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La rencontre de ce jour met en lumière le rôle crucial du sport comme moteur de développement en Afrique, avec la participation des présidents du Sénégal, du Botswana, de la France et du Kenya.
Le président du Sénégal, S.E. Faye, a exprimé sa gratitude pour l'accueil et a félicité le président Macron pour avoir initié ce panel. Il a rappelé que 2026 sera une année spéciale pour le Sénégal, non seulement pour avoir été champion d'Afrique de football, mais aussi pour avoir réalisé des performances sportives majeures dans de nombreuses disciplines, fruit d'une politique sportive audacieuse et inclusive. Le Sénégal aura l'honneur d'accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), une première sur le continent africain. Cet événement est perçu comme une opportunité de partager les valeurs de l'olympisme : fraternité, tolérance et paix. Les JOJ génèrent déjà des investissements significatifs en infrastructures sportives, décentralisées pour démocratiser la pratique sportive, renforçant ainsi la cohésion sociale. Ces chantiers mobilisent déjà 132 000 personnes. L'héritage sera infrastructurel et inclura un savoir-faire acquis grâce à des partenariats, notamment avec la France. Le président Faye a invité les populations africaines, en particulier les jeunes et les femmes, à célébrer cet événement et a réaffirmé l'engagement du Sénégal à accueillir le deuxième sommet sur le financement durable du sport à Dakar, en prélude aux JOJ 2026.
Le président du Botswana, S.E. Boko, a souligné que le sport n'est plus seulement une activité récréative, mais une force unificatrice et une opportunité économique majeure. Il peut débloquer l'emploi, le développement d'infrastructures, l'autonomisation et l'intégration. Le Botswana, plus grand producteur de diamants en valeur, a innové en offrant des médailles incrustées de diamants naturels lors de compétitions, symbolisant les histoires et les vies réelles derrière cette ressource. Le sport a aidé le Botswana à montrer au monde les réussites possibles grâce à l'utilisation de la valeur de toutes les ressources du pays. Le Botswana cherche à créer des partenariats et encourage la collaboration et la compétition saine dans le sport, comme cela a été observé entre le Botswana et l'Afrique du Sud. Il a invité le monde à venir au Botswana pour voir des records du monde être battus et ressentir l'énergie du sport.
Le président de la France, S.E. Macron, a fait du sport un pilier du renouveau des relations franco-africaines. Il a souligné que le Kenya est un grand pays de sport, notamment en marathon et en rugby à 7, et que le continent africain est un grand continent de sport. Il a rappelé les événements sportifs majeurs à venir : les JOJ au Sénégal en 2026, la CAN dans la région Kenya-Tanzanie-Ouganda en 2028, et la Coupe du Monde 2030 avec le Maroc. L'Afrique est le continent le plus exposé aux grands événements sportifs et possède déjà de nombreux athlètes de haut niveau, dont beaucoup ont des racines africaines.
Macron a identifié trois raisons principales pour lesquelles le sport est si important :
1. **Éducation et jeunesse :** Le sport enseigne les règles, la discipline, le travail d'équipe et la confiance en soi. Il permet de reconnaître des talents non-académiques et d'attirer les jeunes vers l'école et l'emploi. C'est aussi un levier formidable pour la santé, agissant comme la meilleure politique de prévention contre l'obésité, un fléau croissant. C'est une politique d'investissement avec des retombées positives énormes pour les sociétés.
2. **Infrastructures et développement :** Le développement du sport nécessite des infrastructures (terrains de basket, pistes d'athlétisme, terrains de foot et de rugby). C'est un domaine d'investissement majeur pour le continent africain et ses partenaires. L'Agence Française de Développement (AFD) a lancé une politique d'investissement sportif, avec plus de 400 projets dans 50 pays, en collaboration avec des fédérations internationales comme la FIFA, la NBA et la FIBA. Des centaines de millions d'euros ont été investis, permettant de créer des terrains et d'engager de nombreux jeunes dans des programmes de formation.
