine obligataire restant sous pression. Le Bitcoin consolide autour de 64 000 dollars, et les rendements obligataires américains à 20 et 30 ans sont de nouveau au-dessus de 5%.
L'Europe sous-performe, avec un risque inflationniste lié à l'énergie persistant et des perspectives de hausse des taux de la BCE toujours d'actualité, comme c'est le cas pour la Fed aux États-Unis. SK Hynix a réalisé une introduction en bourse réussie aux États-Unis, levant 26,5 milliards de dollars, sursouscrite sept fois, et le titre a grimpé de 14% vendredi. Samsung a annoncé une multiplication par 19 de son bénéfice opérationnel trimestriel, mais le marché sanctionne à court terme.
L'économie américaine est en expansion et le marché du travail est stable. L'Europe et la Chine voient leur inflation ralentir légèrement, ce qui est positif pour la BCE. La tech, l'IA et le cloud continuent de soutenir l'ensemble des marchés, tandis que les matériaux et la santé sous-performent aux États-Unis. Le pétrole progresse en raison des tensions dans le détroit d'Ormuz. L'or recule de près de 2% malgré le risque géopolitique, pesé par les taux réels et les anticipations restrictives de la Fed. Les obligations longues américaines à 20 et 30 ans restent au-dessus de 5%, et le Bund allemand à 10 ans progresse de 3%.
Côté crypto, le Bitcoin gagne 3% à 64 000 dollars, tandis qu'Ethereum recule de 8%. Michael Saylor a vendu 358 Bitcoins pour 216 millions de dollars afin de payer des dividendes. La tendance de fond du cycle de 4 ans reste intacte, avec un point bas final attendu entre fin d'été et automne, si ce n'est déjà fait autour de 57 000 dollars. La semaine prochaine sera marquée par l'inflation américaine, les prix à la production aux États-Unis, le PIB chinois, les ventes au détail américaines et les résultats d'entreprises comme TSMC, JP Morgan, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Netflix, BlackRock, et Johnson & Johnson, avec des attentes élevées pour la tech.
L'analyse technique montre que le "money supply" américain a franchi les 23 trillions. En 2022, une contraction de l'offre monétaire avait entraîné une baisse des actions. Le S&P 500 clôture dans le vert à 7575 points, proche de son ATH de 7600. Pour les investisseurs français, Amundi lancera le 15 juillet un ETF "all world country" sur PEA à partir de 5 euros, avec 0,30% de frais annualisés, incluant l'Asie et les émergents, offrant une meilleure diversification que les indices actuels très pondérés sur les États-Unis.
Le CAC 40 clôture à 8338 points. L'indice des semi-conducteurs de Philadelphie progresse mais reste en consolidation entre 12 000 et 14 600 points. L'Euro Stoxx 600 progresse légèrement, mais l'Europe reste en retard par rapport aux États-Unis. Le dollar DXY est bloqué autour de 101 points, mais un retour sous les 100 points serait un signal baissier à court terme. Le scénario est un retour à 103 points d'ici l'automne. Le Russell (small caps) marque le pas. L'or, à 4120 dollars, pourrait construire un point bas autour de 3900-4000 dollars cet été, après une purge majeure depuis son top récent à 5600 dollars.
Le marché crypto total est à 2180 milliards de dollars, bataillant avec la moyenne mobile à 300 semaines (anciennement 100 semaines). Cette zone correspond à environ 57 000 dollars pour le Bitcoin. La correction actuelle de 53-54% sur Bitcoin n'est pas extrême comparée aux cycles passés (-85%, -90%). Le retour à la moyenne mobile à 300 semaines est similaire à 2022. La question d'un point bas pour Bitcoin cet été, autour ou en dessous de 50 000 dollars, persiste. Les données on-chain suggèrent qu'une zone entre 40 000 et 60 000 dollars est pertinente. La moyenne mobile à 300 semaines est à 55 000 dollars, et le prix réalisé à 53 000 dollars. La zone des 50 000 dollars (plus ou moins 5 000) pourrait intéresser les investisseurs long terme. Le ratio risque/récompense à 50 000 dollars avec un objectif de 150 000 pour le prochain cycle (x3) est intéressant. Les vendeurs semblent s'épuiser.
