
Mark Cuban’s Plan to Make Healthcare Affordable
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Le marché de la santé n'est pas efficace ; son économie est défaillante, principalement en raison d'un manque de dynamique concurrentielle. Les grandes entreprises, comme United Health avec ses 3 000 filiales et ses 150 milliards de dollars de transferts internes annuels, augmentent souvent les primes et les franchises tout en orientant les patients vers des entreprises qu'elles possèdent sans que le consommateur en soit conscient. L'objectif principal est de rendre les soins de santé à nouveau abordables.
Mark, invité du podcast, a fait une entrée remarquée dans le domaine complexe de la santé avec Cost Plus Drugs. Sa démarche a été saluée pour son courage, car de nombreuses personnalités influentes n'ont pas osé s'attaquer à ce problème depuis des décennies. Son initiative a provoqué des réactions significatives dans le secteur. La présence de Cost Plus Drugs, par son modèle économique et sa transparence, a forcé les acteurs établis à réagir et à proposer des changements, là où les politiques et d'autres forces n'avaient pas réussi à le faire pendant de nombreuses années. Les consommateurs reconnaissent de plus en plus la nécessité de trouver des moyens d'accéder aux produits et, même sans contrat direct, la solution de Mark est considérée comme faisant partie d'un réseau potentiel.
Les grandes entreprises de santé utilisent parfois le nom de Cost Plus Drugs pour justifier leurs prix auprès de leurs clients, car leurs prix sont publics et peuvent être facilement consultés via une API. Les grandes entreprises avec une certaine intelligence recherchent ces données et demandent à leurs fournisseurs de proposer des prix inférieurs à ceux de Cost Plus Drugs. Il arrive même que des entreprises déclarent faire partie du réseau de Cost Plus Drugs, alors qu'aucun accord n'existe, dans le but de proposer des prix plus bas à leurs clients.
Cost Plus Drugs, lancé en janvier 2022 avec 111 médicaments génériques, a rapidement connu un succès inattendu. Le volume des ventes a encouragé les fabricants à élargir leur portefeuille, portant le nombre de produits à environ 4 000 références. L'entreprise connaît une croissance hebdomadaire significative, le principal défi étant de suivre cette demande.
Pour répondre au besoin de médicaments disponibles immédiatement, Cost Plus Drugs a créé Team Cuban Card. Ce système de carte de réduction permet de retirer la plupart de leurs médicaments dans 17 000 pharmacies affiliées. L'entreprise soutient les pharmacies indépendantes en leur versant une commission de 12 dollars par ordonnance. Bien que cela puisse rendre les médicaments génériques les moins chers légèrement plus chers, cela permet de soutenir ces pharmacies. Pour les médicaments plus coûteux, les génériques spécialisés et les biosimilaires, ainsi que pour les produits nécessitant un transport réfrigéré comme l'insuline, cette option est souvent plus économique.
Un autre pilier de l'offre est la fabrication à Dallas, initiée par le cofondateur Dr. Alex Oxman. Leur objectif était de fabriquer des médicaments génériques en rupture de stock sur la liste de la FDA, tels que des médicaments anticancéreux pédiatriques ou des médicaments couramment utilisés dans les hôpitaux (pénicilline, oxytocine, épinéphrine). Grâce à l'IA et à la robotique, ils ont réussi à réduire la taille des installations de fabrication, passant de surfaces immenses à environ 465 mètres carrés, et à produire des médicaments toutes les quatre heures. Ils peuvent ainsi produire un approvisionnement de six mois, puis passer à un autre médicament. Ces produits sont vendus aux hôpitaux et aux cliniques.
En appliquant ces mêmes technologies, ils ont développé des unités de fabrication mobiles, de la taille d'une remorque de camion, appelées "pods". Ces pods peuvent être expédiés partout et configurés pour fabriquer divers types de médicaments, y compris des injectables stériles. Le gouvernement a été leur premier client, avec une commande initiale et des indications de commandes futures, notamment pour des interventions en cas de catastrophes écologiques ou militaires. Les pods peuvent être connectés en série pour augmenter la capacité de production. L'entreprise est particulièrement fière de la capacité de ces pods à fabriquer des thérapies "N-of-1" pour les hôpitaux de recherche, permettant une production rapide et itérative. Ils produisent également des médicaments ASO (oligonucleotides antisens) dans leur usine de Dallas.
