
How Police Interrogators Get You To Confess - Chase Hughes
Audio Summary
AI Summary
Un protocole en cinq étapes est utilisé pour obtenir des aveux, impliquant un changement massif de contexte et de perception. Le protocole comprend socialiser, minimiser, rationaliser et projeter, suivi d'une question alternative.
Prenons l'exemple de la contrebande d'armes. La première étape est la confrontation, où l'interrogateur dit à la personne qu'elle ment, mais sans blesser son ego. Par exemple, il pourrait dire qu'il sait que l'histoire complète n'est pas racontée.
Ensuite, vient la phase de socialisation. L'interrogateur suggère que la personne est bonne et que ses actions sont compréhensibles, expliquant pourquoi d'autres comprendraient les circonstances qui l'ont menée à cette situation.
Puis, la minimisation. L'interrogateur minimise la gravité de l'acte, comparant la personne à d'autres ayant commis des actes bien pires et s'en étant remis, soulignant que ce n'est pas un crime capital.
La rationalisation suit. L'interrogateur évoque des difficultés personnelles, comme un passé difficile ou des dettes médicales familiales, pour justifier les actions de la personne.
La projection est l'étape suivante, où l'interrogateur suggère que ce n'est pas la faute de la personne, que n'importe qui dans ses conditions aurait fait les mêmes choix, et que des menaces ou pressions l'ont peut-être forcée à agir.
Enfin, la question alternative est posée : la personne a-t-elle agi pour de l'argent et des drogues, ou pour aider un membre de sa famille ? Les deux options impliquent une admission de culpabilité, mais la deuxième présente la personne sous un jour plus favorable.
Une autre technique est la "question d'appât". Si l'on soupçonne quelqu'un d'avoir volé un vélo, on lui demande s'il y a une raison pour qu'une caméra de sonnette de voisin ait filmé son véhicule dans la zone. Une personne innocente répondrait non sans hésitation, tandis qu'une personne coupable serait confrontée à un dilemme.
La "question de la punition" est également utilisée. On demande ce qui devrait arriver à la personne qui a commis l'acte. Les réponses des enfants coupables sont souvent des punitions moins sévères pour eux-mêmes que pour les autres.