
AES Nashville Day Two: Incredible Mixes, Inspiring Conversations and a Packed Show Floor
Audio Summary
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La vidéo débute à l'AES (Audio Engineering Society) à Nashville, décrite comme un événement merveilleux et bondé, essentiel pour l'industrie. Graham, également connu sous le nom de Vince Gill, s'entretient avec l'animateur. L'enthousiasme est palpable, avec quatre fois plus de participants qu'à Long Beach. L'édition de Nashville est un succès, et des plans d'agrandissement pour l'année suivante sont annoncés, ciblant davantage le marché de l'installation sonore live.
Concernant la technique de mixage, l'animateur révèle qu'il commence toujours par la section la plus forte d'une chanson, généralement le dernier refrain. L'objectif est de rendre cette section aussi percutante que possible, puis de travailler en remontant. Il souligne l'importance de la dynamique et de ne pas écraser le son inutilement, tout en reconnaissant la pression actuelle pour obtenir des mixages "forts", même si le terme est mal compris. Il mentionne que la "guerre du volume" s'améliore, mais qu'il faut rester compétitif.
L'animateur présente ensuite des stems d'un groupe nommé Ghost, un groupe de metal influencé par ABBA et la pop. Il explique qu'avec Ghost, l'accent est mis sur les médiums et l'impact, les guitares n'étant pas accordées très bas comme dans le metal traditionnel. Une particularité de Ghost est l'utilisation massive de chœurs, parfois jusqu'à 64 pistes. L'enjeu est de les mixer de manière audible sans que le son devienne trop pop. Il établit un parallèle avec Def Leppard, qui se considérait en compétition avec Janet Jackson plutôt qu'avec d'autres groupes de rock, une philosophie qu'il semble partager avec le groupe Ghost, dans le sens où il n'y a pas de raison pour que le rock ne puisse pas avoir des chansons radiophoniques. Il évoque Avenged Sevenfold comme exemple de groupe ayant atteint le succès commercial et pouvant ensuite faire ce qu'il veut.
Le son de guitare est un point fort des mixages de l'animateur. Il utilise moins de gain qu'on ne pourrait le penser et accorde une attention particulière aux hautes fréquences, coupant pratiquement tout au-dessus de 8 kHz pour éviter d'interférer avec les cymbales. Il n'hésite pas à égaliser lourdement, coupant souvent à 4 kHz, en tenant compte de ce que font les autres instruments. Pour les guitares criardes dans le dernier refrain, il utilise parfois des outils comme Soothe ou un égaliseur dynamique pour cibler les fréquences problématiques. Il mixe également avec un limiteur, mais avec une limitation minime (1 à 1,5 dB), car le volume est construit progressivement grâce à des compresseurs et égaliseurs analogiques. Il précise qu'il envoie deux versions au mastering : une version poussée pour le groupe et une autre pour le mastering. Il utilise principalement Ozone comme limiteur, mais avec très peu de gain.
Concernant les guitares de Ghost, Tobias, le guitariste, joue toutes les guitares rythmiques. Une partie importante de l'album a été enregistrée avec un Rockman de Tom Scholz, apprécié pour son apport dans les médiums et son manque de bas du spectre. L'intro des guitares utilise le Rockman à gauche et un Marshall Plexi à droite. Lorsque le groupe entre, d'autres guitares, principalement des Marshalls (JMP 800), sont ajoutées pour plus de consistance, mais sans utiliser d'amplis modernes et lourds. Malgré cela, le son est perçu comme moderne. Des guitares "cristallines" sont ajoutées dans le refrain, pouvant être composées de six pistes différentes, sonnant comme une acoustique en DI avec un chorus, sans ampli. Un clavier double cette ligne mélodique.
Le bus master de l'animateur est très spécifique, utilisant un compresseur SSL sur attaque lente et auto-release, avec un ratio de 2:1. Il utilise également le SSL Bus+, plus propre et ouvert. Avant cela, un égaliseur Better Maker booste les 60 Hz et 16 kHz pour l'air dans les aigus. Il utilisait auparavant des Pultecs stéréo, mais a maintenant opté pour la version stéréo Pultec d'Audio Scape. Ensuite, un DW Fern VT-7, un compresseur à lampes transparent, est utilisé pour obtenir du volume sans être audible. Le bus master est imprimé dans Pro Tools à environ 8,5 LUFS, avant un Burl B2 Bomber, dont le transformateur est sollicité. L'animateur ne considère pas cela comme du "mixage top-down" car il n'utilise pas beaucoup d'effets de plug-in. Il écoute constamment son Burl et ajuste en conséquence. Le premier plug-in qu'il utilise est le Metric Halo Mix Head, décrit comme un magnétophone à bande numérique. Les ajustements de plug-in sont minimes, comme un FabFilter pour retirer des bas-médiums, suivi d'un limiteur.
