
Philippe Gautier, MEDEFI, John Mwendwa, KENINVEST, Baidy Agne, Business Africa,on Main Stage Inspire
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Philip Gautier, dirigeant de Medaf International, exprime son attachement à l'Afrique, continent qu'il a découvert il y a 25 ans. Il y perçoit une énergie unique, portée par une jeune génération créative et innovante, source d'inspiration mondiale. Il est accompagné de John et Bid, qui partagent cette vision.
Bid, président de Business Africa, affirme sa conviction que l'Afrique progresse. Il souligne le rôle essentiel du secteur privé comme moteur de croissance, capable de sortir les populations de la pauvreté, tandis que les gouvernements devraient se concentrer sur la facilitation des affaires.
John, PDG de la Kenya Investment Authority, souhaite relier les dynamiques urbaines rapides aux rêves des villages ruraux. Son ambition est de transformer les paroles en actes, considérant l'exécution comme le principal défi de l'Afrique. Il vise à connecter les investisseurs internationaux avec les opportunités locales, en se concentrant sur la création de valeur ajoutée plutôt que sur l'extraction.
Philip Gautier insiste sur l'importance des relations entre l'Afrique et la France, qu'il voit comme un partenariat entrepreneurial basé sur l'innovation et la croissance partagée, allant au-delà d'un simple concept diplomatique. Il décrit l'entrepreneur français en Afrique comme un partenaire partageant un ADN commun, une audace et une détermination à façonner l'avenir, tout en embrassant la réalité de destins entrelacés entre l'Afrique et l'Europe. Il appelle à co-investir, partager les risques et créer des partenariats complémentaires, en développant des chaînes de valeur partagées et en ayant un impact à long terme, comme le montrent les 530 000 emplois directs créés par les entreprises françaises en Afrique.
Bid ajoute que ce partenariat nécessite de résoudre quatre problèmes majeurs : l'accès aux marchés, notamment via la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, l'accès au capital, la stabilité et la prévisibilité de l'environnement des affaires, et la nature des partenariats. Il souhaite des partenaires qui investissent pour transformer et fabriquer, et non seulement pour extraire les ressources.
John met en évidence les thèmes globaux du climat et de la technologie. Il souligne que l'Afrique, avec son PIB combiné de 3 400 milliards de dollars et ses 740 millions de jeunes rejoignant la population active d'ici 2050, est le futur. Il affirme que la demande mondiale proviendra de l'Afrique et que les investisseurs recherchent désormais des partenaires fiables, la question climatique étant devenue un enjeu commercial.
L'appel à l'action est clair : faire avancer l'Afrique en plaçant le secteur privé au centre, en valorisant les jeunes entrepreneurs, en construisant des partenariats solides et en se concentrant sur l'exécution. John insiste sur la nécessité de bâtir pour les générations futures, d'abandonner les vieilles méthodes et d'attirer des capitaux patients, des technologies partagées et des partenariats de co-investissement, en se concentrant sur la valeur ajoutée et les chaînes d'approvisionnement locales.
Le message final est de construire un partenariat juste, équitable et mutuellement bénéfique, en allant au-delà de la logique de l'aide au développement pour des alliances économiques solides.