
Live JAZZ Session at Salvation STUDIOS - Download the MULTITRACKS
Audio Summary
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Cette discussion porte sur le placement des micros et les choix d'équipement pour l'enregistrement, en commençant par le piano. Le piano est enregistré avec une configuration de micros assez dense, ce qui peut sembler inhabituel pour un son simple. Cependant, cette approche permet une représentation très claire du piano. Deux microphones contrastés sont utilisés, positionnés très près l'un de l'autre pour éviter les problèmes de phase. Un micro 87 apporte une clarté ouverte qui se marie bien avec les micros Coles, se complétant mutuellement. Un RE20 est placé directement dans le trou du piano pour capturer l'agressivité nécessaire lors des solos, notamment en phase de mixage. Ce micro est fortement compressé avec un 1176 (quatre boutons enfoncés), ce qui, seul, sonnerait mal, mais devient très efficace dans le mixage pour faire ressortir les solos sans surcharger la dynamique générale du piano. C'est plus une question de changement tonal.
Deux microphones d'ambiance M150 en mode omnidirectionnel sont également utilisés pour capturer l'acoustique de la pièce, remplaçant ainsi l'utilisation d'une réverbération artificielle. Aucun égaliseur n'est appliqué sur les micros du piano, et seule la compression est utilisée sur le RE20. Le son du piano est très apprécié par le groupe, prouvant l'efficacité de cette méthode. Bien que la configuration puisse paraître excessive, elle vise à capturer l'intégralité du spectre du piano, un instrument complexe à enregistrer en raison de sa richesse harmonique et de ses harmoniques. Cette technique a été testée et approuvée dans cette pièce avec ce piano spécifique, et est systématiquement mise en place.
En ce qui concerne la basse, contrairement aux sessions précédentes où elle était enregistrée dans la pièce, cette fois une isolation acoustique accrue a été recherchée entre le piano et la basse. Lors du mixage du précédent album, la compression appliquée à la basse affectait le bas du spectre du piano, même avec une séparation physique. Pour cet ensemble de chansons, un contrôle accru en post-production était souhaité. Malgré l'isolation, la disposition du studio permet une ligne de mire parfaite entre les musiciens, favorisant la connexion essentielle pour ce type de musique.
Deux micros sont utilisés pour la basse. L'un est un condensateur à petite membrane DPA, très direct et percutant, capturant l'élément rythmique de la basse. L'autre est un U95, un micro à lampe (généralement vocal), qui offre une grande plage dynamique et un bas de spectre naturellement riche. Ces deux micros fonctionnent très bien ensemble. Ils sont connectés à un préampli micro Rosser situé près de la basse. Cette configuration permet d'envoyer un signal de niveau ligne à la régie, ce qui améliore la réponse en fréquence pour la contrebasse acoustique. Bien que cela ne soit pas pratique pour tous les instruments, la contrebasse est un instrument "réglé et oublié" où la structure du gain n'est pas fréquemment modifiée. Un égaliseur passif Roger Meyer Dtori, basé sur un transformateur, ajoute des basses fréquences et amplifie le signal avant qu'il n'atteigne l'autre pièce, évitant ainsi toute perte de réponse en fréquence sur de longs câbles. Cette méthode simplifie l'enregistrement de la contrebasse, un instrument difficile à capturer avec ses claquements percussifs et ses fréquences très basses. L'objectif est de capturer l'instrument dans toute sa splendeur sans trop de compression ou d'égalisation. Le signal le plus propre est obtenu en envoyant un signal de niveau ligne plutôt qu'un signal micro, ce dernier ayant tendance à ajouter du bruit.
Pour la batterie, une grande isolation est également recherchée. Deux paires de microphones overheads sont utilisées : un R88 et une paire de GE C300. Cette approche est similaire à celle du piano, combinant la chaleur et la profondeur du micro à ruban avec la précision et les hautes fréquences ouvertes des Geckles, conçus pour fonctionner ensemble sans problèmes de phase. Les FET 47 sont utilisés sur les toms, un choix audacieux généralement réservé aux voix ou aux grosses caisses, mais qui fonctionne bien ici. Des M69 sont placés en haut et en bas de la caisse claire. Un RE20 est placé à l'intérieur de la grosse caisse, et un micro Sontronics Drumlet est placé assez loin de la grosse caisse pour capturer un bas de spectre doux et beau. Les cymbales charleston et ride sont également microphonées, bien que ces micros ne soient pas toujours utilisés dans le mixage initial. Ils sont là pour des ajustements ultérieurs, par exemple si le batteur souhaite plus de définition sur un élément spécifique sans altérer l'ensemble du kit.
Ensuite, l'ingénieur du son montre comment vérifier la phase du micro de caisse claire. En frappant la caisse claire une seule fois, il observe la forme d'onde. Si elle descend d'abord, la phase est inversée et doit être corrigée pour que le son de la caisse claire "avance". Cette technique, apprise de Bob Clear Mountain, est cruciale pour obtenir un punch optimal de la batterie et est souvent la première chose vérifiée lors d'un mixage, car elle est fréquemment incorrecte.
Des ajustements sont ensuite effectués sur le son de la batterie, notamment sur le tom basse qui est jugé un peu "pleurnichard" et manque de chant. Après quelques modifications, le son est amélioré. Une discussion s'ensuit sur les grosses caisses, les plus petites étant souvent plus problématiques en mixage que les grosses caisses de 22 pouces. Le matériel utilisé comprend Pro Tools, et les faders de la console sont utilisés pour le mixage des batteries, sans égalisation, sauf un peu sur les toms. L'idée est d'enregistrer le son tel qu'il est entendu, en incluant les réverbérations. La console est une interface frontale avant Pro Tools.
Enfin, une nouvelle configuration est proposée pour la prochaine session, visant à rapprocher les musiciens et à simplifier la prise de son. L'objectif est de minimiser l'influence de la pièce et de favoriser la cohésion sonore. Des écrans en verre seront utilisés, et la configuration des micros sera beaucoup plus minimale : pas de micros proches sur les toms, les charlestons et les cymbales. Seulement un micro de caisse claire en haut, un micro de grosse caisse et une paire d'overheads. L'accent sera mis sur l'interaction des musiciens sans casque.
La session se termine par des prises de son et des ajustements sur la balance des casques et le positionnement des micros. L'importance de la ligne de mire entre les musiciens est soulignée pour cette approche. La discussion se termine sur une note positive après plusieurs prises réussies.