
Les marchés à 10 jours d'une échéance cruciale
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Ce mois de septembre 2026 s'annonce particulièrement chargé sur le plan des fondamentaux économiques, tandis que les indices boursiers flirtent à nouveau avec leurs plus hauts historiques. L'inflation persiste, et la perspective d'une stagnation économique pourrait gagner du terrain pour le dernier trimestre de l'année, voire début 2027. Malgré cela, le VIX, indicateur de la peur et de la volatilité, reste bas, aux alentours de 14 points ces dernières semaines. Cette absence de volatilité, particulièrement sur le S&P 500, soulève des interrogations quant à l'évolution des marchés en septembre, mois historiquement moins favorable.
Les statistiques traditionnelles semblent perdre de leur pertinence : l'été, censé être calme, a été volatile, et le mois d'août, habituellement peu dynamique pour les cryptomonnaies, a été positif. Le pétrole reste une préoccupation, avec le Brent à 95,50 dollars et le WTI à 91 dollars, mais tant que les prix ne dépassent pas durablement les 100-120 dollars le baril, l'impact reste modéré. Cependant, la problématique inflationniste, notamment sur les biens de consommation, demeure. Les taux d'intérêt à long terme, bien que légèrement en recul hebdomadaire, restent élevés : le 10 ans à 4,75 %, le 20 ans et le 30 ans autour de 5,23-5,24 %. Ces niveaux sont susceptibles d'évoluer mi-septembre, avec la décision de la Réserve Fédérale sur les taux. Le consensus penche pour un statu quo, mais une hausse des taux directement en septembre, non anticipée par le marché, pourrait provoquer des mouvements significatifs à court et moyen terme. Le dollar se maintient autour de 99 points.
En France, le CAC 40 s'approche de sa moyenne mobile à 50 jours après quatre semaines de baisse consécutives, ce qui pourrait signaler une opportunité de recharge pour les investisseurs en actions individuelles. L'Euro Stoxx 50 montre une légère contraction, mais reste peu exploitable pour l'instant. Le futur du S&P 500 devrait ouvrir en hausse, après une clôture hier à 7747 points. Le marché américain consolide entre 7600 et 7800 points, visant son plus haut historique. L'indice RSI et le MACD sont élevés, mais l'incertitude quant à la direction future prédomine. Une correction de 8 à 10 % (soit environ 7000 points par rapport à 7700) serait saine pour corriger les excès récents. Le mois de septembre, malgré sa saisonnalité défavorable, sera déterminant pour observer la matérialisation de ces mouvements. Le SOX, indice des semi-conducteurs, continue de baisser, mais les prochaines semaines pourraient offrir des opportunités de recharge pour ceux qui n'ont pas bénéficié du mouvement initial. Le Nasdaq, après une période de latéralisation, peine à atteindre de nouveaux sommets, sans pour autant montrer de signes de faiblesse majeure. Le marché américain, à la rentrée, est en phase de digestion, et une tendance directionnelle devrait se dessiner dans les dix jours à venir, autour de la mi-septembre, donnant le ton pour la fin de l'année.
Les Small Caps américaines, avec le Russell 2968, montrent une bougie d'indécision. Une baisse pourrait ramener certains indices vers 2700 points. Le CW8 d'Amundi latéralise autour de 695 euros, tout comme le WPEA à 7 euros. Les métaux précieux montrent un Gold cherchant sa moyenne mobile à 50 jours et les 4450 dollars l'once. Le marché des cryptomonnaies, avec une capitalisation totale de 2700 milliards de dollars, se situe au contact de sa moyenne mobile à 50 jours, une zone de polarité cruciale ("ça passe ou ça casse"). L'indice RSI hebdomadaire a atteint 60, loin des 90 de ses plus hauts historiques, indiquant une absence de surachat. À court terme, une percée au-dessus de ce niveau pourrait propulser le marché vers 3000 milliards, validant la sortie du marché baissier. Sinon, une consolidation entre 2400 et 2500 milliards est possible.
Concernant le Bitcoin, une clôture immédiate au-dessus de 80 000-81 000 dollars serait nécessaire pour valider une sortie au-dessus de 83 000 dollars et dépasser la moyenne mobile à 50 semaines. Le RSI présente une résistance à 60, niveau atteint lors des sommets de mars 2024. Une contraction de la volatilité est observée. Un scénario alternatif, déjà vu ces dernières semaines, serait un retour dans la zone des 65 000-70 000 dollars, formant une épaule tête épaule inversée. La moyenne mobile à 200 semaines se situe autour de 64 870 dollars. Ainsi, que l'on soit déjà exposé ou en attente d'un point bas, la zone entre 65 000 et 70 000 dollars cet automne semble être une zone logique pour un investissement progressif (DCA). Des scénarios plus pessimistes, impliquant une chute de 15-20-30 % du S&P 500 et un "crack" du marché, sont considérés comme peu probables à l'heure actuelle. Dans un tel cas extrême, le Bitcoin pourrait chuter vers 50 000, voire 40 000 dollars, mais cela ne correspond pas aux métriques actuelles. Le scénario central reste donc une progression au-dessus de 80 000-83 000 dollars, confirmant la sortie de l'ornière. L'analyse des métriques techniques, temporelles, on-chain et des flux d'ETF est cruciale, car ce ne sont plus les particuliers qui dictent le marché. Si le prix continue de monter vers 85 000-90 000 dollars d'ici la fin d'année, avec des flux institutionnels soutenus, cela confirmerait la sortie de difficulté. Cependant, un doute subsiste quant à une possible correction de fin de cycle quadriennal. Le scénario haussier est privilégié, avec une probabilité plus faible que le point bas ne soit pas encore atteint, contrairement à lorsque l'on se posait la question autour de 57 000 dollars. Il est important de noter que le marché a souvent pris le contre-pied de la majorité, qui attendait des points bas plus bas (40 000 ou 50 000 dollars). La majorité des particuliers investissent désormais de manière progressive via le DCA plutôt que par des achats ponctuels et risqués. La prise de profits régulière en phase haussière est conseillée pour limiter les pertes en cas de retournement rapide, fréquent dans le marché crypto (30-40 % en une semaine).
La dominance du Bitcoin se situe autour de 60 %, proche de sa moyenne mobile à 50 jours, avec une tendance à la hausse. Le succès de son ETF (IBIT) attire des capitaux, et une validation au-dessus de 46 dollars pourrait signifier un dépassement de la moyenne mobile à 50 semaines. Le RSI est déjà élevé (61), loin de son précédent ATH de 76-77. L'évolution des institutionnels sera déterminante. L'Ethereum se trouve au contact de sa moyenne mobile à 250 jours (2500 dollars), la moyenne mobile à 50 jours étant à 2543 dollars. Une hausse à court terme vers 2800-3000 dollars est possible, mais une zone de réaccumulation logique se situerait entre 2000 et 2200 dollars. Pour les investisseurs de long terme, la différence entre acheter l'Ethereum à 50 000 ou 60 000 dollars (lorsque Bitcoin était à 60 000-65 000 dollars) sera minime sur 5 à 10 ans. Il faut raisonner en termes de ratio risque/récompense. À 1500 dollars, le risque de perte totale est de 1500 dollars, tandis que le potentiel de gain est de 5000 dollars pour un retour à l'ATH, et beaucoup plus s'il est dépassé. Le risque de ruine est également en faveur de l'investisseur. L'ETF ETHA, équivalent