Il est mentionné que le nettoyage des fréquences basses est crucial pour gagner en volume et en clarté. Trop de basses fréquences inutilisables empêchent d'atteindre le volume souhaité. L'animateur vise des mixages propres, avec du punch et de la définition, et parvient généralement à mixer une chanson en un jour ou un jour et demi. Il utilise beaucoup de filtres et de sous-mixes, filtrant la guitare basse à 80 ou 100 Hz si les subs sont à 15-60 Hz, car l'espace dans le grave est limité. Dans le rock puissant, il privilégie les basses sur la grosse caisse, jugée plus contrôlée qu'une basse jouée au médiator.
La conversation se tourne ensuite vers la fabrication d'une guitare personnalisée et l'expérience en studio. Des microphones comme le Kick Mike de Lauten Audio sont présentés, conçus pour être placés à l'intérieur d'une grosse caisse, capables d'encaisser un niveau de pression acoustique élevé (145 dB SPL) et offrant un rejet ambiant exceptionnel, permettant de sculpter le son sans crainte de repisse. Ce micro s'est avéré polyvalent, utilisé avec succès sur des amplis guitare. L'Atlantis et l'Eden de Lauten Audio sont également mentionnés. L'Atlantis, un condensateur FET à diaphragme de 38 mm, est apprécié pour son gain (pads +10 dB et -10 dB) et sa polyvalence, utilisé pour des voix nasillardes, agressives ou puissantes, ainsi que pour les guitares, la basse, les claviers, etc. L'Eden, une version phare, offre trois positions de commutateur : neutre, "forward" (boost des aigus pour un son aérien) et "gentle" (son plus vintage en atténuant les aigus et les haut-médiums). La possibilité de changer de timbre à la source est un atout majeur. Le microphone 47 à lampe est mentionné comme un favori, mais l'animateur souligne que le choix du micro dépend de la voix de l'artiste et de son confort.
La discussion aborde la nature des studios, passant de grands espaces coûteux à des environnements plus décontractés et abordables. L'idée est de réduire les frais généraux et de créer un espace confortable pour la création. Nashville est présentée comme une ville où la musique est omniprésente et où les musiciens peuvent être authentiques sans la pression d'une image de rockstar. La ville a évolué d'un centre de musique country à un hub pour tous les genres musicaux, attirant des artistes internationaux.
La conversation aborde ensuite l'IA dans la musique. Alors que certains craignent son impact, d'autres y voient un outil potentiel pour faciliter la création, notamment pour les artistes indépendants. L'IA pourrait permettre de rendre la musique plus accessible, en particulier pour les musiciens dans les pays en développement. L'idée que l'IA pourrait automatiser le mastering et le mixage est évoquée, entraînant une potentielle disparition du "milieu" dans ces professions. Cependant, il est souligné que l'IA est avant tout un outil, et que la qualité dépendra de son utilisation.
La discussion se déplace vers les microphones Neumann. L'entreprise a ouvert un bureau à Nashville pour mieux servir ses clients, offrant un centre de service et une présence locale. La difficulté réside dans la recréation de microphones vintage, où les pièces détachées, les processus et les réglementations ont changé. Neumann s'efforce de reproduire fidèlement ses anciens modèles tout en s'adaptant aux nouvelles technologies et aux besoins des utilisateurs. L'intégration du numérique est un défi, mais Neumann, en tant qu'entreprise de matériel, voit un avantage dans la nécessité d'une entrée et d'une sortie physiques. L'IA est vue comme une évolution, mais l'entreprise reste axée sur la qualité de son matériel.
La conversation explore l'héritage et l'innovation, la possibilité de recréer des sons classiques ou de développer de nouvelles approches. La recherche et le développement chez Neumann visent à identifier les besoins du marché et à proposer des solutions, que ce soit par la réédition de modèles existants ou la création de nouveaux produits. L'accent est mis sur la qualité sonore, l'utilisation d'outils simples et efficaces, et la séparation des fonctions pour éviter la complexité excessive.
Enfin, des entreprises comme Sessiondesk, qui propose des bureaux modulaires et des systèmes de traitement acoustique, et Genelec, avec ses enceintes de monitoring et son système de calibration DSP, sont présentées. La durabilité est un aspect important pour Sessiondesk, utilisant des matériaux recyclés. Genelec met en avant son système SAM et son logiciel GLM pour optimiser l'acoustique des studios. L'importance de l'écoute des clients et de l'adaptation aux évolutions technologiques est soulignée tout au long de la vidéo, que ce soit pour les fabricants de microphones, de mobilier de studio ou d'enceintes.