
MIXING Mike Mangini DRUMS
AI Summary
Dan Malsh présente le mixage de la batterie pour la chanson "Mother Martyr" du groupe Monolith. Il commence par la grosse caisse, expliquant que les fichiers lui ont été envoyés. Il utilise un micro intérieur et un échantillon de grosse caisse fourni par le batteur, Mike. Il a appliqué un *gate* ("silencer" de Black Salt Audio) pour réduire le *bleed* (saignement des micros) du kit live. Il a ensuite ajouté un de ses propres échantillons, un *sub kick*, filtrant tout au-dessus de 70 Hz pour ne garder que les basses fréquences, afin de donner plus de corps à la grosse caisse. Il a également ajouté deux autres échantillons très "clicky" pour l'attaque, mais leur "clic" disparaît dans le mixage.
Il souligne que la grosse caisse live est plus forte que les échantillons, avec un *bleed* audible, indiquant qu'il ne remplace pas entièrement la batterie, mais ajoute de l'épaisseur dans les graves. Le *sub kick*, bien que très grave, est davantage ressenti qu'entendu, surtout avec de gros haut-parleurs.
Toutes les pistes de grosse caisse sont acheminées vers un *bus* mono de grosse caisse. Sur ce *bus*, il utilise un égaliseur SSL. Il réduit le gain d'entrée de 5,4 dB et filtre les très basses fréquences (environ 30 Hz) pour éviter un excès de *sub-fréquences*. Il coupe également -1,6 dB à 440 Hz avec un Q large, préférant les Q larges sur les SSL pour leur sonorité, réservant les égaliseurs chirurgicaux pour des corrections plus précises. Il booste ensuite de 4 dB à 77 Hz pour renforcer les basses, puis retire un peu de *sub-fréquences* et de hautes fréquences (environ 10 kHz).
Un limiteur est appliqué sur le *bus* de grosse caisse, avec une réduction de gain importante, et un *trim* de -1 dB pour éviter tout dépassement. De là, le signal de grosse caisse est envoyé vers un *bus* de "drum crush" (compression parallèle). Sur ce *bus*, il utilise une tranche de console SSL et un compresseur de type 1176 (le "Blitzer" de SSL) avec des réglages très rapides. La compression parallèle est très présente dans le mixage de cette chanson, bien que d'habitude il la mixe plus bas.
Passant à la caisse claire, il commence par le micro supérieur de Mike (SN1). Il utilise également le "silencer" pour gérer le *bleed* et le *gate*, en faisant attention à la dynamique de jeu de Mike. Il laisse sciemment une partie du *bleed* pour ne pas tuer totalement la caisse claire. Ensuite, il applique un égaliseur SSL 4K (de Plugin Alliance), boostant de 4,2 dB à 104 Hz pour épaissir la caisse claire, qu'il trouvait un peu fine.
La deuxième piste de caisse claire est un autre enregistrement de Mike, plus épais. Il applique les mêmes traitements (silencer, EQ) sur cette piste, même s'il ne fait rien de spécifique avec l'égaliseur, par habitude et pour éviter d'éventuels problèmes de latence entre les plugins. Il utilise le *gate* sur cet échantillon pour réduire le "ring" (résonance) et la brillance.
Toutes les pistes de caisse claire sont envoyées vers un *bus* mono de caisse claire. Il réduit le gain d'entrée de 4,2 dB, booste de 2,3 dB à 5,5 kHz et de 2,6 dB à 2,27 kHz (avec un Q large). Il ajoute ensuite 3,5 dB à 200 Hz, une fréquence qu'il aime pour l'épaisseur "AC/DC" de la caisse claire. Il utilise également un *clipper* Joey Sturgis et beaucoup de limitation, ce qui est inhabituel pour lui sur une caisse claire, mais qui fonctionnait bien pour cette chanson. Il a même poussé le niveau de la caisse claire au-dessus de zéro à la fin du mixage, brisant ses propres règles pour faire ressortir la caisse claire dans le dernier refrain.
Concernant les effets, la caisse claire est également envoyée vers le *bus* de "drum crush", contribuant à la longueur du son. Pour la réverbération, il utilise un Lexicon 480L (fat plate), qu'il adore, et un Wild Spaces, plus épais et court. Toutes les réverbérations alimentent un *return* de caisse claire avec une tranche de console SSL 4K. Il ajoute 200 Hz à la réverbération elle-même, confirmant son intention d'épaissir la caisse claire.
Une autre piste de caisse claire, une "side snare" accordée très haut, n'intervient que sur certains roulements, notamment dans le pont. Il essaie de réduire le *bleed* sur cette piste, tout en reconnaissant que parfois un peu de *bleed* ajoute de l'énergie. Il utilise un *side stick* (joué sur le cercle de la caisse claire), où il réduit les basses et les hautes fréquences, laissant beaucoup de *bleed* car il est difficile de *gater* ce son.
Pour les toms, il n'utilise aucun échantillon, car Mike les accorde très bien. Il applique le "silencer" sur chaque tom pour atténuer le *bleed* des cymbales qui suivent souvent les coups de tom. Il sacrifie un peu de hautes fréquences sur les toms pour réduire ce *bleed*, filtrant à partir de 7 kHz avec une pente raide de 12 dB/octave. Il utilise également un *fade* rapide pour atténuer les cymbales.
Mike étant très précis sur le panoramique de ses toms, Dan a conservé les pistes stéréo et les a panoramisées durement à gauche et à droite pour respecter ses préférences.
Tous les toms sont acheminés vers un *bus* stéréo de toms. Sur ce *bus*, il utilise une tranche de console 4K. Il réduit l'entrée, booste un peu les hautes fréquences (1,4 dB à 3 kHz), et coupe beaucoup entre 400 et 500 Hz (avec un Q moyen) pour nettoyer le son. Il applique environ 6 dB de compression, puis filtre les hautes fréquences (près de 10 kHz) et nettoie les bas-médiums (50 Hz), qu'il jugeait trop présents dans le mixage. Les toms sont également envoyés au *bus* de "drum crush".
Pour les *overheads* et les *charlestons*, il n'a rien fait au niveau des pistes individuelles. Sur le *bus* des *overheads*, il a ajouté des hautes fréquences (2 dB à 12 kHz), coupé -2,3 dB à 640 Hz et ajouté 200 Hz pour rechercher de l'épaisseur dans la batterie. Mike ayant des *charlestons* à gauche et à droite, les micros sont laissés "grands ouverts". Il a augmenté le niveau du *charleston* lorsque Mike le frappait seul.
Il mentionne d'autres cymbales, comme une "trashy" panoramisée à gauche, traitée comme un *overhead*. Il remarque que les *buses* d'overheads/cymbales ont également des dépassements, mais il ne s'en soucie que s'il les entend.
Enfin, il explique qu'il n'utilise pas un seul *bus* de batterie stéréo, mais plusieurs *buses* individuels.