
Il a quitté la France pour vivre en Colombie, voici son histoire
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Roma, un ancien salarié en France, a troqué sa vie de bureau pour l'entrepreneuriat digital et s'est expatrié à Medellín, en Colombie. Sa compétence clé est le métier de Media Buyer, qu'il explique en détail dans cette vidéo, offrant un aperçu de son parcours et des conseils pour ceux qui souhaitent suivre ses traces.
Roma partage qu'il vit à Medellín depuis plus de deux ans, une ville qu'il trouve particulièrement intéressante pour les travailleurs en ligne. Son parcours a commencé en 2020-2021, pendant la pandémie de Covid-19, lorsqu'il a tenté de lancer un e-commerce avec des promesses de liberté géographique et financière, mais sans succès. Après ses études en marketing digital en école de commerce, il a effectué un stage de fin d'études où il a découvert le métier de Media Buyer. En six mois, il avait déjà développé un portefeuille client au sein de l'agence où il travaillait.
Le Media Buyer est la personne qui gère les campagnes publicitaires sur diverses plateformes comme Instagram, Facebook, Google, TikTok, etc., pour des marques ou entreprises. L'objectif est de sponsoriser des publications, vidéos, images ou annonces textuelles pour augmenter le chiffre d'affaires et les ventes. C'est un métier axé sur les résultats, visant un retour sur investissement (ROI) élevé.
En tant que salarié, Roma gagnait entre 2400 et 2800 euros par mois, ce qui était supérieur à la plupart de ses amis d'école. Cependant, il réalisait qu'il rapportait 300 000 euros par mois à son entreprise, ne touchant qu'une infime partie de ce qu'il générait. Il gérait environ 16 clients, un volume considérable pour un Media Buyer. Cette situation l'a poussé à vouloir se lancer à son compte, ayant toujours eu une fibre entrepreneuriale. Il a réalisé qu'il possédait une compétence précieuse qui lui permettrait d'aller plus loin en tant qu'indépendant.
Quant à son choix de vivre à Medellín, il s'agit d'un concours de circonstances. Un ami, déjà expatrié au Panama, lui a proposé de le rejoindre en Colombie alors que Roma envisageait Bali. Il a décidé de tenter l'expérience après un court séjour en Thaïlande, atterrissant ainsi à Medellín.
Roma décrit Medellín comme une ville tranquille, conviviale, avec de la musique partout et des gens très ouverts. C'est un lieu idéal pour les nomades digitaux, avec de nombreux cafés pour travailler et une bonne connexion Wi-Fi. Il apprécie la "belle vie" qu'on peut y mener. En tant que nomade digital, il a voyagé en Colombie, au Paraguay, en Argentine, au Brésil et en Thaïlande. Il se verrait bien s'installer définitivement en Thaïlande ou à Medellín en raison de l'ambiance qui y règne.
Il se sent totalement intégré à la communauté locale, un avantage qu'il a remarqué en Colombie par rapport à la Thaïlande, où il se sentait davantage comme un étranger. Il a appris l'espagnol en interagissant avec les locaux et se débrouille désormais très bien.
Concernant les relations, Medellín est connue pour être une destination prisée par les hommes en raison de la beauté des femmes latines et de la culture de la séduction. Les gens sont avenants et il est relativement facile de rencontrer des personnes et de créer des liens. Roma souligne l'importance de se connecter avec les locaux pour des raisons authentiques, et non pour les "mauvaises raisons" souvent associées à certaines destinations. Il met en avant le côté humain puissant et la facilité d'intégration dans les familles locales, un aspect qu'il a observé chez ses amis.
Sur le plan de la sécurité, Roma insiste sur le fait que la Colombie n'est plus celle des années 90. Il faut juste respecter une règle simple : "no dar papaya", c'est-à-dire ne pas "donner le bâton pour se faire battre" en exhibant des signes de richesse dans des quartiers à risque. En général, il se sent en sécurité, notamment dans des quartiers comme El Poblado et Laureles. Le plus grand danger pour les hommes, selon lui, se trouve plutôt dans les rencontres en ligne, où il faut se méfier des situations "trop faciles".
Pour revenir au métier de Media Buyer, Roma explique que cela consiste à gérer les campagnes publicitaires et à développer le chiffre d'affaires des clients. Il se considère comme le "bras droit et partenaire stratégique" de ses clients. Les principaux avantages de ce métier sont la liberté géographique, financière et de temps. Le travail se fait 100% sur ordinateur avec une connexion internet. Il est rémunéré au résultat, non au temps passé, et gagne entre 1200 et 1500 euros par mois par client.
Ses clients sont principalement des e-commerçants (prêt-à-porter, maroquinerie) et des prestataires de services (assurance). Il travaille sur diverses plateformes publicitaires comme Meta (Facebook, Instagram), TikTok Ads, Snapchat, Pinterest et Google Ads. Meta est la plateforme la plus efficace en termes de qualité des données, de nombre d'utilisateurs et de mise en avant de l'image de marque. Instagram est souvent la première vitrine des entreprises, ce qui en fait un levier publicitaire puissant.
Un Media Buyer expérimenté peut espérer gagner entre 5000 et 10 000 euros par mois. Roma a atteint son premier chiffre d'affaires important au bout de sept mois. Il estime qu'il est possible de générer des premiers revenus en environ 90 jours, le principal défi étant de trouver les premiers clients. Le métier peut être appris progressivement en parallèle d'un autre emploi. Ses élèves, dont certains sont en CDI, ont réussi à décrocher des premiers clients rapidement.
Après quatre ans d'expérience, Roma travaille environ 25 à 30 heures par semaine, ce qui lui laisse du temps pour développer sa chaîne YouTube et sa formation. Au début, il faut compter environ 35 heures par semaine pour atteindre 2000 euros par mois.
Concernant l'intelligence artificielle (IA), Roma ne pense pas qu'elle remplacera les Media Buyers. Le métier ne se limite pas à lancer des publicités, mais inclut aussi l'accompagnement client, l'analyse des données et la stratégie. L'IA peut aider à collecter des données pertinentes, mais l'aspect humain et la capacité à interpréter ces données pour guider le client restent essentiels. Il estime que 50% de son travail consiste à gérer les campagnes et 50% à l'accompagnement stratégique et la discussion avec le client.
Pour ceux qui souhaitent se lancer, Roma conseille d'abord d'apprendre la compétence du métier, puis de passer rapidement à l'action en se confrontant au marché. S'il devait revenir en arrière, il se dirait de ne pas avoir peur et de se lancer directement en tant que freelance, sans passer par la case agence, en se concentrant sur l'action et l'itération.
Roma a créé une chaîne YouTube pour aider à comprendre le métier de Media Buyer et propose la "Media Buying Academy", une formation de 90 vidéos (20 à 25 heures) couvrant les aspects techniques de la gestion de campagnes publicitaires et l'entrepreneuriat freelance, y compris la recherche et la fidélisation des clients.