3. **Croissance et création de richesses :** L'économie mondiale du sport représente 2% du PIB mondial, mais seulement 0,5% du PIB africain. Cela signifie que l'économie du sport en Afrique est sous-structurée et souvent informelle. Le continent possède des sportifs de talent, souvent valorisés à l'étranger. L'objectif est de structurer cette filière pour que le capital humain africain soit pleinement révélé et crée de la richesse sur le continent, faisant passer le sport de 0,5% à 2% du PIB africain, ce qui représenterait une révolution. La France est prête à transférer son expertise pour aider à structurer ces filières, comme elle l'a fait pour sa propre économie du sport. Des discussions sont en cours avec le Sénégal, et l'ambition est d'étendre cette collaboration au Kenya et au Botswana. Le sport est donc au croisement de l'éducation, de la santé et de la croissance.
Le président du Kenya, S.E. Ruto, a exprimé sa fierté d'accueillir ce dialogue sur la commercialisation du sport, soulignant que l'Afrique est le continent le plus jeune, avec plus d'un milliard d'Africains de moins de 35 ans. C'est une opportunité historique de construire l'une des économies sportives les plus dynamiques du monde, transformant le talent en entreprise et la passion en prospérité. Le sport est une industrie générant des milliards de dollars à travers le monde (diffusion, infrastructures, fabrication, tourisme, technologie, développement de talents). L'Afrique doit être au centre de cette industrie, et non en marge. Le Kenya a fait du sport un pilier de son agenda de transformation économique, reconnaissant son potentiel à générer de l'entreprise, de la compétitivité et de l'espoir pour des millions de jeunes.
Le Kenya présente deux avantages uniques :
1. Son identité mondiale en tant que pays de champions et son environnement d'entraînement en haute altitude qui attire les athlètes d'élite du monde entier.
2. Une jeunesse innovante, numériquement connectée, positionnant le Kenya comme un incubateur mondial et un hub pour les médias sportifs, la technologie, le bien-être, le tourisme et le divertissement. M-Pesa, le système de transfert d'argent mobile utilisé par 1,2 milliard de personnes, a été inventé au Kenya.
Le futur de l'Afrique réside dans la construction d'écosystèmes sportifs intégrés, soutenus par des priorités et des politiques harmonisées, la participation du secteur privé, des partenariats régionaux et des financements. Il est temps de construire des économies sportives africaines qui créent de la prospérité africaine. Les gouvernements africains reconnaissent que les infrastructures sportives doivent servir des objectifs au-delà de la simple utilisation. Un stade ou une arène doit fonctionner comme un pôle commercial, intégrant l'hospitalité, le commerce de détail, la production médiatique, les conférences, les loisirs et la diffusion numérique, générant des revenus, attirant des investissements et stimulant les économies locales.
Au Kenya, ce futur est déjà en marche. En préparation de la CAN 2027, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, sous le partenariat Pamoja, réalisent des investissements transformateurs dans les infrastructures sportives. À Nairobi, la Talanta Sports City est en développement, comprenant le stade Raila Odinga, des installations d'entraînement de pointe, des infrastructures hôtelières, des espaces commerciaux, des centres de production médiatique et des systèmes de mobilité intelligents. Deux autres stades, Kasarani et Nyayo, sont également modernisés, et 27 autres stades régionaux sont en construction, chacun étant un écosystème complet avec des centres de divertissement, des laboratoires TIC et des opportunités d'emploi numérique. L'ambition n'est pas seulement d'accueillir des tournois, mais de construire un écosystème durable.
Nairobi se positionne comme une capitale de la création et du divertissement, avec des investissements dans l'infrastructure audiovisuelle, des incitations fiscales pour le cinéma, des systèmes de monétisation et des partenariats pour connecter les créateurs africains aux marques mondiales. Un accord a été signé avec le groupe Zaria pour développer une arène moderne et un quartier de divertissement dans la Nairobi Railway City. Un autre contrat sera signé aujourd'