
Ask Yourself This Before Every Big Decision - Joe Hudson
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Il est crucial de comprendre qu'une mauvaise décision n'est pas simplement celle qui n'aboutit pas au résultat souhaité, comme obtenir une cigarette ou une relation. Une décision véritablement terrible est celle où l'on se renie soi-même, où l'on agit contre son propre ressenti intérieur. Ce sentiment, cette voix intérieure, agit comme un indicateur.
Cependant, beaucoup de personnes ont ignoré cette voix si longtemps qu'elle est devenue atrophiée. Pour rééduquer ce "muscle", il est conseillé de regarder en arrière et d'identifier les moments où l'on a senti que l'on ne faisait pas la bonne chose, mais que l'on l'a faite quand même. Le ressentiment est un signe révélateur d'un tel renoncement à soi. Il indique que l'on s'est abandonné, que l'on n'a pas respecté ses propres limites, souvent par peur de décevoir l'autre, d'éviter la colère, ou simplement pour maintenir la paix. Chercher constamment la réassurance des autres est une autre forme d'abandon de soi, car cela revient à dire que l'on ne sait pas ce qui est bon pour soi et que l'on délègue son pouvoir et son bonheur à autrui.
Il est essentiel de distinguer cela de l'écoute de conseils avisés. Écouter les autres est une source de sagesse, mais chercher leur approbation pour se sentir bien est différent. La capacité de décision est intrinsèquement liée à la confiance en son identité. Les personnes ayant un sens de soi stable sont plus décisives. En entreprise, prendre des décisions, même imparfaites, est souvent plus bénéfique que de chercher indéfiniment la décision parfaite. Chaque décision est une expérience qui permet d'interagir avec le monde et d'apprendre.
Ce qui freine la prise de décision, c'est la menace de l'identité. Si l'on a une identité liée au besoin d'avoir raison, la peur de se tromper devient paralysante. Au contraire, une identité solide, basée sur la valeur intrinsèque de soi, libère de la peur et rend plus décisif. Il y a alors moins de décisions par peur et plus de choix délibérés. L'idée est d'avoir de fortes convictions, même si l'on se trompe, car cela permet d'apprendre plus rapidement que d'avoir de faibles convictions et d'avoir raison. La conviction et l'ouverture d'esprit ne sont pas opposées ; on peut être très convaincu et très ouvert. C'est cette combinaison, découlant d'une confiance en son identité, qui mène aux meilleures décisions. La peur diminue lorsque l'on est prêt à avoir tort sans que cela remette en cause qui l'on est.