
L'IA VA SUPPRIMER TOUTES LES MALADIES ET PERMETTRE À L'HUMAIN DE VIVRE JUSQU'À 1000 ANS D'ICI 2035
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Dans cette émission, nous abordons l'intelligence artificielle (IA) avec deux invités : Laurent Alexandre, chirurgien et transhumaniste, et Corentin Fayard, fondateur de Substi, une société proposant des IA dédiées aux entreprises.
Corentin Fayard présente Substi, une entreprise qui crée des "employés IA" sur mesure pour les sociétés. Contrairement aux chatbots génériques comme ChatGPT, ces IA appartiennent à l'entreprise et sont hébergées sur leurs serveurs ou des serveurs sécurisés, garantissant la confidentialité des données. L'intérêt principal est d'éviter les fuites de données qui peuvent survenir avec les plateformes publiques. Ces employés IA peuvent effectuer des tâches complexes, telles que la comptabilité ou le community management, en automatisant des processus et en agissant directement sur les écrans, à l'instar d'un employé humain. L'entreprise met en place un système de contrôle où une IA supervise les actions d'une autre IA, avec un intervenant humain pour les tâches critiques.
Laurent Alexandre, quant à lui, aborde le transhumanisme et l'impact révolutionnaire de l'IA. Il estime que la plupart des cursus universitaires actuels sont obsolètes à l'ère de l'IA, citant la médecine comme exemple où ChatGPT serait déjà quatre fois plus performant qu'un médecin généraliste pour le diagnostic. Il prédit que les médecins deviendront des "orchestrateurs d'IA" et de robots chirurgicaux, et non plus des praticiens effectuant des diagnostics.
Le transhumanisme, selon lui, est une idéologie visant à améliorer l'homme par la technologie (nanotechnologies, IA, biotechnologies) pour prolonger la vie et les capacités humaines. Il s'oppose au post-humanisme, qui vise à remplacer l'homme par la machine. Laurent Alexandre est convaincu que la durée de vie humaine va considérablement augmenter, affirmant même que la première personne à vivre 1000 ans est déjà née. Il cite des personnalités de la Silicon Valley qui prévoient des vies de 160 ans d'ici 2035-2040 grâce à la super-intelligence artificielle, qui pourrait éradiquer toutes les maladies.
La super-intelligence artificielle (super IA) est définie comme une intelligence supérieure à celle des 8 milliards de cerveaux humains réunis. Sam Altman, PDG d'OpenAI, estime qu'elle sera là d'ici deux ans et prédit une transformation radicale des sociétés, où le travail humain deviendra obsolète, nécessitant la mise en place d'un revenu universel. L'homme ne serait alors plus l'espèce la plus intelligente sur Terre.
Concernant l'accessibilité du transhumanisme, Laurent Alexandre soutient que grâce à la super IA, les thérapies d'augmentation deviendront quasi gratuites, contredisant l'idée d'élitisme. Il aborde également le problème de la dépopulation, qui menace davantage la Terre que la surpopulation.
Il distingue plusieurs courants du transhumanisme, dont ceux qui visent la conquête spatiale (Elon Musk avec Neuralink) et ceux qui cherchent à "tuer la mort" (dirigeants de Google avec Calico), avec l'objectif d'atteindre l'Homodeus, l'homme-dieu transformé par la technologie.
Laurent Alexandre critique vivement le système éducatif français, jugé démagogique et inadapté à l'ère de l'IA. Il préconise l'apprentissage de l'exigence, l'utilisation des technologies comme l'IA pour personnaliser l'enseignement, et le développement de la culture générale. Il estime que les études universitaires classiques, sauf dans les 20 meilleures universités mondiales, sont largement inutiles. Il conseille aux jeunes de lancer des startups plutôt que de suivre des cursus académiques traditionnels.
Il souligne l'importance de maîtriser les outils d'IA, car le rôle principal des humains sera celui d'"orchestrateur d'IA", que ce soit dans la médecine, le droit ou d'autres domaines. L'IA deviendra le moteur principal de la recherche scientifique et de la production, créant une abondance de richesses qui pourrait financer un revenu universel conséquent.
Face à l'avancée inexorable de l'IA, il est impossible de revenir en arrière, notamment en raison de la compétition géopolitique avec la Chine. L'IA est perçue comme une force potentiellement destructrice, Geoffrey Hinton estimant à 10% la probabilité que l'IA extermine l'humanité d'ici 2044. Cependant, Laurent Alexandre reste optimiste, insistant sur la nécessité de développer une nouvelle éthique et philosophie pour encadrer ces nouveaux pouvoirs.
Il insiste sur l'urgence de former les enfants à l'IA dès le plus jeune âge, arguant qu'un parent qui ne le fait pas est "indigne". L'IA étant déjà sujette à des "hallucinations" et des comportements imprévisibles, une "police des intelligences artificielles" devra être développée pour gérer les "mauvaises IA", qu'elles soient accidentelles ou intentionnelles.
Corentin Fayard, quant à lui, partage son parcours de mentaliste avant de se lancer dans l'IA. Il utilise désormais le mentalisme pour illustrer les enjeux business et l'impact de l'IA lors de conférences pour les grandes entreprises. Il a refusé une offre d'achat d'un million d'euros pour sa société Substi, convaincu de son potentiel d'aller "beaucoup plus haut" et de "changer le monde". Ses clients incluent des cabinets d'expertise comptable, des bureaux d'études, et même des groupes du CAC 40. Il propose des "employés IA" pour divers métiers, du comptable à l'avocat, en passant par le community manager.
Il souligne le risque de dépendance technologique envers les États-Unis, dont les centres de données hébergent une grande partie des informations françaises. Il mentionne Mistral AI comme un acteur européen prometteur. Il exprime un optimisme quant à l'impact de l'IA sur le travail, affirmant qu'elle permettra de libérer les employés de tâches répétitives et d'améliorer le bien-être au travail. Cependant, il reconnaît que des millions d'emplois pourraient être supprimés, appelant à une adaptation rapide plutôt qu'à des interdictions législatives.
Les métiers les plus susceptibles d'évoluer rapidement sont ceux impliquant des tâches automatiques (comptables, assistants de direction) et les métiers du "col blanc" dont la valeur résidait dans le savoir, désormais accessible via l'IA. Les métiers artisanaux et les experts de haut niveau semblent moins menacés à court terme.
Corentin Fayard lance une levée de fonds de 5 millions d'euros pour développer sa technologie et accroître sa visibilité. Il évoque l'exemple de l'Albanie, qui a nommé une IA ministre des marchés publics pour lutter contre la corruption, et la possibilité d'avoir un président IA à l'avenir, sous réserve de contrôler les données et d'éviter les biais.
Il partage également son expérience traumatisante lors de l'accouchement de sa femme, qui a entraîné un choc psychologique, mais souligne que cela ne l'a pas empêché d'avancer dans sa vie professionnelle et personnelle. Son objectif est d'avoir un impact positif sur la société, notamment dans les domaines de la santé et de l'écologie, grâce à Substi.
Enfin, il explique le processus de mise en place d'une IA dédiée chez Substi, qui peut prendre de quelques heures à deux jours, et la création d'un employé IA en 24 heures. Il met en avant le potentiel immense pour les jeunes entrepreneurs de créer des entreprises avec peu de capitaux grâce à l'IA.