
NAGASAKI M’A BOULEVERSÉ…ARITA M’A ÉMERVEILLÉ ! 🇯🇵 (JAPON) #68
AI Summary
Konnichiwa les amis ! Nous sommes au 68ème jour de l'aventure et la veille de mon arrivée à Imari. Hier, j'ai quitté Nagasaki, et aujourd'hui, je vais vous montrer des choses que j'ai faites hier. Je suis un peu à la bourre car un bus part dans dix minutes pour Okawa-Chi-Yama, un village réputé pour sa porcelaine. Ce trajet coûte 2,15€ aller-retour et le bus ne passe que toutes les deux heures, il est donc crucial de ne pas le manquer.
Okawa-Chi-Yama, situé à 6 km d'Imari, est un village magnifique, niché au pied des montagnes. Il est mondialement connu pour sa porcelaine, tout comme Imari et Arita. Historiquement, la porcelaine était expédiée depuis le port d'Imari, mais Arita est le lieu de production principal. La porcelaine fabriquée dans ce petit village était surtout destinée à la noblesse. J'ai été particulièrement impressionné par les toilettes du village, décorées avec de la porcelaine, et par un pont incroyable orné de mosaïques de porcelaine cassée. J'ai adoré toucher la porcelaine, sentir ses différentes textures et admirer ses couleurs, notamment le bleu profond. Le village est paisible, traversé par une rivière, avec des montagnes en toile de fond, et il est surnommé le "village des fours secrets" car il abritait les fours officiels du clan Nabeshima de 1675 à 1871. Ce clan protégeait jalousement ses techniques de fabrication, allant jusqu'à installer des gardiens autour du village.
Revenons à ma journée d'hier à Nagasaki. J'ai visité deux quartiers voisins : Dutch Slope et Glover Garden. Dutch Slope, la "descente hollandaise", est un quartier charmant avec des maisons coloniales du 19ème siècle. La balade matinale dans ses rues tranquilles, baignées d'une lumière magnifique, était particulièrement agréable, d'autant plus qu'il faisait 20 degrés en cette période proche de Noël.
Après Dutch Slope, je me suis dirigé vers Glover Garden. En chemin, j'ai découvert l'église Oura, également connue sous le nom de basilique des 26 martyrs du Japon. Construite en 1864 par des missionnaires français, c'est la plus ancienne église chrétienne encore existante au Japon. De style gothique européen, elle abrite de magnifiques vitraux importés de France. Classée trésor national japonais et site UNESCO, elle est dédiée aux 26 chrétiens exécutés en 1597. Située sur une colline, elle offre une vue imprenable sur le port et les montagnes. L'entrée coûte 1000 yens, soit moins de 5,50€.
Ensuite, j'ai exploré Glover Garden, un jardin créé par le riche marchand écossais Thomas Blake Glover. Perché sur les hauteurs de Nagasaki, il offre des vues spectaculaires sur le port et la mer. L'ancienne résidence de Glover est la plus ancienne maison coloniale du Japon, et d'autres bâtiments, comme une ancienne maison de thé, sont également à découvrir. C'est un lieu incontournable, offrant des points de vue à couper le souffle. Contrairement à Dutch Slope, Glover Garden est plus fréquenté, mais cela n'enlève rien à sa beauté.
La visite de Nagasaki ne pouvait être complète sans celle du musée de la bombe atomique. Une visite éprouvante et émouvante, confrontant à des images et des archives difficiles, comme des corps brûlés et calcinés. La réplique de la bombe, bien que de petite taille, rend compte de la dévastation qu'elle a causée. Autour du musée, on trouve l'hypocentre, symbole du point d'impact de la bombe, et le Peace Park, un grand espace dédié à la paix. J'ai également tenu à m'arrêter devant une stèle érigée en mémoire des 10 000 victimes coréennes du bombardement. On estime qu'entre 60 000 et 80 000 personnes ont péri directement lors de l'attaque. J'ai terminé ma journée en visitant un torii sectionné en deux lors du bombardement, vestige poignant de cette tragédie.
Pour le trajet retour vers Imari, j'ai opté pour l'itinéraire le moins cher, qui m'a pris 3h20 au lieu de 2h20, pour 14€ au lieu de 26€. Ce trajet m'a permis de longer la côte et d'admirer un coucher de soleil exceptionnel. Arrivé à Imari à la nuit tombée, j'ai dîné dans une petite cantine, un p'tit izakaya tenu par un couple âgé et adorable, où j'ai dégusté un délicieux Katsudon. Malheureusement, cette adresse est fermée aujourd'hui.
Ce matin, je suis arrivé à Arita, la gare où j'étais passé hier soir. J'ai loué un vélo pour 500 yens (environ 2,70€) afin de découvrir le sanctuaire Tozan Jinja, atypique car il intègre des éléments en porcelaine, notamment le tori d'entrée et des lanternes. La balade à vélo à travers Arita et ses environs est très agréable, offrant de jolis paysages de montagnes et de maisons japonaises traditionnelles. Arita est historiquement le berceau de la porcelaine japonaise, grâce à la découverte de gisements de kaolin.
Le trajet en train d'Imari à Arita a duré 24 minutes pour 550 yens (3€). L'histoire de la porcelaine japonaise est fascinante : le monopole chinois a duré des siècles avant qu'au 16ème siècle, des artisans potiers coréens capturés lors de guerres ne soient ramenés au Japon, notamment dans la région d'Arita, pour développer cet art. Initialement produite pour la cour impériale et les clans, la porcelaine japonaise a ensuite gagné en renommée internationale, exportée via le port d'Imari.
J'ai terminé ma journée au musée de la céramique de Kyushu, une visite gratuite et absolument fascinante. Ce musée retrace l'histoire de la porcelaine, avec une mise en valeur spectaculaire des objets grâce à des éclairages interactifs. J'ai particulièrement apprécié la section sur le processus de fabrication, de la poterie à la cuisson finale.
De retour à mon hôtel à Imari, j'ai profité de l'onsen de l'hôtel, un moment zen et reposant, surtout lors de la pluie fine tombant sur le bain extérieur. La journée s'est conclue avec un dîner de Tonkatsu, un plat classique et savoureux. Je tiens à remercier chaleureusement les tipeurs pour leur soutien. N'hésitez pas à vous abonner, commenter et partager la chaîne si vous appréciez mes vidéos. Le Japon, c'est aussi la découverte de régions secrètes et intimistes comme celles que j'ai explorées, loin des sentiers battus. J'espère vous avoir donné envie d'en apprendre davantage sur l'histoire de la porcelaine, dont les premières productions japonaises datent de 1610, soit un siècle avant celles en Europe. C'est un équilibre subtil entre l'animation des grandes villes et le calme de ces villages, un mélange qui fait la richesse du Japon.
Je vous souhaite une excellente soirée et vous donne rendez-vous demain pour une nouvelle journée au Japon. Ciao !