
Et si Dragon Ball brisait la malédiction Mirapolis ?
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Emmanuel Macron a récemment annoncé un projet de trois nouveaux parcs d'attraction sur le thème des mangas, financés par l'Arabie Saoudite à hauteur de 6 milliards d'euros, avec Dragon Ball en Île-de-France. Ce projet géant à Cergy-Pontoise remplacera Mirapolis, un parc abandonné depuis les années 90.
Mirapolis, né en 1985 à Cergy-Pontoise, une ville nouvelle, était un parc de 35 hectares avec 17 hectares de parking, conçu pour accueillir 30 000 visiteurs par jour. Financé par des investisseurs publics et privés, dont l'homme d'affaires saoudien Gaith Pharaon et le Club Med, le coût s'élevait à 400 millions d'euros.
Le chantier, débuté en juillet 1985, fut émaillé d'incidents, comme un pipeline percé et des conduites de gaz endommagées. Malgré ces difficultés, le parc ouvrit le 20 mai 1987, inauguré par Jacques Chirac. Le lendemain, 200 forains de la Foire du Trône, menés par Marcel Campion, attaquèrent le parc pour dénoncer une concurrence déloyale, causant d'importants dégâts et un préjudice commercial estimé à 1 million de francs.
La première saison fut catastrophique, marquée par un lancement raté, des attractions défectueuses et 44 jours de pluie sur deux mois. Seulement 600 000 visiteurs furent accueillis, loin des 2 millions espérés, entraînant un déficit de 20 millions de francs. Le Club Med prit alors la direction, investissant 100 millions de francs supplémentaires pour améliorer les attractions, ajouter des toits et engager Carlos et Johnny Hallyday pour la promotion.
Malgré ces efforts, le parc resta vide. Le thème des mythes et légendes français manquait d'attrait, le modèle économique était inadapté avec une ouverture limitée de mai à octobre, et l'accessibilité était difficile. Après deux saisons désastreuses, Mirapolis changea de direction et d'investisseurs à plusieurs reprises. Un groupement de forains dirigé par Marcel Campion reprit la gestion, transformant le parc en fête foraine, mais sans succès.
En 1989, la fréquentation chuta à 600 000 visiteurs, et le parc déposa le bilan le 22 janvier 1990, endetté de 330 millions de francs. Il rouvrit brièvement sous une nouvelle propriété en 1990 et 1991, avant de fermer définitivement. Mirapolis fut démant