
The Most TERRIFYING Scene In The Lord Of The Rings Used ONE Chord
Audio Summary
AI Summary
La scène la plus terrifiante du *Seigneur des Anneaux* ne se déroule pas au cours d'une bataille, n'implique pas un méchant, ni même un lieu maléfique comme le Mordor. Elle se passe dans les bois, alors qu'on cherche de l'aide. Aux trois quarts du film *La Communauté de l'Anneau*, une chose est claire : la Terre du Milieu est remplie de ténèbres, de mal et de menaces partout. Il est donc inattendu qu'un lieu où l'on cherche de l'aide devienne le théâtre d'une des rencontres les plus horribles de la trilogie.
Dès le début, la musique nous met en garde. On entend une mélodie en F, avec des F bémol sept, bémol deux, bémol six. La tierce est mineure, ce qui donne un son sombre et dérangeant. Le compositeur utilise une seconde régulière et une seconde bémol. La seconde bémol crée un mode phrygien en F, tandis que la seconde régulière donne un F mineur naturel. Ces deux sonorités sont extrêmement sombres. Les murmures de Galadriel à Frodo nous avertissent du danger.
Puis, il y a une transition vers un accord de F dièse mineur, un intervalle familier dans la trilogie. Cela nous mène à Lothlórien. Un son de cuivres ascendant est introduit. Le son mineur devient majeur, mais la note suivante du chœur descend à la tierce mineure. C'est un mélange de sentiments : d'un côté, on cherche de l'aide après la mort présumée de Gandalf, mais de l'autre, rien n'indique que cet endroit est sûr. Tout ce que nous entendons le reflète. On a ce beau F dièse, cette note dièse 11 qui descend à la tierce majeure, mais cette tierce majeure devient immédiatement une tierce mineure. On ne sait pas quoi ressentir.
Les cuivres graves sont bizarres, alternant entre mineur et majeur, nous laissant dans l'incertitude. Il y a un passage du C à un C descendant vers le B naturel puis le G, qui semble beau, mais descend ensuite vers le bémol cinq et le B, un demi-ton plus bas. Il y a tellement d'informations harmoniques conçues pour déformer notre perspective. C'est plein de dissonance, puis vient la complainte pour Gandalf. On ne sait pas si on doit se sentir en sécurité ou en grave danger. Galadriel nous dit de rester, de nous reposer, que nous sommes en sécurité, mais la musique contredit ces paroles.
La complainte pour Gandalf est étrange mais belle. Legolas nous dit que c'est une complainte pour Gandalf, mais on ne le devinerait pas. La note n'est ni l'une ni l'autre des deux options ; elle est entre les deux, comme un accord de D majeur dont la tierce majeure serait désaccordée de quelques cents. Ce choix est audacieux car il nous maintient dans l'incertitude. La complainte, bien que pour Gandalf, nous met mal à l'aise par son caractère inhabituel.
La scène des Miroirs de Galadriel est la plus terrifiante. Malgré l'abri, nous ne sommes pas sûrs d'être en sécurité. La rencontre de Frodo avec Galadriel plonge encore plus profondément dans cette angoisse. La musique reprend le même thème qu'au début de Lothlórien, un F qui monte vers un F dièse bémol cinq accord mineur. C'est encore plus étrange : un F dièse majeur avec une tierce mineure et une septième dominante qui revient à F. Puis, on passe à un C dièse mineur. C'est comme la Marche Impériale, un enchaînement d'accords sombres.
Howard Shore utilise un triton, sautant d'un accord à un autre, puis jouant l'accord mineur. C'est brillant. On revient à F mineur. La descente de la tierce majeure, la Marche Impériale. Frodo regarde et voit... On a presque l'impression d'entendre le thème de la Communauté, mais ce n'est que dissonance, des cuivres graves et des percussions graves. Et puis, le thème de Sauron du Mordor apparaît en plein milieu, quand on regarde dans l'œil de Sauron. C'est terrifiant.
Galadriel demande ce qui arrivera si Frodo échoue. Elle semble le guider. La Communauté se brise. On retrouve la même triade mineure ultra-sombre séparée par des tierces majeures. Elle dit que Boromir essaiera de prendre l'anneau. Elle prévient Frodo que l'anneau les détruira tous. Frodo offre l'anneau, comme sous l'effet d'un sort. Galadriel ne nie pas son désir de l'avoir. Les cuivres graves en