
On est allés dans l'un des bidonvilles les plus dangereux de Bangkok
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Dans cette vidéo, nous explorons le bidonville de Khlong Toei à Bangkok, considéré comme l'un des derniers de Thaïlande et réputé pour être quelque peu dangereux. Le créateur de contenu, accompagné de son amie thaïlandaise B, se lance dans un nouveau concept de micro-trottoir appelé "On se taille rencontre" pour découvrir la vie des habitants.
Dès le début, on observe la précarité des habitations, construites en bois, mais étonnamment, certaines sont équipées de climatisation, ce qui surprend le visiteur. Le quartier est décrit comme "le dur de Khlong Toei", et l'équipe s'attend à des imprévus.
Une information clé révélée est que chaque année, des promoteurs immobiliers tentent d'acheter ce terrain très cher pour y construire des condos. Cependant, les habitants résistent fermement, parfois de manière agressive, refusant de quitter leurs maisons. La raison principale de cette résistance est le coût extrêmement bas du loyer, qui ne s'élèverait qu'à environ 5 euros par mois. Cela explique pourquoi ils ne souhaitent pas partir.
Au cours de la visite, on entend des bruits d'animaux, notamment un coq, suggérant la présence de combats de coqs, une pratique courante dans certains contextes. B interroge sur la dangerosité du lieu, mais la réponse est rassurante : il ne s'y passe généralement rien de grave. Bien qu'il y ait des activités illicites, la majorité des habitants mènent une vie normale.
Les discussions sur les loyers révèlent des chiffres variés. Certains habitants paient 2000 à 3000 bahts par mois pour leur maison, mais il est précisé qu'ils ne paient pas pour le terrain lui-même. Une autre personne mentionne un loyer de seulement 200 bahts par mois, expliquant que le terrain appartient à l'État, à la marine militaire, et que les habitants sont propriétaires de leurs maisons. Il est également question d'inondations lors de fortes pluies. Les maisons elles-mêmes peuvent être achetées pour environ 200 à 2500 euros, mais le terrain reste la propriété de l'État.
Il est mentionné que certaines maisons sont fournies par des fondations, dans le cadre de programmes d'aide pour les personnes sans abri. L'idée est de leur offrir un logement décent et un environnement stable, loin des problèmes de drogue ou de criminalité.
Le quartier est décrit comme un lieu où les gens sont bienveillants et gentils, malgré les conditions de vie modestes. Les maisons, de petite taille (environ 9 m²), sont très rapprochées, créant une impression de communauté où les habitants vivent les uns sur les autres. Malgré cela, l'ambiance semble chaleureuse et conviviale.
Un aspect intéressant est la mention d'une loi sur le "kratom" qui serait devenue légale. Cette légalisation aurait contribué à réduire le trafic dans le quartier, le rendant moins dangereux qu'auparavant.
La visite continue à travers des ruelles étroites, où l'on découvre de petits restaurants et boutiques. Un restaurant est ouvert depuis quatre ans et semble bien fonctionner. L'entraide est une valeur forte dans ce quartier : on propose de baisser les prix pour les dons et les commandes importantes, une mentalité qui contraste avec le commerce habituel.
L'équipe rencontre une dame qui vend des tenues traditionnelles thaïlandaises. Elle est présente dans le quartier depuis sa naissance et témoigne de l'évolution positive du lieu. L'amour et la bienveillance au sein du quartier, ainsi que l'amour parental, sont cités comme les raisons de ce passage d'un quartier criminel à un endroit plus calme. La nouvelle génération est perçue comme plus bienveillante.
La question de la cohésion sociale est abordée : les habitants se considèrent comme des amis et se connaissent bien, bien qu'il y ait des relations plus ou moins fortes entre eux. Les tensions et les disputes d'antan se sont considérablement apaisées.
Une habitante, célibataire, est présentée comme étant gentille et mignonne, et le créateur suggère qu'elle pourrait s'inscrire sur une application de rencontre.
On observe également la présence de chiens, dont certains ont mordu des habitants par le passé, nécessitant des visites à l'hôpital. Il y a aussi des poulets, potentiellement utilisés pour des combats.
Un moment fort de la visite est la découverte de la ligne de train qui traverse le quartier, rasant littéralement les maisons. Le passage du train, qui se produit deux fois par jour, est impressionnant et peut être dangereux, surtout lorsque des conteneurs tombent.
Un café très connu est situé directement sur la voie ferrée. La faune locale inclut des lézards et des rats.
Concernant les scooters d'occasion, un modèle PCX de 2018 est proposé à 45 000 bahts (environ 1200 euros), avec 20 000 km au compteur et une remise à neuf. Il est précisé qu'en Thaïlande, il est souvent difficile d'acheter un scooter en espèces, les vendeurs préférant les crédits, ce qui augmente le coût final.
L'hygiène du quartier semble s'être améliorée avec le passage de structures en bois à des constructions en béton dans certaines ruelles.
Une partie de la vidéo est consacrée à la visite d'une chambre louée pour 1800 bahts en plein centre-ville. Elle ne dispose pas de salle de bain séparée, celle-ci étant intégrée avec les toilettes et une petite machine à laver. La construction est rudimentaire, avec des tôles non jointives laissant passer l'air, la lumière, et potentiellement des animaux. La chambre abrite des photos du roi.
Le propriétaire travaille dans la sécurité et répare des objets dans son temps libre. Il a été témoin d'un incident où un drone professionnel de 20 000 euros s'est écrasé sur sa maison, et les propriétaires l'ont récupéré en lui donnant seulement 500 bahts. Sa maison a également servi de lieu de tournage pour un film, pour lequel il a été rémunéré 1000 bahts.
La vidéo se termine par un appel à l'abonnement, au like et au partage, invitant les spectateurs à soutenir le nouveau concept et à proposer des lieux à explorer. L'objectif est de faire découvrir la vie des Thaïlandais directement chez eux.