
Human in the loop - 4 levels of automation
Audio Summary
AI Summary
L'animateur explore le rôle des humains dans la boucle (Human in the Loop) par rapport à l'automatisation par des agents d'IA, en se basant sur une expérience de streaming en direct. Il s'interroge sur les compétences en ingénierie composite qui devraient rester humaines et celles qui peuvent être déléguées à l'IA. Pour cela, il utilise l'outil anti-gravity avec le modèle Argon de Google, qu'il installe localement.
L'objectif est de classer les types de travail en quatre catégories : "Humain, pas d'IA", "Humain dans la boucle" (travail itératif avec l'IA), "Orchestrer" (déléguer des tâches à l'IA), et "Automatiser" (l'IA décide et exécute tout). L'animateur souhaite identifier comment ces types de travail se répartissent dans ces catégories, et comment cette répartition pourrait évoluer avec le temps, notamment en projetant les tendances futures.
Après avoir installé anti-gravity, l'animateur demande à l'IA de rechercher les types de travail courants, tels que la conception, la recherche, la programmation, la révision de code, le support client, la définition d'objectifs et la stratégie. L'IA propose une liste exhaustive, que l'animateur souhaite réduire à une dizaine de catégories clés pour simplifier l'exercice. Ces catégories incluent la stratégie et la définition d'objectifs, la découverte et la recherche, la conception de produits et de systèmes, le codage et la construction, le débogage et la maintenance, la révision et l'assurance qualité, le marketing et le contenu, les ventes et le succès client, la coordination et la gestion de projet, et l'administration/back-office.
L'animateur souhaite créer une interface web interactive en glisser-déposer pour organiser ces dix catégories de travail dans les quatre types définis. Il veut également pouvoir ajouter des années (par exemple, pré-IA 2022, 2026, 2028) pour visualiser les changements et projeter l'avenir. Il souligne l'importance de comprendre quand être dans la boucle humaine et quand ne pas l'être, car le travail humain devient de plus en plus coûteux et l'IA de moins en moins chère. Il mentionne la conférence "After Automation" qui abordera ces questions, soulignant que tout ne devrait pas être automatisé et que les humains doivent comprendre ce qui les rend utiles face à l'IA.
L'IA génère un "tableau d'autonomie du travail" interactif. L'animateur apprécie l'interface de type "application" fournie par anti-gravity. Cependant, il constate que l'IA a déjà pré-trié les catégories de travail, ce qu'il ne souhaitait pas. Il demande à l'IA de stocker sa prédiction sans la montrer, puis de lui permettre de faire son propre tri manuel en glissant les éléments d'une liste supérieure vers les quatre catégories horizontales. Il demande également de renommer la catégorie "Factory" en "Automate" ou "Automation".
L'animateur commence l'exercice en se projetant en 2026.
1. La **stratégie et la définition d'objectifs** (vision, OKR, priorisation, tarification) sont placées dans "Humain dans la boucle". L'IA peut aider à la recherche, mais la créativité humaine reste essentielle.
2. La **découverte et la recherche** (entretiens utilisateurs, recherche marché/concurrents) sont classées dans "Orchestrer". L'IA peut effectuer la recherche, puis les résultats peuvent être examinés par un humain. L'animateur envisage même l'automatisation future avec des entretiens utilisateurs synthétiques.
3. La **conception de produits et de systèmes** (UX, UI, copywriting, architecture système, modélisation de données) est mise dans "Humain dans la boucle". Bien que certaines parties puissent être orchestrées, la vision et le brainstorming humains sont jugés supérieurs.
4. Le **codage et la construction** (implémentation, prototypage) sont placés dans "Automatiser". L'animateur estime que l'IA, via des outils comme LFG (Look For Group), peut automatiser entièrement la construction de fonctionnalités, même si l'humain initie la demande.
5. Le **débogage et la maintenance** sont également mis dans "Automatiser". L'idée est que les agents détectent et corrigent automatiquement les erreurs, les pannes ou les alertes, garantissant une résolution rapide et sûre. L'automatisation du codage dépend de l'automatisation du débogage.
6. La **révision et l'assurance qualité** (révision de code, critique de conception, tests manuels, cas limites) sont classées dans "Automatiser". L'animateur estime que cette étape doit être automatisée pour que le codage et la construction le soient également.
7. Le **marketing et le contenu** (lancements, articles de blog, démos, documentation, positionnement de marque) sont d'abord envisagés comme "Humain dans la boucle", puis déplacés vers "Orchestrer". L'IA peut générer des articles de blog ou de la documentation (qui est déjà largement automatisée), nécessitant peu d'intervention humaine si le système est bien configuré.
8. Les **ventes et le succès client** sont placés dans "Orchestrer", avec la prédiction d'un passage prochain à l'automatisation.
9. La **coordination et la gestion de projet** (MPM, spécifications, tickets, triage, alignement d'équipe, recrutement, coaching) sont vues comme "Humain, pas d'IA". L'animateur pense que la communication interpersonnelle et l'interaction humaine restent cruciales, et que les gens préfèrent interagir avec d'autres humains plutôt qu'avec de l'IA pour ces aspects.
10. L'**administration, le back-office et les opérations** (juridique, conformité, fournisseurs) sont placés dans "Automatiser". Ces processus basés sur des SOP (procédures opératoires standardisées) peuvent être entièrement automatisés.
L'animateur compare ensuite cette distribution de 2026 avec une projection pour 2024-2025 (début de l'ingénierie agentique). En 2024, beaucoup de ces tâches seraient encore "Humain dans la boucle", voire simplement "Humain", montrant un saut massif vers l'automatisation en 2026 grâce aux avancées des modèles d'IA (Opus 4.5, Opus 5.5, Astra).
En projetant vers 2028, l'animateur anticipe que la **coordination et la gestion de projet** (côté humain des opérations) et la **stratégie et la définition d'objectifs** resteront "Humain, pas d'IA" ou "Humain dans la boucle", car l'interaction humaine et la prise de décision stratégique nécessitent une contribution humaine.
La **conception de produits et de systèmes** pourrait passer d'"Humain dans la boucle" à "Orchestrer", l'IA générant de multiples versions de conceptions à partir d'une idée humaine.
La **découverte et la recherche** devrait être entièrement automatisée, grâce à des systèmes d'IA capables de réaliser des QA autonomes et d'analyser des données.
Le **marketing et le contenu** ainsi que les **ventes et le succès client** devraient également évoluer vers l'automatisation complète, l'IA devenant suffisamment fiable pour gérer ces tâches sans intervention humaine constante.
L'animateur conclut que l'idée est de commencer avec l'humain pour la stratégie et la conception (l'idéation, la "graine"), et que tout le reste peut être progressivement automatisé. Il souligne l'importance de ne pas générer une quantité illimitée de logiciels dont les agents pensent que nous pourrions avoir besoin, mais de rester ancré dans la résolution de problèmes réels.
Il récapitule la progression : les humains initient, l'IA accélère la stratégie, la définition d'objectifs et la conception, tandis que le codage, le débogage, la maintenance, la révision et l'assurance qualité sont entièrement automatisés. Le marketing et le succès client passent d'orchestration à automatisation. La coordination humaine reste humaine. L'administration est entièrement automatisée.
L'animateur termine en invitant à la conférence "Every" (every.to) à New York, qui explorera "ce qui vient après l'automatisation", avec des intervenants d'OpenAI et d'Anthropic.