
🚨 ALERTE : Strategy vend du Bitcoin et nous condamne
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On a souvent sous-estimé les vrais dangers concernant la stratégie de financement de MicroStrategy et son impact sur le Bitcoin. Alors que le "margin call" de MicroStrategy et la vente potentielle de Bitcoin par Michael Saylor ont été perçus comme des menaces majeures, l'impact direct de la vente de 32 Bitcoins par Saylor fut limité. Cependant, la réaction des marchés a montré une certaine inquiétude. Notre erreur principale a été de croire que le nouveau moteur de financement, le STRC (Shareholder Trust Receivable Convertible), sortirait renforcé, le considérant supérieur à une émission infinie d'actions. Nous nous sommes trompés sur la quantité de STRC émise par Saylor et sur les conséquences du rachat d'obligations, que nous avions initialement jugé positif.
Aujourd'hui, le STRC s'échange 25% sous sa valeur cible, atteignant son plus bas niveau historique. Cet instrument, que nous pensions quasi infaillible, a fait perdre un quart de leur capital aux acheteurs. Ce n'est pas un créancier réclamant son dû ou un crash du Bitcoin qui est le vrai danger, mais un problème interne à la machine construite par Saylor. En janvier, Saylor pouvait couvrir ses dividendes pendant plus de 7 ans ; cette couverture est tombée à 14 mois en six mois. Ce n'est pas un accident de marché, mais un étau qui se resserre. Chaque levier activé pour desserrer la pression en bloque un autre.
En janvier, l'obsession du marché était le prix de liquidation du Bitcoin. Nous avions expliqué que la dette de MicroStrategy n'était adossée à aucun Bitcoin, qu'aucun créancier ne pouvait saisir un satoshi, et qu'il n'existait pas de bouton de liquidation automatique. Six mois plus tard, cela reste vrai. En mai, Saylor a annoncé qu'il vendrait probablement du Bitcoin, un revirement après cinq ans de "never sell". Nous avions vu juste sur la fin du "Never Sell", mais nous avons parié que le STRC, le nouveau moteur de MicroStrategy, sortirait renforcé. Nous avions même affirmé qu'un porteur de STRC ne pouvait presque pas perdre d'argent. C'est là que nous nous sommes trompés, non sur la mécanique, mais sur l'ampleur. Nous avons sous-estimé la quantité de STRC que Saylor émettrait pour financer ses achats et les conséquences du rachat d'obligations de mai.
Le rachat d'obligations de 1,5 milliard de dollars pour 1,38 milliard en cash a vidé 70% de la réserve de cash de MicroStrategy, passant de 2 milliards à 871 millions de dollars. Cette réserve garantissait le paiement des dividendes. Au même moment, les dividendes à payer augmentaient à cause des émissions massives de STRC. En mai, Saylor a levé 2 milliards de dollars en STRC, ajoutant 200 millions par an de dividendes à payer. Le STRC, vendu comme stable à 100 dollars, s'échange maintenant autour de 76 dollars, une chute de 25%. Le rendement a mécaniquement grimpé à plus de 15%. Pour acheter du Bitcoin, MicroStrategy doit émettre du STRC à 100 dollars. Mais avec le STRC à 76 dollars, l'émission devient ruineuse.
Le moteur de financement principal a calé, forçant Saylor à trouver du carburant ailleurs. En juin, il a vendu 209 millions de dollars d'actions MSTR pour acheter seulement 100 millions de Bitcoin, le reste allant à la réserve de cash. Même schéma le 22 juin : 335 millions de dollars d'actions MSTR vendues pour 35 millions de Bitcoin, le reste pour la réserve. L'homme qui achetait du Bitcoin chaque semaine lève désormais dix fois plus d'argent pour sa caisse que pour acheter du Bitcoin. La machine ne tourne plus pour empiler du Bitcoin, mais pour maintenir la trésorerie.
Début juin, MicroStrategy a vendu 32 Bitcoins, la première vente sèche depuis 2022. Le "we will probably sell" n'est plus une simple