
On fait un micro-trottoir dans un marché local… ça ne plaît pas à tout le monde 🇹🇭
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L'épisode du jour nous emmène au marché de Pril So 71, un marché local thaïlandais que Charles connaît bien, ayant habité à proximité pendant douze ans. L'objectif est de parler à tout le monde et de découvrir les réalités de ce marché.
Dès l'arrivée, la question de la conservation de la viande sous la chaleur thaïlandaise est soulevée. Charles explique que les vendeurs utilisent des glaçons et des ventilateurs pour éloigner les mouches, et assure qu'il n'est jamais tombé malade en achetant de la viande ici, même si les pratiques peuvent surprendre. Il met en garde contre les objets tranchants à hauteur des yeux et le port de baskets pendant la saison des pluies, où il pleut constamment.
Un plat de nouilles coûte 40 bahts (environ 1 euro). Il s'agit de nouilles végétariennes avec de l'œuf et du tofu, et parfois du poulet, comme Charles le découvre après avoir initialement pensé qu'il n'y avait pas de viande. Les vendeurs ne semblent pas ravis de voir les caméras, étant très occupés.
La conversation se tourne ensuite vers les insectes comestibles. Charles demande si les Thaïlandais aiment vraiment en manger, et la vendeuse confirme que c'est une pratique courante, pas seulement dans la région de l'Isan, mais dans tout le pays. Même les enfants en consomment régulièrement. Les grillons sont particulièrement populaires. La vendeuse explique qu'elle achète ses insectes à Korat et Ubon Ratchathani. Elle loue son stand pour 240 bahts par jour (environ 6 euros). Les étrangers peuvent louer un stand s'ils sont accompagnés de Thaïlandais, mais pas seuls, car il faut un permis de travail. L'idée de vendre des insectes sur un marché de nuit est évoquée comme une expérience exotique. Charles décline l'offre de goûter les insectes, mais encourage les spectateurs à visiter le stand de "Pinouille".
Le coût de la vie est abordé avec l'exemple d'une cuisse de poulet à 15 bahts (40 centimes d'euro). Une cuisse plus grande coûte 25 bahts (60 centimes). Le prix du poulet a doublé en deux ou trois ans, passant de 50 bahts le kilo à 100 bahts le kilo, une inflation jugée incroyable. La vendeuse explique que si elle ne vend pas tout, elle donne le reste à ses enfants et à sa famille, évitant ainsi le gaspillage.
Plus loin, un stand propose du poulet grillé à la thaïlandaise, servi avec du riz gluant et une sauce rouge. Deux cuisses de poulet avec du riz coûtent 50 bahts (1,20 euro), un repas complet à un prix très abordable malgré l'inflation générale qui touche le pays, similaire à la France où les salaires n'augmentent pas autant que les prix des produits alimentaires.
La présence de sushis exposés toute la journée sous la chaleur étonne, bien que personne ne semble tomber malade. Charles n'est pas fan de ce type de sushis, qu'il compare aux beignets de marché par rapport à des beignets de marques connues.
Une vendeuse de pâtisseries réagit à la caméra, demandant pour quel public est la vidéo et rappelant qu'il faut une autorisation pour filmer sur le marché. L'équipe explique qu'il s'agit d'une vidéo pour les Français intéressés par la culture thaïlandaise. Charles et son ami plaisantent sur le fait d'avoir dit des "saloperies" sur son stand, se demandant si elle parle français et aurait compris.
Des beignets aux cacahuètes sont vendus à 15 bahts (40 centimes d'euro), un prix très bas. Le durian est également disponible à 40 bahts le kit (environ 55 grammes). Charles, qui adore le durian, insiste sur la qualité crémeuse du fruit.
Deux enfants, accompagnés d'un ami, sont vus en train de vendre des friandises après l'école, qui est située juste à côté. Ils proposent des bonbons sucrés et des seringues de jus de fruits à 10 bahts (20 centimes d'euro), que Charles et son ami testent et trouvent bons, malgré ce que la vendeuse avait dit.
