
Master Shi Heng Yi – 5 hindrances to self-mastery | Shi Heng YI | TEDxVitosha
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Le locuteur a eu le privilège de grandir avec deux modes de vie différents, étant né en Allemagne et ayant appris un art ancien du Temple Shaolin. Dans une famille asiatique, il est courant de ne pas contredire son père et de devenir médecin, ingénieur ou avocat, sous peine de rendre les parents mécontents. Malgré cela, le locuteur a obtenu deux licences, une maîtrise en gestion et plusieurs certificats, tout ce que ses parents jugeaient utile. Cependant, il sentait qu'il manquait quelque chose à cette formation, car elle n'abordait pas la connaissance de soi.
À l'âge de quatre ans, il a découvert les pratiques monastiques, qui mettaient l'accent sur l'exploration et la découverte de soi, incluant l'entraînement mental, le développement comportemental et l'entraînement physique, connus aujourd'hui sous le nom de Shaolin Kung-Fu. Contrairement aux attentes de ses parents, il a choisi de poursuivre cette vie monastique pour mieux se connaître.
Lors de la préparation de cette présentation, il lui a été demandé de partager ce qui est important dans la vie. Il a souligné l'importance du partage avec les autres, de la connexion, de l'entraînement et du développement personnel, ainsi que d'apprécier le moment présent, même sans activité. L'une des choses principales est de trouver un moyen de faire ce que l'on aime.
En réponse au slogan "Haut, plus haut, le plus haut", il a partagé une histoire racontée par un maître Shaolin. Un homme vivait près d'une montagne et rêvait de la gravir. Au pied de la montagne, il rencontra un voyageur et lui demanda comment il avait fait l'ascension et ce qu'il avait vu. Trouvant le chemin décrit trop épuisant, l'homme consulta 30 autres voyageurs. Après avoir écouté toutes leurs histoires, il décida qu'il n'avait plus besoin de grimper, ayant déjà entendu ce que tant d'autres avaient vu. Le locuteur a regretté que cet homme n'ait jamais fait son propre voyage.
Cette histoire illustre deux points : chaque personne doit trouver sa propre façon de gravir la montagne, et bien que l'information puisse être partagée, l'expérience de la clarté au sommet ne peut l'être. Investir l'effort nécessaire pour atteindre le sommet est l'essence des pratiques bouddhistes, de l'entraînement Shaolin et de toute pratique spirituelle. La clarté signifie mieux voir, ce qui rend les corrélations évidentes et permet de déterminer sa propre direction et ses décisions sans avoir besoin de croire qui que ce soit.
Le locuteur a prévenu que, malgré les inspirations des différentes présentations, il ne dirait pas quel chemin emprunter. Le long du voyage personnel, des obstacles, appelés "les cinq entraves" au Temple Shaolin, se présenteront. Ces entraves sont des états d'esprit qui rendent difficile de voir clairement et de prendre de bonnes décisions.
La première entrave est le "désir sensuel", qui survient lorsque l'attention est portée sur quelque chose qui provoque une émotion positive via les cinq sens. Si l'on est tenté par un restaurant magnifique et sa nourriture délicieuse en chemin vers la montagne, on dévie de sa trajectoire. Si la tentation devient une obsession, cela empêche d'atteindre la clarté.
La deuxième entrave est la "mauvaise volonté", un état d'esprit découlant d'émotions négatives, d'aversion ou de rejet envers un objet, une situation ou une personne. Si l'on n'aime pas la pluie, les routes cahoteuses ou la natation lors de l'ascension, le voyage ne sera pas agréable et pourrait même être abandonné, à moins de s'en détacher.
La troisième entrave, "la paresse et la torpeur", décrit une lourdeur du corps et un ennui de l'esprit, se manifestant par la somnolence, le manque de motivation et d'énergie, et pouvant ressembler à une dépression. Le bouddhisme le compare à un emprisonnement, d'où il faut trouver un moyen de sortir pour continuer le chemin.
La quatrième entrave est "l'agitation", un esprit incapable de se concentrer sur le moment présent, préoccupé par le futur ou ressassant le passé. Comparé à un "esprit-singe" sautant de branche en branche, il ne laisse pas le temps de voir clairement.
La dernière entrave est le "doute sceptique", un état d'indécision où l'on se perd dans ses pensées ("Est-ce que je peux faire ceci ?", "Est-ce le bon chemin ?"). L'esprit ne se synchronise plus avec les actions, entraînant une déconnexion entre soi et ses objectifs, menant souvent à l'arrêt du voyage.
Pour surmonter ces entraves, il faut aligner et structurer sa vie pour les empêcher de survenir, ou utiliser des techniques pour les supprimer si elles apparaissent. Le locuteur propose une méthode en quatre étapes : reconnaître l'état d'esprit, accepter la situation ou les personnes telles qu'elles sont, examiner son état émotionnel et mental en se posant des questions sur les raisons et les conséquences, et enfin, la non-identification. La non-identification signifie ne pas s'identifier au corps, à l'esprit ou aux émotions, mais les voir comme des aspects de soi.
Chacun a une existence unique et ne devrait pas copier le chemin d'autrui. Pour donner un sens et de la valeur à sa vie, il faut être maître de soi et ne pas laisser les entraves arrêter le progrès. Le locuteur a conclu en disant qu'il serait heureux de retrouver ceux qui choisiraient le chemin de la clarté au sommet.