Le "bottom" du marché crypto est souvent une phase de désintérêt. Le cycle haussier se réamorce avec un intérêt croissant. Une divergence par rapport au total crypto est que Bitcoin a historiquement dépassé sa moyenne mobile à 300 semaines à la baisse de 14%, ce qui le ramènerait à 47 000 dollars. La zone 50 000 +/- 5 000 est donc cruciale.
Ethereum reprend un peu de force à 1800 dollars, mais avec beaucoup de volatilité entre 1500 et 1850 dollars. Les espoirs à 1-3 ans pour Ether sont dégradés par rapport à Bitcoin, avec un potentiel d'appréciation plus élevé, mais aussi un risque et une volatilité accrus. Circle a gagné 5% après avoir été autorisé à agir comme une banque. MicroStrategy, bien que volatile, reste risqué. Coinbase défend les 145-146 dollars.
Facebook Meta rattrape son retard sur l'IA, passant de 540 à 670 dollars en deux semaines, avec un ATH proche de 800 dollars. Nvidia, à 210 dollars, a repris des forces. Bien que son potentiel de devenir la première société à 10 000 milliards de dollars soit évoqué (actuellement 5 000 milliards), il est important de considérer le rendement et le risque. Le PE de Nvidia (autour de 20) est faible comparé à d'autres géants technologiques ou à Tesla (x180), ce qui suggère qu'elle n'est pas surévaluée par rapport à ses performances. Cependant, il faut se demander si le potentiel d'appréciation justifie un investissement massif, et si les attentes ne sont pas trop élevées.
Netflix est en baisse de 3%, cherchant un point bas proche de 70 dollars. Robinhood recule de 3% à 12 dollars après une belle progression. Côté luxe français, Hermès bataille autour de 1650 euros, zone importante pour le long terme. FDJ tente de se reprendre, mais le titre reste dégradé à court et moyen terme, après un ATH à 51 euros et des changements de direction.
Pour les altcoins, Lido, Morpho, Aave (DeFi) reprennent un peu de vigueur, mais le token Lido est très baissier face au dollar et à Bitcoin. Des divergences apparaissent sur des timeframes hebdomadaires. Historiquement, seuls cinq altcoins majeurs se maintiennent bien : Bitcoin, Ethereum, Hyperliquid, Solana, et un cinquième au choix (BNB, Doge, RWA, TAO pour l'IA). Le token Aave fait son point bas autour de 57 dollars, après avoir travaillé autour de 95 dollars, avec un potentiel de rallier 112-137 dollars. Cependant, les changements de règles autour du projet rendent son avenir incertain. À long terme, Bitcoin reste l'actif avec le risque de ruine le plus faible, ayant prouvé sa résilience et sa progression continue sur plus de quinze ans, malgré des bear markets de -70% à -90%. Les altcoins ont du mal à maintenir cette résilience sur des cycles de 4 ou 8 ans.
En Asie, Xiaomi progresse de 21,48 à 25,84 sur deux semaines, au contact de la moyenne mobile à 200 semaines. Alibaba progresse de 92 à 112 dollars, visant 120 dollars. Les indices japonais Nikkei (69 200) et Topix (4 036) n'affichent pas de signaux précis. Les obligations japonaises à 20 et 30 ans reculent de -4% à -4,60%, contrairement aux États-Unis où elles sont très élevées (plus de 5%).
La problématique actuelle, en dehors de la tech et de l'IA, est un marché obligataire sous pression. Jusqu'aux midterms de Trump cet automne, il faut être prudent. Profiter des valorisations et dynamiques de l'IA et des semi-conducteurs est judicieux, mais il faut garder à l'esprit que cette partie de l'économie ne pourra pas soutenir le reste indéfiniment. L'inflation persiste, la BCE a augmenté ses taux, et la question d'une hausse des taux de la Fed est cruciale. Si la Fed devait augmenter les taux, cela pourrait créer une fenêtre baissière et des opportunités pour le marché américain.