Un stand de poisson frit avec du riz gluant est le préféré de Charles. La vendeuse explique qu'elle achète le poisson entier au marché de gros, le prépare chez elle et ne fait que la friture sur le marché. Elle commence à travailler à 8h30 ou 9h30, et les samedis sont calmes, ce qui lui permet de se reposer.
L'équipe aborde la question de l'amour avec la vendeuse de poisson. Elle est célibataire mais a un enfant. Elle dit ne plus vouloir de petit ami car cela lui "fait trop mal à la tête". Elle n'a pas eu de relation sérieuse depuis 10 ans et se concentre sur l'éducation de son fils de 14 ans.
Plus loin, des bananes géantes, pas encore mûres, sont vendues. Charles les trouve délicieuses, avec un goût de mangue et des qualités nutritionnelles potentiellement supérieures aux bananes classiques.
La présence de culottes à côté de la nourriture fait rire Charles, mais il note que ce ne sont pas des culottes très sexy. Deux culottes coûtent 130 bahts (3 euros), un prix jugé très abordable.
L'équipe se questionne sur la manière dont les vendeurs gagnent leur vie, étant donné le faible nombre de clients et les prix très bas. Charles explique que les loyers des stands sont très bas, et que les familles entières travaillent ensemble, chaque membre contribuant un petit salaire qui, mis bout à bout, permet de vivre.
Un autre stand propose du riz gluant fait maison. La vendeuse offre un échantillon de son poulet, que Charles trouve excellent.
Un point intéressant est le programme gouvernemental "Taille Choix et Taille", qui offre aux Thaïlandais un budget de 1000 bahts par mois pendant quatre mois, sous forme de crédits, à dépenser uniquement dans les magasins partenaires. Ce programme est une aide due à la crise économique.
Charles et son ami tentent de rapprocher deux vendeurs célibataires, mais découvrent qu'ils sont déjà mariés, ce qui provoque des rires. Ils demandent à une vendeuse si elle a un petit ami, et elle répond qu'elle "parle à quelqu'un", une expression courante en Thaïlande pour désigner une relation en cours mais pas encore officielle. Elle a été mariée auparavant et s'est séparée après 10 ans. À 32 ans, elle n'est pas intéressée par les étrangers, estimant qu'il est difficile de communiquer.
Charles souligne que, contrairement à l'idée reçue en France, de nombreuses Thaïlandaises ne cherchent pas un étranger. La réalité est que beaucoup sont des femmes traditionnelles qui travaillent dur.
Les deux femmes interrogées expliquent qu'elles travaillent dans la même école, l'une s'occupant de l'école et l'autre de la pâtisserie et de la nourriture. Elles ont été invitées par leur amie à travailler avec elle.
Interrogées sur ce qu'elles recherchent chez un homme, elles répondent "gentillesse", une réponse fréquente lors des micro-trottoirs. L'âge est aussi un critère, 40 ans ça va, 50 ans "faut voir s'il a encore de la force".
Leur rêve est de devenir riches pour que leur famille ne manque de rien. Elles envoient environ un tiers de leur salaire (4000 bahts) à leurs parents, qui sont âgés et ne peuvent plus travailler. Les parents cultivent la terre pour se nourrir, mais cela ne suffit pas à payer les factures. Charles explique qu'en France, ce sont les parents qui aident les enfants, ce qui étonne les Thaïlandaises. Elles ne posent pas de questions sur ce phénomène, peut-être par politesse, une caractéristique culturelle thaïlandaise.
Charles réalise qu'il a été arnaqué sur le prix d'un article, ayant payé 60 bahts alors que le prix réel était de 180 bahts. Le marché propose aussi des avocats, mais d'une variété différente de celle utilisée pour le guacamole.
L'expérience du marché est jugée "top" et "spontanée". L'équipe encourage les spectateurs à commenter, suggérer d'autres lieux à visiter, s'abonner et partager la vidéo. L'adresse du marché de Pril So 71 est donnée pour ceux qui souhaitent rencontrer Charles et découvrir ce lieu très local au cœur de Bangkok.