Ces capacités de fabrication ont conduit à la création de Cost Plus Marketplace, qui vend des injectables stériles fabriqués en interne ou sourcés auprès d'autres fournisseurs, à un coût majoré de 10 à 12 %. Ces produits sont proposés à des prix très compétitifs aux cliniques, hôpitaux et autres prestataires, permettant des économies substantielles pour les hôpitaux. Le défi principal réside dans la persuasion des responsables des achats, malgré l'approbation des PDG.
Fort de son expérience en tant qu'employeur auto-assuré et de ses discussions avec des dirigeants d'hôpitaux et de compagnies d'assurance, Mark a proposé des contrats directs aux hôpitaux. Ces contrats visent à éliminer les retards, les refus, les préautorisations, les paiements tardifs et les "clawbacks" (retraits de fonds). En échange, il propose de faire confiance aux médecins, d'éliminer les préautorisations et les refus (sauf cas extrêmes), de payer les prix convenus à temps et de prendre en charge le risque de crédit des patients. En contrepartie, il demande un meilleur prix grâce à une réduction des frais administratifs et du temps passé par les médecins, ainsi que la possibilité de publier ces contrats sur Cost Plus Wellness.com, servant ainsi de modèle open source pour d'autres employeurs et prestataires.
Julie a souligné que cette démarche s'inscrit dans une tendance plus large de "remplacement" des régimes d'assurance maladie traditionnels. Le marché des avantages sociaux parrainés par les employeurs, le plus important aux États-Unis avec environ 155 millions d'Américains couverts, a longtemps été dominé par quelques grands assureurs nationaux. L'entrée sur ce marché était prohibitive pour les startups en raison des relations établies et des coûts élevés. Cependant, les augmentations de primes exorbitantes, atteignant parfois 60 % d'une année sur l'autre, poussent désormais à chercher des alternatives.
Les grandes compagnies d'assurance, comme United Health avec ses nombreuses filiales, génèrent d'énormes revenus par le biais de transferts internes. Ces conglomérats augmentent les primes, les franchises et les coûts à la charge des patients tout en les orientant vers des services qu'ils possèdent. Pour les employeurs auto-assurés, qui représentent 60 % des personnes couvertes par une assurance employeur, les tiers administrateurs (TPA) gèrent les sinistres médicaux. Si ces TPA appartiennent aux grands assureurs, ils sont appelés "ASO" (Administrative Services Only). Sur le plan médical, la situation est encore plus complexe qu'avec les PBM (Pharmacy Benefit Managers), avec des pratiques de "spread pricing" (écarts de prix). Les contrats entre hôpitaux et assureurs sont opaques pour les employeurs auto-assurés, même si des informations de transparence existent. Les prix payés par l'employeur ne correspondent souvent pas aux montants facturés ou payés à l'hôpital. Les ASO appartenant aux grands assureurs rendent la réconciliation des chiffres impossible, empêchant de vérifier les surcoûts. Ils manipulent les fichiers de données (835 et 837) et les employeurs n'ont souvent pas accès à leurs propres données de sinistres.
L'IA joue un rôle croissant en mettant en lumière la complexité et les défaillances du système existant. Cependant, dans un système financier déjà défaillant, l'IA ne peut pas à elle seule résoudre les problèmes. Le principal obstacle réside dans les contrats longs et complexes, souvent qualifiés de "terrorisme contractuel" par les grands assureurs via leurs ASO. Ces contrats, parfois de centaines de pages, contiennent des clauses difficiles à déceler. L'IA peut aider à la prévention de la signature de contrats défavorables, mais une fois signé, il est difficile de se protéger. Les startups qui tentent de proposer des plans alternatifs rencontrent des difficultés car les grands assureurs utilisent leurs nombreuses filiales pour créer des obstacles imprévus.
Les "guerres de bots" actuelles entre assureurs et prestataires, où l'IA est utilisée pour optimiser la facturation, ne sont qu'un symptôme à court terme du système de paiement à l'acte défaillant. À long terme, l'IA pourrait devenir un égalisateur. Les grandes compagnies d'assurance, ayant grandi par acquisitions, ont des données cloisonnées, ce qui rend difficile pour elles de devenir des entreprises natives de l'IA. Les employeurs devraient utiliser l'IA pour analyser leurs contrats existants avant de les signer, afin d'identifier les clauses problématiques et négocier de meilleures conditions. Une telle démarche pourrait entraîner un effondrement du système actuel et une baisse significative des coûts de santé.
La mission ultime est de rendre les soins de santé abordables à nouveau. L'objectif est de parvenir à un système où les données sont accessibles et permettent des décisions éclairées. La confiance est un produit essentiel, et Cost Plus Drugs mise sur sa transparence et une marge fixe de 15 % pour la gagner.
La vision à long terme inclut la production de pods de fabrication mobile, vendus à 20 millions de dollars l'unité. L'objectif est d'en vendre des centaines par an d'ici deux ans, puis des milliers d'ici cinq ans. Ces pods permettraient de relocaliser la fabrication de médicaments génériques aux États-Unis, potentiellement à un coût inférieur à celui de la production en Inde. Le principal obstacle est la nécessité d'obtenir une nouvelle demande d'autorisation de mise sur le marché (NDA) pour chaque médicament générique, un processus coûteux. L'entreprise prévoit d'indiquer sur son site web les produits fabriqués aux États-Unis avec un drapeau américain, mais cela prendra environ deux ans.
L'IA a le potentiel de transformer la conception de médicaments personnalisés, réduisant le coût de développement à presque zéro. Les algorithmes, plus que la puissance de calcul, sont la clé de cette transformation. À terme, il sera possible de personnaliser les médicaments en vente libre et sur ordonnance en fonction de l'ADN et des caractéristiques individuelles. Cette personnalisation pourrait être intégrée aux abonnements existants, réduisant ainsi les coûts. L'entreprise envisage d'intégrer ses pods de fabrication à ce processus.
Bien que les médicaments personnalisés puissent réduire le rôle des médecins dans l'ajustement des posologies, les médecins resteront essentiels pour le diagnostic, l'interprétation des données complexes et l'interaction humaine. La formation médicale devra évoluer pour intégrer l'utilisation de l'IA et l'analyse des données générées. La propriété intellectuelle (IP) deviendra un enjeu majeur dans ce nouveau paysage.
L'industrie de l'IA doit mieux communiquer sur ses bénéfices et utiliser ses propres outils pour contrer la perception négative. Les algorithmes des réseaux sociaux, qui segmentent l'information et créent des bulles de filtre, sont un obstacle majeur. L'IA doit être utilisée pour éduquer le public et les décideurs politiques sur son fonctionnement et ses avantages.
Il existe encore de nombreuses opportunités pour les entrepreneurs, notamment dans les domaines où l'IA n'est pas encore pleinement exploitée. La clé est d'apprendre à interagir avec l'IA et à l'utiliser pour résoudre des problèmes non adressés. L'IA est une technologie transitionnelle majeure, et ceux qui sauront l'exploiter pour apprendre et innover auront un avantage significatif.
Dans le domaine de la santé, l'IA peut aider les consommateurs à comprendre leurs options, notamment les programmes d'aide financière des hôpitaux sans but lucratif. Les patients devraient utiliser l'IA pour rechercher ces programmes et comprendre leurs droits. Les hôpitaux devraient améliorer leur marketing et faciliter l'accès à ces aides.
Concernant les dossiers médicaux électroniques (DME), Mark admet ne pas être l'expert, mais il note que des partenariats sont établis, notamment avec Epic et Amazon, pour offrir des options de prix pharmaceutiques au moment de la prescription.
Sur le plan politique, Mark proposerait de rendre publics tous